Cannabis et adolescents: débuter tôt pour le QI c’est un peu cuit.

L’usage du cannabis chez l’adolescent jeune pourrait compromettre son développement neuropsychologique. C’est en tous cas ce que laisse entendre une étude néo-zélandaise qui s’ajoute à d’autres travaux plus anciens et qui attire l’attention sur un phénomène courant   mais qui n’est peut-être pas à banaliser.

Les chercheurs néo-zélandais ont accompli un travail long et minutieux puisqu’ils ont suivi ce qu’on appelle une cohorte de naissance. Il s’agit de 1037 individus née en 1972 et 1973 et qui ont été ainsi suivis jusqu’à l’âge de 38 ans. Leur étude est publiée dans la revue américaine PNAS

Chaque participant a été évalué au plan neuropsychologique avant l’âge de 13 ans, en 1985 et 1986. puis en 2010-2012.

La consommation de cannabis a été évaluée à 18, 21, 26,32 et 38 ans.
Précisons à ce stade que suivre pendant 20 ans de façon prospective une cohorte est, en matière d’épidémiologie, un travail remarquable.

Les auteurs ont cherché à savoir si l’usage du cannabis sur le long terme était associé ç un déclin des fonctions cognitives. Cherché également si les troubles étaient spécifiques de certaines fonctions ou globaux
Ils ont également recherché le rôle éventuel d’un décrochage scolaire comme cause des troubles
Ils ont également enquêté auprès de tiers pour confirmer les troubles, étudié l’âge de début de la consommation ainsi que les effets à long terme après cessation de l’usage de cannabis.

Par leur méthodologie ils ont pu éviter quasiment complètement un ‘parasitage’ lié à la consommation d’autres drogues plus toxiques, le rôle du tabac, d’un excès d’alcool et l’existence de troubles schizophréniques.

L’un des résultats les plus marquants chez les utilisateurs au long cours est la diminution du quotient intellectuel, le QI. Ce test n’est pas sans reproches et sa validité fait l’objet de contestations depuis longtemps, mais en l’occurrence, la baisse est un élément retrouvé  dans diverses catégories de l’étude et peut donc être considérée comme un indicateur à défaut de preuve absolue.

UNE INDICATION PRÉCIEUSE

Les auteurs de l’étude, je l’ai dit, ont utilisé une série de garde-fou qui leur garantit une non ‘pollution’ de leur analyse.
Ils peuvent donc dire que le fait de commencer avant 18 ans à fumer du cannabis de façon régulière a un retentissement neuropsychologique plus important qu’un début à l’âge adulte. Plus intéressant, et contrairement au tabac, la cessation de l’usage ne remet pas les ‘compteurs à zéro’ et les anomalies persistent.  ces troubles cognitifs vont avoir des conséquences à long terme dans le vécu quotidien. Il risque d’y avoir une altération d’un certain nombre de processus qui permettent à l’adulte normal de se situer dans son environnement, de prendre des décisions, de répondre au stress.

Ce travail vient en confirmer d’autres qui montrent la vulnérabilité du cerveau des adolescents face au cannabis fumé tôt, de façon régulière et sur des périodes longues.

Bien qu’il ne soit pas politiquement correct, dans certains milieux, de soulever cette problématique, il est important de s’y arrêter.

L’adolescence n’est pas une période banale. C’est un moment où se font des remodelages, des transformations, voire des finitions.

Et ces périodes d’intenses ‘travaux’ où se produisent des divisions cellulaires, la mise en place de connexions, le branchement entre elles de structures nerveuses, l’enveloppement de nerfs dans des gaines protectrices de myéline.

Ces périodes sont des moments de grande vulnérabilité, de grande fragilité. La surface des cellules abrite des récepteurs, des structures qui, sollicités, vont entrainer des réactions chimiques mettant en contact les cellules nerveuses.

