OGM : fluorescent comme l’agneau qui vient de naitre , ou beaucoup de bêlements pour rien

Le mot OGM provoque en permanence des réactions qu’on peut qualifier d’irrationnelles. En France, le débat sur ces OGM a été confisqué par les contre et les pour sans permettre à chaque citoyen de se faire une idée de ce que ces produits représentent, aussi bien en termes d’avantages que de risques. L’histoire de l’agnelle avec un gène de méduse en est une parfaite illustration.

 

On apprend donc ce 23 juin 2015 dans un article du Parisien avec toute la sobriété habituelle qui sied à ce journal, qu’une agnelle née à l’INRA d’une mère dont on a modifié le patrimoine génétique, a été vendue à un abattoir et a été achetée et consommée par un particulier.

 

Qu’avait-on donc fait à la mère ? On avait inséré parmi ses milliers de gènes celui d’une protéine qui génère une fluorescence de couleur verte, la GFP.

 

Cette protéine marque les cellules et permet de les suivre.

Par exemple, si on travaille sur la réparation de l’infarctus du myocarde, on va rendre des cellules souches fluorescentes, les injecter à l’animal et les suivre pour voir où elles vont se localiser, sur le cœur lésé ou ailleurs.

 

Cette protéine de méduse est une protéine naturelle et sans effet autre sur l’organisme.

 

S’il est indéniable qu’une erreur, voire même une faute a été commise, il est important de dire que la consommation de cette viande n’a aucun impact sanitaire. D’autant moins qu’une protéine se dégrade à 56 degrés et que la cuisson du mouton se fait à des températures nettement plus élevées !

 

Il est donc peu probable que les personnes ayant consommé cette viande voient apparaitre huit tentacules et deviennent lumineux la nuit !

 

D’une façon plus globale, les études menées sur les produits OGM dans le domaine de la consommation humaine n’ont pas montré de risques particuliers, autant en termes d’allergies que de toxicité.

Certaines analyses très poussées, sur des centaines de paramètres très poussés n’ont montré aucune différence significative entre la composition chimique de l’organisme « sauvage » et celle de l’aliment OGM.

 

L’impact environnemental, économique, écologique et sociétal des OGM est une question fondamentale avec encore beaucoup d’inconnues et sûrement des conséquences non négligeables.

 

Mais se servir de l’argument sanitaire pour décider unilatéralement que la discussion n’a même pas lieu d’être n’est pas la meilleure preuve d’un respect de l’information à laquelle nous avons tous le droit.

 

La démocratie sanitaire, en quelque sorte.

 

NOTE :

 

Pour les personnes qui souhaitent m’adresser des commentaires insultants ou m’accusant de liens avec Monsanto ou d’autres, je vous propose de lire ce qu’a écrit en décembre 2011 un garçon d’une nonnette intellectuelle indiscutable, le brillant Christian Velot.

Tout le mal qu’il faut penser de moi y est dit.

Donc faites un copier-coller, ça fait gagner du temps.

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