Hélène, ma mère , est partie.

Il était 17h50 ce jeudi 7 juin. Je sortais d’une heure de réunion avec mon Directeur général. Heureux d’une rencontre constructive avec un homme ouvert.
La messagerie du portable a sonné. C’était le chef de service de cardiologie du CHU. Un appel raté de trois minutes.

Le matin, l’interne m’avait appelé pour me dire qu’ils discuteraient l’après-midi de l’indication d’un pacemaker pour ma petite mère.

Il ya tout juste deux mois elle a fait un très méchant infarctus, un antérolatéral comme on dit avec un muscle cardiaque dont la puissance d’éjection est passé de 68 % à 35 %.
Deux mois terribles, avec une insuffisance cardiaque lourdement traitée, des hauts et des bas, un mois de centre de soins de suites et l’envie irrépressible de rentrer chez elle.

Mais un retour difficile, avec une perte d’autonomie colossale, l’obligation de chercher une aide de nuit. Un exercice redoutable, avec des associations qui, pour seize jours par mois vous demandent entre 2000 et 4000 euros.

La semaine dernière je suis parti, la mort dans l’âme à Chicago. On m’a dit que son état était stable et qu’il ne fallait pas m’inquiéter.
La nuit de mon arrivée, à huit heures du matin heure française je l’ai appelée. Elle n’allait pas bien. Depuis Chicago j’ai organisé l’hospitalisation en soins intensifs avec un transport médicalisé. Des médecins formidables comprenant la situation et mon désarroi ont fait leur travail.

A l’hôpital, les choses sont allées cahin-caha, avec un rythme cardiaque passant de 130 à 30 battements par minute et des reins qui se détérioraient.
Alors ce jeudi on a parlé du pacemaker.

J’ai rappelé le cardiologue. Plus question de pacemaker. Il m’a dit que ma mère venait juste de mourir, malgré des efforts de réanimation.

Elle avait quatre-vingt huit ans, elle aimait la vie qui ne l’avait pas épargnée pourtant.
Elle a surtout eu la malchance, il y a deux mois de tomber sur deux femmes médecins du service des urgences du CHU.

Alors que ma mère venait de faire un malaise cardiaque sous mes yeux et que j’appelais le 15 pour la faire transférer, la première m’a hurlé dessus au téléphone quand je lui ai expliqué, en tant que médecin traitant pourquoi ma mère était arrivée dans le service. On m’a dit, depuis, que cette femme avait des problèmes.

La seconde a décidé que le diagnostic de malaise cardiaque n’était pas le bon. Les signes douloureux atypiques de l’infarctus féminin n’étaient sans doute pas arrivés à ses oreilles.

Elle m’a dit que la radio évoquait une pneumonie, voire une tuberculose. J’ai eu beau lui dire que ma mère n’avait ni fièvre, ni expectorations, ni signes à l’auscultation, qu’elle ne vivait pas en collectivité et qu’elle avait repris cinq kilos en six semaine, rien n’y a fait.

La Dr House de seconde zone l’a transférée en pleine nuit dans un service de pneumologie distant de dix kilomètres des urgences et de l’unité de soins intensifs cardiologiques.

Huit heures plus tard, l’interne de pneumologie, qui connaissait son métier, m’a appelé pour me dire qu’elle transférait ma mère dans le service de soins intensifs cardiologiques car elle faisait un infarctus. Il a fallu près d’une heure pour la transférer. C’était un week-end férié, que voulez-vous ?

Les cardiologues ont décidé de ne pas pousser plus loin les investigations vu le délai et ils ont appliqué le traitement médical adéquat de l’infarctus du myocarde.

Ma petite mère n’a pas eu de chance. On ne lui a pas laissé la possibilité d’être soignée correctement.les médecins auraient peut-être refusé de faire la coronarographie. Peut-être le geste aurait-il eu des conséquences néfastes. Mais on ne lui a même pas laissé la possibilité d’être vue à temps par des spécialistes dont le service est deux étages au-dessus des urgences.