PLUS TÔT, PLUS DE RISQUES

Il existe des récepteurs au cannabis dans le cerveau, à divers endroits. On peut imaginer qu’une stimulation répétée et à des doses importantes puisse jouer un rôle défavorable à une période charnière du remodelage cérébral sur un organe en devenir. Des connexions aberrantes, des problèmes de communication inter-neuronales, peuvent ainsi survenir.

D’autant que les concentrations en principes actifs et en particulier en THC, tétra-hydrocannabinol.

Dans un domaine tout autre, on pense, par exemple, que les sollicitations hormonales sur le sein pendant la puberté fait le lit du cancer quelques années plus tard.

On, est, je le répète à une période-clé dans l’adolescence et quand on revient aux résultats de l’étude on constate qu’un début de consommation plus tardif n’a pas les mêmes conséquences.

D’autres études menées en Suède et  en Angleterre ont montré également des phénomènes  inquiétants chez des adolescents consommateurs précoces. Des syndromes dépressifs et, chez des sujets prédestinés, un passage à la schizophrénie en cas de consommation quotidienne élevée.

Pour autant, il faut éviter la diabolisation et les discours moralisateurs. Ne pas oublier non plus le rôle dévastateur des consommations excessives d’alcool, souvent associées d’ailleurs à la prise de cannabis. Les bières qui, il y a quelques années titraient 4 degrés d’alcool , titrent désormais plus souvent 10 degrés

Mais il n’est pas non plus interdit de souligner l’accumulation de données de recherches qui laissent à penser que débuter tôt la consommation de cannabis a un effet délétère sur le cerveau.

Informer les adolescents et leurs parents, le choix face au risque étant, ensuite, de la responsabilité de chacun.

Référence de l’étude :

Madeline H. Meier et al.
Persistent cannabis users show neuropsychological decline from childhood to midlife
PNAS 2012 ; published ahead of print August 27, 2012,doi:10.1073/pnas.1206820109

Autres travaux sur le mémé sujet :
Stanley Zammit et al.
Self reported cannabis use as a risk factor for schizophrenia in Swedish conscripts of 1969: historical cohort study
BMJ 2002;325:119

Louise Arseneault et al.
Cannabis use in adolescence and risk for adult psychosis:longitudinal prospective study
BMJ 2002;325:1212–3

Joseph M Rey and Christopher C Tennant
Cannabis and mental health
More evidence establishes clear link between use of cannabis and psychiatric illness
BMJ 2002; 325 :1183-1184

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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21 réponses à Cannabis et adolescents: débuter tôt pour le QI c’est un peu cuit.

  1. luc dit :

    une chose m’échappe : qu’un produit ait des potentialités dangereuses justifie-t-il justifie-til qu’il faille l’interdire ? Sachant que mécaniquement, en particulier pour le cannabis, le crime est le réflexe de la prohibition. Ne peut-on, comme avec un couteau, une voiture, de l’eau de javel, faire effort de prévention intelligible. Personne, et c’est malheureux si en effet le jeune âge est exposé aux troubles indiqués par l’étude – personne donc n’empêchera nos jeunes ouailles de fumer. Pour une raison très simple : fumer est la seule liberté (passible de prison) dont ils peuvent se prévaloir.
    Etant donné l’état dans lequel nous leur transmettons le monde, et les perspectives schizophrènes d’une société pourries de mensonge, je pense cher Dr. que ce problème est de la petite pisse qui distrait des vrais vices et crimes, quotidiens et pervers qui anéantissent la jeunesse

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  3. claude dit :

