L’histoire édifiante de Monsieur S, puni par un service d’urgences pour quelques secondes d’égarement.

Il est toujours très délicat de raconter une histoire médicale à problèmes quand on n’a pas été soi-même témoin ou impliqué. La version du patient et celle du médecin peuvent être différentes, sans pour autant préjuger du camp qui a raison.
Je vais néanmoins, et prudemment, vous narrer une affaire qui laisse supposer qu’au-delà des réelles difficultés rencontrées par les services d’urgence, il y a chez certains médecins des comportements qui conduisent à se poser des questions sur leur fonctionnement psychologique.

Monsieur S est un cinquantenaire qui, depuis plusieurs jours ne va pas bien. Il a de la fièvre, sa température monte parfois jusqu’à 39°8, avec sueurs profuses et frissons. Dès qu’il prend du paracétamol, la température descend mais il n’est jamais vraiment apyrétique.

Pas de signes urinaires, digestifs ou respiratoires flagrants selon son médecin. Ce dernier prescrit des examens biologiques : la numération montre un taux de neutrophiles très élevé et une C-reactive protéine, CRP à 215, la normale étant inférieure à 1.

Le médecin de famille fait un courrier pour les urgences d’un hôpital universitaire de la proche banlieue Ouest de paris et met en route un traitement antibiotique probabilistique par amoxicilline-acide clavulanique.

Monsieur S. arrive donc au service des urgences de cet établissement de l’APHP. Il attend quelques heures avant d’être examiné, ce qui est la règle. Jusque là rien de surprenant.

Il est toujours fiévreux, près de 39°. Examen clinique et radios pulmonaires font porter le diagnostic de pneumopathie’septique’ d’origine vraisemblablement bactérienne.

Le médecin propose donc l’hospitalisation. Monsieur S. est originaire d’un pays de l’Est qu’il a quitté il y a très longtemps et dont les hôpitaux n’avaient pas une belle réputation.
Fébrile, anxieux il reconnait avoir eu une bouffée d’angoisse, peur de se retrouver dans une salle commune à vingt lits. Il refuse donc l’hospitalisation. Derechef, le médecin lui fait signer un document de sortie contre avis médical.

Cela fait cinq minutes qu’il a signé et son épouse m’appelle, folle d’inquiétude. Elle me passe son mari à qui j’explique que son état risque d’être difficile à surveiller à la maison, étant donné son extrême fatigue, la température qui est à quasiment 40° et une épouse morte de peur.

Il retourne immédiatement dans le service, présente ses excuses au personnel et dit qu’il souhaite être donc hospitalisé.

A partir de ce stade, ce que je rapporte c’est ce que m’ont dit le patient et son épouse.

La réponse est nette et précise : ‘ Vous avez refusé l’hospitalisation, retournez donc en salle d’attente et on vous verra quand ce sera votre tour’. Sa femme intervient et on la prie de sortir d’une zone à accès réservé.

On le punit donc pour avoir désobéi, sans tenir compte de son état de santé et de son angoisse.

Il y a au moins dix personnes avant lui et il se sent très faible. A un infirmier qui passe l’épouse dit que son mari est chancelant, qu’il est épuisé et qu’il va s’écrouler ‘ Et bien s’il s’écroule on le relèvera’ lui aurait répondu ce professionnel de santé.

Elle me rappelle. Je téléphone à l’hôpital, demande les urgences et le médecin sénior auquel je me présente en tant que confrère.
Là encore, il n’y aura pas de temps perdu puisqu’en moins de trente secondes le ‘cher confrère’ me dit qu’il le verrait quand il aura fini de voir les autres patients.
Quatre-vingt dix minutes plus tard, Monsieur S. attend toujours et n’en peut plus. Il veut rentrer chez lui.

Entre temps j’ai appelé un de mes référents qui me confirme qu’il ne faut pas qu’il rentre chez lui dans cet état, étant donné le syndrome infectieux et inflammatoire dont atteste le taux de CRP.