On m’a expliqué qu’il n’y a eu aucune erreur, juste un problème de communication. On m’a communiqué le dossier, mais en oubliant d’y joindre l’électrocardiogramme.

Bien évidemment, je vais demander à la Chambre régionale de conciliation et d’indemnisation de diligenter une expertise.

Il est trois heures vingt du matin. Cette nuit ma mère est dans une chambre réfrigérée d’un funérarium.

Demain, je lui dirai adieu et j’essaierai d’oublier un instant la haine que je nourris face à tant d’incompétence.

Ce soir, je n’ai pas soixante ans, je suis un gamin orphelin qui pleure toutes les larmes de son corps et de son cœur.

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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70 réponses à Hélène, ma mère , est partie.

  1. Tessier dit :

    Bonjour,
    Je viens de perdre ma mère d’un infarctus du myocarde, elle m’a telephoné aux travail (je suis infirmière) avec un essouflement important et une douleur thoracique très vive.
    Je lui demande d’appeler le 15, et je pars du travail.
    Le 15 ne repondant pas je lui dis d’appeler le 18.
    A mon arrivée, les pompiers sont la, non regulés par un samu, et n’arrivant eux même toujours pas a joindre le 15.
    Je sais a ce moment la que ma mère fait une crise cardiaque même si elle est consciente, pas eux.
    Elle me dit se sentir mal et perd connaissance.
    Je verifie alors la respiration, elle respire.
    Il la mette en pls sur le canapé, je leur demande de la mettre au sol, il refuse.
    Je me rend compte alors qu’elle gaspe.
    Je leur demande donc de la mettre au sol et de debuter le massage.
    Ce qu’ils font. Ils posent le dsa tout de suite et le premier choc arrive tres rapidement.
    S’ensuit une serie de 10 chocs, le samu n’est toujours pas la. Ils mettront 35 minutes a arriver.
    Ils ont effectué une rea de 90min puis l’equipe de necker (envoyée par mon amie d’enfance reanimateur la bas) est venu poser l’ecmo par terre dans le salon de mes parents.
    Ils reussissent le boulot, elle part a pompidou pour la coro, 3 coronaires de bouchés, ils posent des stents et reparent.
    Mais en arrivant en rea a necker elle faut la defaillance multi viscerale et malgré un acharnement, decede.
    Lorsque j’arrive en rea, personne ne me previent.
    Ma mere fait 45 kg pour 1m70.
    Je retrouve une personne obese sur le lit, odoematiée comme jamais. Je ne la reconnais pas.
    J’apprend par la suite qu’elle a recu 8 litres de remplissage…
    Une detail important dans tt cette rea qui a choqué toute l’equipe cest que tout le long ma mere a montré des signes de conscience tres distinct.
    En arret pendant 1h30, elle regarde tres clairement autour d’elle. Se debat, essaie d’arracher la sonde d’intubation… ils ont du lui tenir les mains.
    S’est posé la question de la sedation mais comme ils ne savaient pas ils ont rien fait.
    Cest l’equipe d’ecmo qui a fini par la sedater au bout de 90 min car elle bougeait les jambes au moment de la pose d’ecmo. Il a precisé qu’elle avait mal.
    Mais personne ne sait me repondre si ma mere etait consciente pdt tt cette rea tres violente.
    Je suis aneantie.
    Ma mere avait perdu sa jumelle 5 mois avant d’un cancer foudroyant elle ne s’en remettait pas.
    Jai perdu ma mere et ma tante (59 ans) en 5 mois.
    Je ne suis pas encore maman cest terrible.