    2 considérations: une personnelle qui me fait dire que le cannabis n’est pas aussi dangereux qu’on veut bien le dire, et une de raison: il vaut mieux se méfier et en cela ne pas remettre en cause une étude qui parait extrêmement sérieuse;
    comme pour l’alcool, le taux de THC dans notre bon vieux pétard (des années 70 au début des années 90), marocain souvent titrait 3 ou 4%, l’afghan un peu plus mais aujourd’hui (et je suis peut-être en retard de 10 ans) on atteint 15% facilement, et ça n’a forcément pas les même conséquences,
    d’expérience j’ai constaté que ceux qui prenaient facilement gout au cannabis étaient aussi ceux qui en avait le plus besoin, pour se calmer, oublier, s’émanciper …et donc ceux qui psychologiquement ou socialement étaient les plus fragiles (comme pour d’autres drogues), et d’expérience et les fumeurs de cannabis le savent, on parle aussi de « bad trip » et chez certains on est pas loin de la crise de parano juste avec un petit pétard, penser qu’un psychotrope n’aurait aucune action à long terme sur le cerveau est forcément une erreur, mais dans quelle mesure?
    Effectivement pas d’overdose de cannabis, pas de dépendance physique marquée, mais précurseur ou déclencheur de pathologies psychotiques, syndrome amotivationnel, et associations avec d’autres psychotropes qui combinés peuvent faire de belles bombes neurologiques; on est évidement pas égaux devant les drogues, la chimie du cerveau est si compliquée qu’aujourd’hui on ne sait pas doser la sérotonine ou dire quels en sont les effets en chaîne, cette mécanique peut se gripper avec « pas grand chose » chez certains et serait indéboulonnable chez d’autres,
    Apprenons à nos enfants la méfiance face à toutes les drogues, avec un discours crédible, les dangers de la dépendance au tabac, le piège de l’alcoolisme, les écueils psychologiques du cannabis, du lsd ou des amphétamines, nier ces dangers est aussi bête qu’encenser leur usage : si on interdisait l’alcool et légalisions le cannabis on serait évidemment gagnant, mais tout usage a ses dangers.

  4. Bonjour,
    « Le QI cuit »…sourire non-crispé d’un M’s 150 (http://www.mensa.fr/)!
    « Cann-abyssus abyssum invocat »
    Je confirme _de mes retours d’expériences_ les méfaits du cannabis (en résine ou en fleurs…beuh !) constatés auprès de mes co-peints artistes !
    Leurs arguments tiennent quasi toujours d’un raisonnement hégémonique sans parade possible avérant l’herbe en clé céleste ouvrant aux égéries éthérées et aux muses inspiratrices d’une forme d’art et de voluptés accessibles seulement bien au-delà des volutes veloutées. Discuter ou tenter un débat contradictoire, tourne soit au pugilat, soit aux discours discursifs, une histoire « sans fin qui donne soif »… Le trait est encore plus marqué dès lors que l’échange s’entame avec mes ados (15 et 16 ans) : surprise (joyeuse pour le coup) alors de découvrir le sens du militantisme forcené chez des ados qui semblaient jusque-là lymphatiques et amorphes…! Pas donc de raisonnements ni de démonstrations convaincantes possibles, même quand « ça passe à la télé » ! Le seuil de tolérance mentale n’est pas en cause… la capacité de réfléchir non plus…alors…?! « Le cannabis est un mode de vie »; parmi les « pro-gandja » l’on compte des icônes du reggae, du cinéma, de l’art, de la philo….alors, comment convaincre lorsque perdre 8 points à son QI apparaît aussi dérisoire que les perdre à son permis de conduire…? Priez ? en pleurant dans la fumée de quel encens…?

  5. tardieu cédric dit :