Je ne vais pas m’appesantir sur la méthode mais une heure plus tard, Monsieur S. arrivera dans une ambulance au service d’urgences de l’hôpital européen Georges Pompidou, l’HEGP, où une équipe compétente et courtoise le prendra rapidement en charge et fera une série d’examens biologiques et d’imagerie qui confirmera entre autres la pneumopathie hautement fébrile et une décompensation cardiaque modérée. Une embolie pulmonaire sera rapidement éliminée.

Le patient est actuellement dans un service de pneumologie, sous oxygène, perfusé et reposé.

Bien évidemment son épouse va saisir la direction du premier CHU pour avoir des éclaircissements sur cette affaire.

Peut-être y a-t-il eu des difficultés de compréhension, un malentendu. Visiblement le diagnostic porté en première intention est le bon.

Mais c’est la suite qui pose problème : la ‘punition ‘ est incontestable. Ce patient fébrile et fatigué a bel et bien été renvoyé prendre son tour alors que son cas aurait pu être géré rapidement et autrement.
Le personnel médical et paramédical s’est visiblement comporté de façon étonnante vu la fatigue de cet homme.
Le médecin avec lequel j’ai parlé a fait preuve d’une attitude absolument exécrable et il avait pris son service un peu plus de trois heures avant mon appel, on n’en était pas à la douzième heure.

La suite des événements et l’excellent travail fait par les urgentistes de l’HEGP ont montré que le cas de Monsieur S. était sérieux.

Je ne remercierai jamais assez mon référent qui a permis qu’on puisse vite mettre cet homme à l’abri.

Je conçois parfaitement que la vie des personnes travaillant dans ces services d’urgence soit difficile. Manque de moyens, manque de personnel, patients agressifs, manque de collaboration des services d’aval qui trainent des pieds pour recevoir les malades.

Mais je ne conçois pas qu’on puisse à ce point manquer d’humanité pour infliger à un patient ayant une pneumopathie fébrile et un tableau clinique et biologique sévères une punition sous la forme d’un délai d’attente de plusieurs heures pour avoir eu cinq minutes d’égarement.

Je ne trouve qu’un mot pour cela : lamentable.

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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21 réponses à L’histoire édifiante de Monsieur S, puni par un service d’urgences pour quelques secondes d’égarement.

  1. GOLDBERG dit :

    Bonjour Docteur
    Comment savoir si vous m’avez répondu, d’autant que je ne sais même plus dans quelle catégorie je vous ais écrit?
    Cordialement
    L.GOLDBERG

  2. Anonyme ( sur ma proposition) dit :

    Cher confrère, merci je vous approuve pleinement.

    Vous avez raison : il se pose un vrai problème au plan éthique, et ce n’est pas la première fois que je constate que certains de nos confrères ont des troubles du comportement.

    Certes nous savons bien ce qui se dit nos cabinets, cependant j’ai été outré par la mésaventure de ma fille, survenue sensiblement voici 3 semaines, alors que sa mère (ide de samu) et moi même étions à 600km plus au sud.

    En rendant à son travail, elle a glissé et tombé sur le dos dans un escalier ciré, depuis la première marche jusque la dernière en bas. En dépit des douleurs intenses de partout, elle a tout de même pris son service.

    La voyant gémir à chaque mouvement, ses chefs l’ont enjoint de se rendre aux urgences, dans la voiture du boss avec son chauffeur. Au bout de 3 heures d’attente sur une chaise, après un cliché rachidien qui ne montrait rien, elle a réclamé un antalgique plus puissant que le gramme de paracétamol qu’elle avait pris à son arrivée.

    Elle a encore attendu 3 heures pour être reçue par le médecin. Peu (pas) d’examen clinique, il s’est contenté de lui pratiquer des manips vertébrales pour lui faire « craquer » le dos… Puis elle fût jetée dehors sans traitement médicamenteux, sans arrêt de travail, ni certificat médical initial pour cet accident de service.

    15 jours plus tard, souffrant toujours beaucoup et souhaitant que je
    l’examine, je lui trouve d’emblée un point douloureux exquis sur la 10ème côte à droite ; l’imagerie faite dans l’heure suivante a confirmé une fracture banale de la 10è au niveau de l’arc externe.