    • docteurjd dit :

      Ce que vous décrivez est terrible. Et le pire c’est que l’image de la France ayant le meilleur systeme de prise en charge des urgences persiste. Plus de 7 ans après le decès de ma mere j’ai toujours la meme haine envers la femme medecin qui avait décidé que son malaise cardiaque etait une … tuberculose. Je vous souhaite tout le courage du monde

  2. mathorel dit :

    je viens de perdre ma maman également… elle avait mal dans le dos et les jambes, elle a téléphoné aux pompiers qui l’ont transferé dans un hopital à coté de la maison. Ils l’ont laissé dormir, lui ont donné son petit déjeuner le matin et seulement l’après midi, ils ont fait un scanner pour voir pourquoi elle avait mal… et là l’horreur, rupture d’anévrisme de l’aorte… Le samu la transporte dans un autre hopital en urgence. Dans l’ambulance elle fait un arrêt cardiaque. A son arrivée à l’hopital, les médecins tentent l’opération car elle était jeune (65 ans). Pendant 3 heures ils ont essayé …. mais plus rien, c’était trop tard. J’ai appris le décès de ma maman le lendemain, car elle n’avait pas eu le temps de me prévenir et elle avait oublié son calepin… J’en veux à cet hopital d’avoir attendu aussi longtemps, une nuit et une matinée avant de faire des examens. Je suis dans la colère, j’ai demandé tous les dossiers médicaux de ma maman pour essayer de comprendre son décès… toujours pas de dossiers. j’ai mal mais ils s’en moquent…Quand je suis sortie de la morgue, ils m’ont rendu les affaires de ma maman… une chemise de nuit, des chaussons, des lunettes, les cles de la maison, et la photocopie de sa carte vital. Je n’arriverais pas à faire mon deuil tant que je n’aurais pas compris pourquoi elle si vite

    • docteurjd dit :

      C’est intenable en effet. Quatre ans plus tard je repense toujours à cette femme médecin qui a refusé de m’écouter, qui a transféré mamère dans un service inadapté 8 km plus loin alors que la cardio était 2 étages au dessus. Et elle n’a eu aucune sanction. Saisissez au moins la Commission Regionale De Conciliation et d’Indemnisation. Au moins vous aurez la chance d’obtenir une expertise

  3. Rosais dit :

    Bonjour,
    Je suis bouleversée par tous ces témoignages, cela remue le couteau dans la plait, j’ai perdu ma mère il y’a exactement 6 mois à l’age de 59 ans, d’un infarctus du myocarde, elle était diabétique mais elle avait la forme et la pêche, elle était pétillante et pleine de vie, elle est partie à l’hôpital sur ses pieds pour y rester! mal a la poitrine, douleur supportable, hospitalisation, oxygène, détection d’un infarctus, réanimation, médecin confiant: hors danger, 6 heures après intervention pour reboucher l’artère, résultat satisfaisant, médecin toujours confiant, famille rassurée! enfants à l’étranger pas la peine de les alarmés maman hors danger, 4 heures plus tard elle décède, pas d’explication de la part des médecins!!! je n’ai pas pu dire au revoir à ma mère, elle qui s’était occupé de moi 2 mois avant son décès car je venais d’accoucher! c’est terrible de la perdre aussi brusquement! je ne réalise toujours pas! et je ne comprend toujours pas sa mort alors que les médecins ont dit qu’elle était hors danger et que le plus gros était passé! elle est partie en 24h.

  4. Nora dit :

    Bonjour..cela fait 6ans que ma mere est partiea lage de59 ans.jetais sa seule fille et je me suis marie a 19 ans et jai vecu loin d elle…..Peu importe les causes du deces,elle devait partir….en plus a 88an ‘il y aurait forcement un risque .ne regrettez rie.vous etiez present ,c esr le princal…..j ai pas eu ma mere a mes cotes,je n ais pas pi profiter de ma mere mais je sais que je profiterais d elle dans un autre monde…