    @ lorigane
    j’ai effectivement 36 ans mais j’ai commencé à 13 ans. je suis un ancien toxicomane, j’ai tout pris dans ma vie, mais je ne me suis jamais piqué. J’ai beaucoup de connaissances qui étaient dans le même cas que moi mais qui s’en sont très bien sorti comme moi, j’ai un travail, je vis bien. Mais tout mettre sur le dos du cannabis n’est pas bon. J’ai pris lecture de vos problèmes avec votre fille et comme je dis c’est facile de trouver un coupable au lieu de se remettre en cause. peut-être que votre fille a eu l’impossibilité de se construire par manque de vous car elle n’a eu que l’exemple de sa mère. Et chaque enfant a besoin de ces deux parents pour être équilibré. Le miens je l’ai perdu jeune, j’ai plongé dans la drogue croyant trouver un paradis artificiel, mais mes ennuis et soucis étaient toujours là, mais je m’en suis sorti. la bipolarité est dans l’être humain, chacun est bipolaire à son niveau. Un jour ça va, l’autre non. C’est des dires de psy. Si les gens se droguent, boivent, fument ou autre c’est pour combler un manque et non pas pour se dédouaner de quelque chose. Mon expérience m’en a appris beaucoup plus sur la vie que tous ces discours ou ces gens qui parlent pour ne rien dire. vous me parlez d’overdose d’alcool pour votre ami, en gros un coma éthylique profond, mais avez vous déjà vu une personne faire une overdose avec des pétards? L’alcool, le tabac, les médicaments, la cigarette, tue beaucoup plus que l’herbe, c’est naturel au moins. dans l’idée ou un jour je voudrais un enfant, je préfèrerais qu’il fume avec moi qu’il aille fumer en cachètte que dans mon dos, mais jamais je ne l’interdirais car interdire une chose à un enfant c’est le pousser à transgresser cet interdit. je ne suis pas d’accord avec vous. j’ai un ami schyzophrène depuis son enfance, et comme dans votre cas il a manqué de l’amour de son père et n’a jamais pu se construire et depuis il s’invente une vie, il a des fois des petites voies qui lui parlent, et il est sous traitement de dépacote. Je suis désolé, je compatis mais le cannabis n’est pas la clé, ni la faute au soucis qu’à votre fille.

    • giannetto dit :

      Vous vous en êtes bien sorti…. combien d’annee Perdu ? Excusez vous moi au départ c’est pas forcément pour combler un vide c’est faux , des excuses , comme on en trouve toujours pour recommencer quand on tente l’arret, cette merde dévore mon fils , la rendu dépressif, parano, des pertent de mémoire des cauchemars, il était un enfants aimé et adoré , les seuls cons sur son chemin on été l’éducation national, ça me gonfle sérieusement des propos minimalistes sur cette merde, que notre société ne fait rien contre. Tant de colère je suis en dépression depuis que lui est dans cet état…. super vive le cannabis il est entrain de cacher sa jeunesse, il à arrêter ses études, traînent avec les gens aussi bas que lui. A 22 ans rien, sa copine la quitter, dès petit boulot, son jeune frère avec qui il était très proche. Il ne prend pas de ses nouvelles ,