    Ce n’est pas une faute médicale, car suivant l’incidence, on peut ne pas voir une fracture de côte, mais tout de même : un examen clinique convenable aurait été bien plus indiqué qu’un craking rachidien, et surtout il aurait été bien inspiré de lui poser un strapping sus et sous jacent des côtes non fracturées ( environ 10 minutes pour le faire), au lieu de se risquer à lui pratiquer une technique d’ostéopathie, et de la renvoyer dans un état pire qu’à son arrivée !

    Ces comportements professionnels sont inacceptables, et procèdent de la psychiatrie.
    Merci de ne pas publier cet email. Cordialement, C.L.

  3. Benyungsoo dit :

    Bonjour,

    Étant médecin urgentiste, je ne suis guère étonné de la tournure des évènements pour ce patient.
    Il a (selon le peu de données disponibles) présenté au moins une Pneumopathie Franche Lobaire Aiguë probablement à pneumocoque (au vu du tableau clinique). Il manque des données pour pouvoir interpréter les critères d’hospitalisation. Il en a toutefois probablement des critères (à voir avec le SCORE de FINE et/ou le score de CURB et l’impression clinique).
    Mais ce que je déteste par dessus tout ce sont les sentiments, et là les sentiments et les ressentis du patient et du médecin ont probablement pris le pas sur le jugement.
    Un médecin qui en a raz la casquette d’avoir des patients qui sortent contre-avis médical et un patient qui se laisse dominer par ses peurs.
    Cela pose des questions sur le sens des responsabilités du côté du patient et du côté des médecins.
    Le comportement fast food où on consomme la médecine est aussi détestable que le côté « je punie le patient d’être sortie contre avis médical ».
    L’Homme n’est décidément pas un être raisonnable, ni nécessairement humain justement.
    Ceci dit, j’en reviens à la seule chose qui m’intéresse, quel préjudice et quelle faute?

    Là où certainement il y a faute pour le médecin, est qu’il aurait dû en informer directement un proche si cela est possible, s’il est convaincu que le patient doit rester en hospitalisation, et dans tous les cas ne pas laisser le patient partir seul sans consigne de retour possible à tout moment. (Est-ce que cela a été fait?) Dans tous les cas le médecin doit rechercher la cause du refus du patient d’être hospitalisé pour le convaincre et si possible avec l’aide d’un proche, quitte à y passer un temps infini aux préjudices de la prise en charge d’autres patients. Car pendant le temps où l’on s’occupe du patient sortant contre-avis médical, les autres patients et proches nous font remarquer à juste titre le retard tout aussi inacceptable de leur prise en charge.
    Là où certainement il y a faute pour la structure des urgences, c’est que pour un homme qui a 40 de température, la règle est pas d’attente du tout et une prise de constantes vitales immédiates dès l’arrivée aux urgences puis une évaluation médicale tout aussi rapide selon ces constantes.
    En conclusion, je ne peux que conseiller au patient d’écrire au directeur de l’hôpital pour se plaindre, il existe une commission de conciliation avec les « usagers », ou de passer par les voies juridiques s’il n’est pas satisfait.
    Je dis bien si le médecin a fait une faute qu’il soit puni en conséquence selon la loi, et pas par la vox populi.

    • docteurjd dit :

      Je n’ai pas parlé de faute médicale. Ce que je condamne c’est de lui avoir imposé une nouvelle attente partie pour durer longtemps alors qu’on connait son état .
      Je parle d’humanité, pas de technique.
      Précision ce n’est pas une lobaire franche aigue

      • Benyungsoo dit :

        C’est ce que j’appelle le comportement de court de récréation. « T’as pas voulu resté, bah t’attends ».
        Il n’y a probablement pas de faute médicale en soi, mais bien une faute professionnelle et déontologique, en plus d’un manque d’éducation.
        « T’as cassé mon jouet, t’es plus mon copain » comment dire… Que faire face à ça?
        Je ne sais pas.