  5. Ma mère madame najmark beya nee ankri est partie le 070920012 à la fondation S à Paris après avoir agonisee quatre jours durant dans un service de médecine pour traiter une escarre contracte ou en tout cas largement majore dans un centre spécialisé en cardiologie en region parisienne au mois d août 2012 .
    Hospitalisee fin juillet 2012 en centre de cardio en region parisienne initialement pour traitement d une poussée d insuffisance cardiaque sur trouble du rythme et transférée a la fondation S sur les conseils d une affreuse cardiologue pour laquelle le problème cardiaque de maman était transitoirement réglé ce qui était bien sur totalement faux.
    Pendant les quatre jours de son agonie a la fondation impossible de convaincre les médecins qui s occupaient de maman de la récidive de son problème cardiaque,impossible de refaire transférer maman au centre de cardio d ou elle venait ,transfert refusé par la fameuse cardiologue qui avait suggéré de faire sortir maman ,ce n est que deux heures avant sa mort alors que maman étant parfaitement consciente qu un cardiologue à daigné venir voir maman (après avoir supplie sa venue),lui pratiquer une échographie cardiaque et nous dire que tout allait se finir et elle est morte.
    Mais son histoire terrible n est qu ‘une succession d’erreurs médicales et de négligences dont chacun des médecins et non des moindres sont entièrement responsables.
    En 2003 courant juin maman fait une petite poussée d insuffisançe cardiaque,hospitalisée aux urgençes en chu parisien et explorée en hospitalisation court terme toujours en chu parisien aucune pathologie claire n est retrouvée ,pas de valvulopathie selon l échographie cardiaque pratiquée par je ne sais qui.
    Pas convaincu de ces explications médecin radiologue je l adresse en consultation privée à un ami à moi qui croit deçeler une embolie pulmonaire en raison d’une hypertension artérielle pulmonaire ,maman allait très bien ,hypothèse démentie par le scanner pratiqueen urgence dans la foulée de l’examen écho graphique.
    Toujours pas convaincu par les discordançes cliniques et echographiques et toujours en 2003 je l adresse à un autre cardiologue ami de lycée qui conclut après echographie cardiaque à la tres grande probabilite d un shunt gauche droit pour expliquer son hypertension artérielle pulmonaire modérée et me conseille de la faire explorer dans un centre spécialisé.
    Je l adresse en région parisienne à l hôpital public en service hyperspecialise du cathétérisme et de l hypertension arterielle pulmonaire,tout y passe ,pas de shunt rien selon ces spécialistes ,maman souffre d une insuffisance cardiaque du sujet âge.
    Finalement en 2004 mon frère radiologue décide de reprendre le dossier et de la confier au chef de serviçe de cardiologie d un hopital Parisien qui finit par découvrir que maman souffrait d une communication inter auriculaire mais aussi d un discret rétrécissement aortique et décide non pas de l opérer mais de la surveiller.
    en 2007 maman fait une grave poussée d insuffisançe cardiaque essentiellement droite secondaire à sa cardiopathie congénitale,bien soignée par celui qui avait decouvert sa cardiopathie congenitale,elle s ‘en sort et le Chef de service de cardio décide de l adresser à un ponte de chirurgie en chu pour cure de sténose aortique ,cure d insuffisançe tricuspide et enfin fermeture de sa communication inter auriculaire.
    Maman combattante et courageuse est demandeuse se prépare physiquement et psychiquement à l intervention ,optimiste de nature et confiante elle est hospitalisée pour l intervention mais hospitalisée le mercredi ,nous sommes convoqués par le chef de service le jeudi matin alors que l intervention était prévue le vendredi matin,arrivés mon frère et moi a 8 h30 nous attendons après avoir annule tous non rendez vous trois heuresdurant le saint homme pour qu il nous explique alors qu il pouvait changer la valve aortique de maman,lui refaire sa valve tricuspide mais qu il ne savait pas fermer une communication inter auriculaire nous suggerant donc de faire sortir maman qui s était préparée à l intervention (lui n avait pas lu le dossier ),accessoirement il nous proposait de faire venir pour pallier ce qu il ne savait pas faire un opérateur extérieur,une semaine plus tard dans un contexte eventuel d intervention privée qu il nous suggerait .
    Un peu surpris de la démarche mais surtout dégoute de l épreuve que maman venait d endurer nous décidions de faire sortir maman et de l adresser directement au centre chirurgical qui allait l opérer grâce à une connaissance médicale datant du lycée.