  6. Nelly dit :

    Bonjour Docteur,

    Je viens de regarder votre reportage sur le cannabis qui, encore une fois, ne montre que les effets néfastes de ce produit.
    Je trouve cette « pseudo enquête » très caricaturale (comme d’habitude): vous y dites notamment que la consommation précoce et régulière du cannabis ferait réduire le QI d’un individu.
    Je vous informe pour ma part, consommatrice quotidienne de cannabis depuis de l’âge de 14 ans, aujourd’hui 29 ans, soit 15 ans de consommation plus qu’abusive, mon QI ne s’est jamais aussi bien porté, un aperçu de mon historique scolaire:
    – 6 ans, CP, redoublement pour cause d’incompétence de la personne censée m’apprendre à lire et à écrire + déménagement
    – 7 ans, 2ème CP, enfin une personne apte à l’enseignement qui m’a appris à lire, écrire et compter!!! Le reste de ma carrière dans le primaire s’est bien passé, malgré le fait que je ne travaillais pas plus que ça
    – 12 ans, 6ème, catastrophe en perspective, pour réussir au collège il faut « être bête et discipliné », c’est à dire apprendre par cœur pour avoir des bonnes notes sans faire appel à la moindre réflexion, « pur formatage scolaire » auquel je n’ai pas pu adhérer du fait que la discipline et moi ça fait deux et que je suis loin d’être bête
    – 13 ans, 5ème, la même qu’en 6ème en pire, je commence à m’ennuyer fortement et prend modèle sur les grands de 3ème qui fument des cigarettes pour passer le temps, et comme tout le monde dit « c’est pas bien », « encore mieux!!! »; puis viens dans la foulée les premières dégustations d’alcool avec modération bien sûr
    – 14 ans, 4ème, alcool sans modération, je commence à me dire que ce produit c’est vraiment de la merde, au début c’est marrant, puis le mal de mer qui vient par la suite très peu pour moi (il faut vraiment bien connaître son organisme pour savoir quelle quantité d’alcool on peut ingurgiter sans être malade), j’ai peur de devenir alcoolique car je n’aime pas l’effet final mais les effets du début ne sont pas désagréables; puis je fume mon premier pétard, effet d’hilarité comme avec l’alcool, sans suit le « sans modération », mais surprise « pas de mal de mer à l’horizon », juste une sensation de bien-être que l’on ne retrouve pas quand on abuse de l’alcool!!!
    – 15 ans, 3ème, je bois de l’alcool et fume des pétards, je me rend compte très vite que les effets de l’alcool et du cannabis sont loin d’être comparables, je comprend la qualification de « drogue douce » concernant le cannabis, et placerai sans hésitation l’alcool dans la catégorie « drogue dure ». En effet, j’ai observé les consommateurs de ces substances qui se trouvaient autour de moi, et en a dégagé 3 catégories, ceux qui boivent de l’alcool et fument des pétards, ceux qui boivent juste de l’alcool et ceux qui fument juste le cannabis (en considérant que ces 3 catégories consomment sans modération). Ceux qui fument juste le cannabis sont relativement tranquilles et on peut tenir une conversation plutôt correcte avec eux, ceux qui boivent juste de l’alcool sont relativement excités, ils n’arrivent pas à aligner deux mots à la suite et disent que le cannabis c’est de la merde, et enfin ceux qui consomment les deux produits à diviser encore une fois en deux catégories, dans un premier temps il y a des personnes qui fument le pétard juste parce-qu’elles ont trop picolé et qu’elles ne savent plus ce qu’elles font (on leur aurait proposer de la cocaïne, elles y auraient mis le nez tout autant), et dans un second temps il y a des personnes qui boivent de l’alcool juste parce-qu’elles sont en société et que c’est la norme ou devrai-je dire la culture de notre pays qui l’impose de manière cognitive, et fument le cannabis en parallèle parce-que c’est ce produit qu’elles ont choisi d’introduire dans leur propre culture personnelle
    – 16 ans, après l’obtention du Brevet des collèges, direction un BEP/CAP Vente, la débauche continue… « Pétards » dès 8h du mat’ avant d’aller en cours, à la pause de 10h, après mangé, pour le goûter, après les cours, avant de dormir… et des notes que je n’aurai jamais imaginé avoir de toute ma vie (une vraie promenade de santé, au sens figuré bien sûr), sans parler des cours d’endurance où j’assurais plutôt bien pour une non-sportive et surtout pour une fumeuse!!! Concernant ma consommation d’alcool, elle n’est à présent qu’occasionnelle
    – 18 ans, inutile de préciser que l’obtention du BEP/CAP ne fut qu’une formalité!!! Jusqu’ici tout se passait bien pour moi, jusqu’au jour où je me suis rendue compte que ma mère était alcoolique depuis presqu’un an. Je venais d’intégrer une 1ère BTA dont le niveau réclamé beaucoup de travail. 1er trimestre, mêmes habitudes qu’en BEP/CAP, et le comble « les notes les plus élevées que j’ai eu de toute ma scolarité depuis la maternelle » et « 3ème de ma promo ». Mais voilà, l’alcoolisme de ma mère s’aggravait et les disputes qu’elle avait avec mon beau-père se faisaient de plus en plus violentes, rendant impossible pour moi de soutenir un tel niveau de travail, du coup j’ai quitté l’école. Puis 2 ans après ma grand-mère m’a récupérée dans un état moral profondément triste, il m’a fallut 2 ans pour me remettre. Pendant tout ce temps j’étais au chômage (pétards, jeux vidéo, tv), j’ai passé un « espèce » de test à l’ANPE où il apparaissait que ce ne serait pas facile pour moi de reprendre mes études pour passer l’équivalence d’un bac et qu’il fallait encore moins penser à aller au-delà. Que cela ne tienne, je trouve enfin un emploi à mi-temps et décide quand même de passer l’équivalence du bac que j’ai obtenu la 2ème année tout en continuant à consommer ma dose quotidienne de cannabis, puis dans la foulée envers et contre tous je me suis inscrite à la fac et me retrouve aujourd’hui titulaire d’un Master 1!!!