      • Rch dit :

        Médecin urgentiste, il y a 10 jours, un collègue en train de placer une sous clavière pour un patient en choc septique, vers 3 heures du matin, pendant qu’un autre patient en ivresse pathologique et en train de pisser dans le couloir – couloir embolisé par des brancards- en hurlant occupait une partie du personnel est interpellé par un AS (pas d’IAO dans ce service) pour un retour après sortie contre avis médical.
        Conduite à tenir?
        Je vous ai fait un mail dans la passé pour vous dire ma sympathie, mais là….

        • docteurjd dit :

          Pardonnez moi mais mon ami n’était pas ivre, présentait une vraie pathologie et c’est la façon de le renvoyer en salle d’attente sans considerer cela qui est choquant . Pour votre information sa saturation etait à 85 quand il est arrivé à l’HEGP.
          Quitte à vous décevoir encore je maintiens ce que j’ai dit

          • rch dit :

            précision :dans le couloir il s’agissait d’un autre patient.
            Le retour était en salle d’attente.
            Bien sur qu’il faut s’occuper de lui très rapidement !!
            Mais je crois qu’à la 18eme heure de garde sans avoir diné, et dans les conditions décrites, on peut se poser la question de la CAT pragmatique immédiate. Difficile de répondre avec un sourire à ce moment précis.
            Par ailleurs l’intoxication éthylique aigue EST une « vraie » pathologie ! surtout quand il s’agit d’une ivresse pathologique + agressivité avec d’autre patients.
            Dans tous les cas  » je maintiens  » que ce que vous faites est bien. Même (surtout??) quand ça donne lieu à débat. 🙂

          • docteurjd dit :

            Merci pour ce fair play. Précision: l’équipe avait pris son service depuis une heure, médecin inclus

  4. C’est normal d’avoir des  » caprices » quand on est malade et le médecin devrait être au-dessus de ça.
    au fait, on ne déclame plus le serment d’Hippocrate à voix haute! Ca serait bon de s’en souvenir pour certains.

    • jalla32 dit :

      Je ne dis pas que c’est anormal mais je trouve qu’il y a bien d’autres sujets d’indignation en médecine que cette malheureuse histoire. Par ex le taux d’occupation aux urgences en ile de France certains soirs de ces dernières semaines… où l’on compte les brancards, les chaises dans les couloirs et l’on dispose d’un seul lit d’aval sur 3 nécessités d’hospitalisation. Alors, les oui, non peut etre avec prise en charge VIP parce que monsieur connait des gens hauts placés, j’arrive pas à vraiment les plaindre. J’ai plus tendance à plaindre ceux qui restent toute la nuit sur un brancard dans un couloir en plein courant d’air. Mais pour ceux la, jamais de brève de blog. C’est ca aussi Hippocrate, savoir hierarchiser un peu les petits et grands malheurs de l’humanité…

      • docteurjd dit :

        Je me demande si vous ne travailllez pas là où a aterri mon ami. Vous êtes parfaitement en harmonie avec eux. Je plains les gens qui pourraient avoir àffaire à vous dans un moment de détresse. Tout par le petit bout de la lorgnette et incapable de vous extraire du schéma classique’ c’est pas ma faute c’est les conditions de travail’. Et oser parler de ‘caprice’ pour qualifier l’angoisse d’un homme malade et perdu montre bien de quelle humanité vous devez faire preuve.

  5. Gaschet dit :

    Bonjour,

    En effet, un seul adjectif: « lamentable ».
    Tous les services ne dysfonctionnent pas ainsi, et vous savez, mieux que moi les conditions difficiles de tentative d’exercice de ces métiers, c’est pourquoi, il est vivement recommandé à l’ensemble des « techniciens médicaux », à qui il manque le gène de la « psychologie » et de « l’humanisme » de cesser immédiatement leurs activités pour aller élever des chèvres à Rouperroux le coquet…
    Bon rétablissement à Monsieur et sérénité à son épouse.
    JPGASCHET