    Elle fut donc réexploree en centre chirurgical specialise et en juillet 2007 ,après de nouvelles investigations (selon le catheteriste en chef )maman n avait ni rétrécissement aortique,ni insuffisançe tricuspide,elle fut opéree par un chirurgien aimable qui lui ferma correctement sa communication inter auriculaire ,ne jugea pas nécessaire de lui remplacer sa valve aortique malade ,ne lui réparant pas sa valve tricuspide pourtant abîmée par sa communication inter auriculaire vieillie.
    Pas de convocation à examen de suivi ,retour chez une cardiologue de quartier qui confirmait année après année l existençe d un rétrécissement aortique qui se majorait ,l existence d une insuffisance ticuspide qui se majorait.
    En 2011 trouble du rythme ,arythmie ,hospitalisée d abord en chu chez le copain de mon frere qui avait détecté sa pathologie congénitale pour rien pas de traitement efficace ,aggravation d insuffisançe cardiaque ,ré hospitalisation au centre chirurgical qui l avait opere, traitement efficaçe de l arythmie confirmation d un rétrécissement aortique serre d une insuffisance tricuspide majeure mais rien aucune décision thérapeutique,surveillance echographiques qu ils disaient .
    Mars 2012 sa cardiologue de quartier outrée par la majoration de sa sténose aortique et alertee par moi et par l absence de réactivité des équipes précédentes en charge de maman (qui allait bien cliniquement) ,l adresse en hôpital prive qui pose l indication d un remplacement valvulaire aortique par voie trans cutanée, prévu pour septembre ,maman voulant participer au mariage de quelqu un de très cher
    Malheureusement quelques semaines plus tard fin juillet maman a refait un trouble du rythme ,a été rehospitalisee au centre chirurgical qui l avait opéré parce qu il la connaissait, décision de lui mettre un paçe maker dans un autre hopital avec lequel le centre chirurgical travaillait,alors que 24 h avant le chef de la réanimation m avait demande de préparer la sortie de maman ,n étant même pas au fait des décisions prises par ses collègues ,pace maker repris deux fois ,maison de convalesçençe ,repoussée d insuffisance cardiaque ,escarre monstrueux saçre de 15 cm ,décision en août de dilater la sténose aortique au ballon ,hémorragie sur escarre mal déterge responsable d une anemie aiguë fin août qui aurait entraine le deces de maman si je n avais pas vu le sang couler de son dos en la visitant vers 13 h et moi même demande une transfusion ,suppliant.
    Sortie enfin recommandée fin aout avec une biologie catastrophique typique d une insuffisance cardiaque droite mais tue par la fameuse numero 2 de la rea,pour soin d escarre à la fameuse fondation spécialiste de l escarre ,je n aurais pas du écouter cet affreux médecin mais je ne voulais pas surcharger la réanimation d un patient dont le problème n était plus soi disant que cutané et non cardiaque,elle nous avait aussi suggère l hospitalisation à domicile pour se débarrasser de maman.
    Maman est morte non pas parce qu elle ne voulait pas se faire opérer non pas parçe qu elle ne voulait pas se soigner, au contraire elle a été la victime d erreur sur erreur sur erreur sur erreur,de négligence ,d irrespect d arrogance ,d absençe d attention et d écoute.
    Elle n avait qu une stenose aortique et une cardiopathie congénitale une histoire de fou mais surtout de méchant et d arrogant .j ai écrit au chef de service en lettre simple pour lui dire mon ressenti et celui de ma famille apres le déçes de ma chère maman vendeuse de chaussure autrefois et qui s était battue avec ses petits moyens pour faire de ses enfants des médecins,je lui ai simplement adresse une lettre de vécu ,pas même une réponse (en le remerciant par politesse et de surcroit d avoir opéré maman en 2007).
    Inhumanité et arrogance toujours(aucun des medecins ne voulait nous ecouter),incompétence tres souvent sont les meilleurs qualificatifs des médecins que j ai rencontre au cours de cette triste expérience ,on me répondra que tout ce qui est excessif est insignifiant mais ce que j ai narre précédemment est tout à fait signifiant de ce qui s est passe ,que son âme repose en paix
    En résumé une dizaine de cardiologue et d hyperspecialiste soi disant,pas de diagnostic au début ,erreur de diagnostic pal la suite, quand le diagnostic est fait pas de décision thérapeutique (dément),quand l urgence impose une attitude chirurgicale elle est adressée au mauvais endroit chez un type qui ne connait meme pas le dossier et quand elle est enfin opérée la moitié des gestes prévue n est pas pratique a tort ou a raison ,a tort cependant je le pense.
    Pas de convocation ultérieure ,pas de suivi sauf par la cardiologue de quartier vous connaissez la fin ,honte à tous ceux que maman mes frères et moi avons croisés.
    Errare humanum est et persévérare diabolicum et que vive l humilité.