    Quand je vois les ravages de l’alcool au sein de ma famille, sur la route, sans oublier les comas que cette substance peut provoquer, je me dis qu’il y a un véritable problème de bon sens dans ce pays.

    « L’alcool, le cannabis, le tabac, la caféine… ne sont pas des produits très néfastes pour la santé, à partir du moment où ils sont consommés avec modération, voire occasionnellement (oui, parce-que, étonnamment, la caféine peut être dangereuse pour moi). Puis, il faut prendre en considération que les organismes et les psychologies ne sont pas les mêmes d’un individu à l’autre. Bref, je serai bien curieuse de faire une étude « sérieuse » sur ces « drogues » consommés avec ou sans modération!!!

    • docteurjd dit :

      Deux précisions : je ne suis pas l’auteur du sujet que vous mentionnez.
      Et ce que vous qualifiez de ‘pseudo-enquête’ est un travail sur 20 ans de chercheurs qui publient dans une des plus grandes revues scientifiques au monde.
      Pour le reste, c’est votre opinion. mais je tenais à corriger ce qui est une appréciation particulièrement inexacte de votre part.

    • giannetto dit :

      Oui je pense pas que la drogue et l’alcool vous ont rendu même plus intelligente vu comme vous tourner votre message, c’est ridule, vous a peut être permis de vous donnez une certaine confiance , puisque quand on vous lui vous étiez “idiot avant “ ce sui est faux, peur de mal faire m et aucune confiance et oui le cannabis et même le tabac rends debile… comme tout addiction,….

  7. lorigane dit :

    @ Cédric tardieu :
    Les études citées ne sont pas les premières, ni les seules. Vous avez de la chance, car selon moi, nous ne sommes pas tous égaux devant les toxiques. Certains peuvent consommer sans troubles autres que des pertes de mémoires et un peu de QI. D’autres en revanche sombrent dans la schizophrénie où la Bi-polarité.Doit-on laisser faire au prétexte que çà ne fait rien à certains ? Le coût médical est énorme, car la prise en charge de ces maladies comprend hospitalisations, médicaments et psychothérapies. Il faut ajouter à cela le coût pour la société en indemnités chômage ( les gens atteints perdent rapidement leur emploi) allocations et invalidité (savez -vous qu’un schizophrène ou un bi-polaire est condamné à des traitements à vie). Alors je vous pose la question : vous devez avoir dans les 36 ans ou un peu plus.( je fume depuis 20 ans) Avez-vous des enfants?
    Si oui, et que vous les aimez, prendrez-vous le risque de les laisser fumer du cannabis, en sachant qu’ils risquent de ne pas avoir votre chance?
    Prendrez-vous le risque ou appliquerez-vous le principe de précaution?
    Si je suis d’accord avec vous, c’est sur ce que vous dites sur l’argent, les gouvernements et la politique. Mais devons-nous rester sans réactions, sans résistance.Devons nous enrichir ceux qui nous font du mal, qui détruisent nos enfants?Faut-il rester passifs et laisser peu à peu grossir les rangs des malades?Votre devoir de père sera aussi de protéger votre enfant des drogues « légales ». Un de mes amis est mort dans un accident dû à l’alcool. Ses parents n’ont pas cherché à savoir si c’était légal ou non. Ils ont pleuré et pleurent encore. Un de mes copains de lycée se droguait.
    Il est mort d’une overdose.Ses parents n’ont pas cherché à savoir si c’était légal ou non. Ils ont pleuré et pleurent encore.Alors, fumez, buvez si vous le supportez, mais n’encouragez pas comme vous le faites.Vous auriez la responsabilité du sort de ceux qui ne supportent pas comme vous.
    @docteurjd :
    J’aurais quand même aimé vous lire….