  6. Jalla32 dit :

    C’est assez indigne de traiter de connerie un point de vue différent du votre et prouve qu’un point sensible a été touché, cela doit sans doute vous changer des éloges habituelles des fans de votre blog (qui ont par ailleurs raison, tant vos analyses sont souvent pertinentes).
    J’avais mal compris le tempo du limogeage (avouez que ca pouvait prêter à confusion). Je n’avais pas non plus pour objectif d’étaler mes maigres compétences mais la faute médicale aurait été de ne pas s’occuper d’un sepsis sévère ou d’un choc septique, ce qui était peut etre le cas de votre ami, je ne sais pas, nous n’avons pas toutes les données. On ne l’a pas foutu dehors par la peau des fesses, on lui a dit de réattendre son tour, nuance, trouver un lit d’hospi, ca ne s’improvise pas toujours en 5 min….
    Faites donc un tour aux urgences de nos jours, c’est une vraie jungle, c’est malheureux mais c’est comme ca, tant que nos tetes pensantes ne mettront pas en place un autre système.
    Ce n’est pas personnel mais je maintiens que tout ce tapage me parait déraisonné.

    • docteurjd dit :

      Cher Dr House vous avez raison ! D’ailleurs les médecins qui le suivent dans le service spécialisé où il a été transféré ont dit à son épouse qu’il y resterait au moins 10 jours, donc une babiole. Et les formidables professionnels du 1er hosto qui lui ont parlé d’un risque de choc septique ont bien agi en imposant à cet homme avec une fievre à 40° de rester assis pour certainement 2 à 3 heures de plus sur une chaise.
      Comment osez vous encore justifier ce comportement? Il y en a ras le bol de devoir tolérer tous les comportements déplacés survenant aux urgences au pretexte que les conditions de travail sont difficiles. Je teouvais lamentable votre commentaire précédent, je trouve celui-ci affligeant.

  7. Jalla32 dit :

    Au risque de paraitre moins partiale, il me semble que cette histoire prend des proportions démesurées. Votre ami a fait un petit caprice mais je crois sincèrement qu’un service des urgences a autre chose à faire qu’admettre, faire signer des décharges puis réadmettre des patients capricieux…le tout au pas de charge lorsque la salle d’attente a 3H d’attente. Il s’est excusé dites vous, pourquoi, de s’être mal comporté? J’aimerais avoir la version des faits de l’équipe soignante présente, qui ne s’amuse en général pas à être méchante gratuitement. Il est vrai que quand on est l’ami de. on peut se permettre plus de choses. La preuve puisqu’en 3 coups de fil, tout était réglé pour lui. On ne dit pas si derrière lui, il n’y avait pas d’autres personnes plus mal en point dont ses tergiversations ont surement retardé la prise en charge… Le pronostic vital n’était quand meme pas engagé ! Vous ne parlez pas de sa tension…
    A noter que JDF s’en mele et un limogeage de chef de service (qui n’y est sans doute pour rien, lui !).
    Navrant.
    Et en plus, cela ne sera pas pour lui une leçon d’humilité face puisqu’il endosse à présent le statut de victime.

    • docteurjd dit :

      Comment peut-on écrire une telle connerie? Personne n’a été limogé. Cette histoire s’est passée la nuit dernière et le nouveau chef de service a été nommé il y a des semaines. Quant au cas clinique comment pouvez-vous porter un jugement sur la benignité de. L’infection.
      Je pense que plutot que de vouloir étaler vos ‘compétences’ vous devriez vous limiter à ce que vous pouvez apprécier réellement. L’adjectif ‘lamentable’ convient également à vos écrits.

  8. Pascal Charbonnel dit :

    Déjà dans le début de l’histoire, un élément me parait très surprenant :

    Il attend quelques heures avant d’être examiné, ce qui est la règle.
    Elle vient d’où cette règle ?
    Comment imaginer qu’une situation clinique de ce type ne soit pas évaluée dans un délai inférieur ?
    N’est ce pas un signe de dysfonctionnement de service qui autorise les débordements (inacceptables) de soignants désabusés ?

  9. anne66 dit :

    effectivement lamentable… ils attendaient une  » bonne » décompensation ?

    étant donné que des excuses, voire des explications (?) avaient été données ? cette attitude est lamentable

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