  8. tardieu cédric dit :

    j’ai juste omis une chose, vous disiez que fumer jeune empêche certaines connections de se faire correctement dans notre cerveau si l’on fume depuis la jeunesse. Je pense que vous le savez, mais nous perdons des neurones chaque jour, en éternuant, en se cognant la tête etc.. je ne vous apprends rien, l’alcool c’est pareil, le tabac pareil, alors s’il vous plait, arrêtez de tout mettre sur le compte du cannabis. L’alcool est une drogue, légale, qui procure les mêmes effets à un cheveu ou une faute d’orthographe près, et cela fait encore plus de mort et engendre encore plus de délires et de violences que le cannabis.
    Pour ma part, je suis contre les médecins car bien souvent, même si l’on a rien, si l’on simule bien, le médecin vous trouvera toujours un truc. Je faisait ça quand j’étais petit pour ne pas aller à l’école et cela marchait neuf fois sur dix Aussi, pourquoi ne parlerait-on pas de l’héroïne par exemple. C’est illégal acheté dans la rue, on viens vous voir cher médecin, vous prescrivez du subutex ou un dérivé, c’est légal, cela rapporte des sous. Pourtant héroïne est comme le subutex, la molécule est la même, cela empêche t’il les toxicomanes de s’y injecter? Donc on passe de l’illégal au légal simplement car c’est agréé par les gouvernements et cautionné par vous médecins, alors excusez moi du peu.

  9. tardieu cédric dit :

    je suis d’accord avec Nexus6, vous ne savez pas de quoi vous parlez. Je fume depuis 20ans et je ne suis ni débile ni attardé. De plus, on ne sait pas sur quel pied vous dansez. Au journal de France 2 vous dites que c’est mauvais et sur votre blog au sujet du cancer vous en proposez au malades pour retrouver l’appétit. Alors, dites nous quelle est la part à faire dans vos dires et ceux des médecins en général. Pourquoi les gouvernements empêchent ils la culture ou la vente de cannabis? simplement car cela nuirait à certaines multinationales (papeterie, tabac, textile, huileries etc..) car rien ne se perd avec le cannabis, et il est bon que vous sachiez aussi que c’est le gouvernement Américains qui, après s’être engraissé avec le cannabis l’a interdit. Pourtant certains président et industriels se sont gavés avec le cannabis et le chanvre pour financer certains partis politiques. Maintenant que voyons nous par ces temps de crise? en Espagne, c’est légalisé depuis peu car l’argent que cela rapporte n’est pas négligeable et comme on dit l’argent appel l’argent et nos gouvernements n’y sont pas insensibles lorsqu’il s’agit de faire des sous. J’ai lu votre remarque sur Nexus6 et le mot thérapeutique, c’est bas de se baser sur une simple faute d’orthographe, comme si vous n’en faisiez jamais, alors vous aussi vous devez fumer non? je terminerai simplement en disant une citation, c’est en général les gens qui savent tout, qui ne savent rien. cordialement

    • docteurjd dit :

      Je vous conseille de lire soigneusement ce qui est écrit. L’usage méduical dont je parle se fait à partir d’un produit fabriqué en laboratoire à partir de 2 principes actifs sur la soixantaine présente dans la plante.
      Etre attentif ça peut aider.

      • tardieu cédric dit :

        j’ai bien lu vos remarque mais je trouve que vous « chipotez » sur les mots. Ce que je vois et lis ne sont que des balivernes. Que l’on fume ou que vous preniez des substances actives cela reviens au même résultat, comme l’héroïne et le subutex. Ce n’est pas le produit, mais la molécule, mais l’effet est le même. En ce qui concerne comme vous dites « un produit fabriqué en laboratoire », pour ma part c’est des rêves et on sait tous que ce qui est manipulé par l’homme n’est jamais bien, il y a toujours un revers de la médaille. Regardez le médiator, soit disant pour soigner des gens, mais combien en a t’il tué, combien en a t-il rendu malade et atteint du cancer? Vous avez déjà vu mourir quelqu’un d’overdose d’herbe? ensuite je réagirai sur le commentaire de lorigane en disant simplement que si sa fille a tous ces symptômes, fait des TS, peut-être devrait-il se remettre en cause au niveau de son absence auprès de sa fille. Combien d’enfants n’arrivent pas à se construire par le manque d’un parent auquel il ne peut s’identifier? Mais c’est toujours plus facile de trouver un coupable que de se remettre en cause. La bipolarité c’est encore un truc de psy qui nous récite ces élucubrations. tout le monde est bipolaire à un certain niveau biensûr, un jour ça va, un autre non, tout le monde est bipolaire, mais chacun à son niveau. Je ne serais jamais d’accord avec vous, c’est trop facile, surtout que beaucoup de pays aujourd’hui admettent que ce n’est pas vraiment vrai et dépénalisent ou légalisent. Combien de gens en France ou ailleurs fument? A ce compte la, on ferait tous des TS, on serait tous bipolaire, débile ou attardé. C’est ridicule. Un médecin à la télé, en interview, disait que la déontologie l’obligeait à dire aux gens que c’était mauvais, mais qu’au fond il n’en voyait pas les méfaits. de plus, vous allez répondre à des questions de journalistes et nous savons très bien ce qu’est la télé, c’est la désinformation et le relai du pouvoir. La télé occupe notre esprit, nous empêche de réfléchir donc de nous rebeller et d’agir. bien à vous

  10. Lorigane dit :

    Bonjour,
    Bravo pour votre réponse à /Nexus6. Encore un qui veut continuer à croire que voir les éléphants roses est sans danger.
    Père d’une fille de 32ans, consommatrice de cannabis depuis l’adolescence, à mon insu (car séparé de sa mère je ne la voyais que très peu) je retrouve le contact après une TS et un diagnostic de bi-polarité.
    De son aveu elle m’a indiqué une consommation hebdomadaire de cannabis mais tout le monde banalise cette consommation, et le piège s’est refermé sur elle. J’ai lu par ailleurs que cette saloperie provoquait dans 80% des cas de déclenchement maniaques ou dépressifs.Je pense lui faire lire votre article, mais est-ce que ce sera suffisant ?Que faire, que dire pour qu’elle comprenne qu’elle génère elle-même son enfer ?
    Il n’y a pas assez de communication sur les ravages du cannabis. C’est très grave. Il faut que l’état fasse plus en information et en prévention.
    Utilisez votre pouvoir médiatique pour faire avancer les choses. Pour que nos enfants ne deviennent pas des zombies, et que les parents ne voient pas leur vie basculer dans la peine et l’impuissance. Merci à vous si vous pouvez faire quelque chose.

    • giannetto dit :

      Oui totalement d’accord avec vous , les enfants sont pas les seuls touchés , moi je suis dépressive depuis c’est terrible , et j’en ne peux rien faire combien d’années perdu, de choses qu’il ne peut pas faire par manque d’argent, pas de voyage, pas de plaisir j’en vie vide d’automate, donc les seules plaisirs sont irréels, trop triste

  11. Nexus6 dit :

    Bonjour,

    Suite à votre information sur l’étude néo-zélandais sur le cannabis, je vous fais part d’une étude que je mène depuis plus de 20 ans sur le même sujet.

    Il s’avère qu’après 20 ans d’usage térapeutique du cannabis (entre 22 et 42 ans) je peux vous confirme que j’ai gagné +10 points de QI. Et oui, un contexte socio-culturel sain favorise l’activité de mes synaspes!

    Cordialement,

    /Nexus6

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