  6. yasmine bernard dit :

    On dirait à peu de choses près mon histoire…..je n’ai pas d’affection particulière pour les blanches blanches mais vous m’avez touché! on a aussi, sois-disant tout fait pour réanimer ma petite maman en pleine nuit, le 11 juillet 2012………..
    Prenez soin de vous!

  7. corneille claudie dit :

    Jean Daniel…je te souhaite beaucoup de courage dans cette épreuve…seul le temps cicatrice « un peu » cette peine immense.je me permets de te tutoyer après t ‘avoir côtoyé dans le bureau du Pr Bertrand( j’étais l infirmiere des c.ext) a Trousseau il y avait également A Platel…mais tout celà est loin!!!c était le temps de l ‘insouciance………… j ‘ai subi 2 deuils successifs ..mon mari puis il y a 4 ans mon fils de 33 ans a la suite d une rupture d ‘anévrisme cérébral….c est pour celà que je comprends ta peine et suis de tout coeur avec toi.Courag
    e
    claudie

  8. damien dit :

    Mes plus sincères condoléances…
    Puisse la triste fin de votre mère, rappeler à certains médecins, qui liront peut-être votre blog, que douter de ses certitudes est une qualité…même pour un médecin, surtout pour un médecin.

  9. Lau dit :

    Cher Jean Da,

    Ton récit est très touchant. Même si je n’ai pas perdu mes parents, j’imagine la douleur et je redoute ce moment. Je sais que tu étais très proche de ta maman mais tu as fait tout ce qui était en ton pouvoir pour l’accompagner dans ces moments difficiles. Je comprends ta double douleur d’avoir vécu en plus les incompétences de ces médecins, toi qui connais si bien tous les rouages de l’hôpital…
    Je suis de tout coeur avec toi dans ces moments si insupportables…

    Lau

  10. Babeth dit :

    Je suis venue il y a quelques jours mais je n’ai rien pu écrire, trop émue. Je reviens, un peu après la bataille, vous dire que je pense à vous.

  11. otto dit :

    Je suis triste pour vous et pour le depart de votre maman. Nous même, nous décidons peu de choses. Le destin, ou une force au dessus de nous, ou pourquoi pas Dieu, sont souvent plus fort que nous ,et aussi tellement inexpliquable. Vous allez revoir votre maman ! Courage! otto

  12. nathalie sapena dit :

    Cher Jean Daniel

    j’ai été bouleversée par ton récit. Je sais à quel point tu aimais ta mère, et je sais que ta souffrance est immense. Qu’elle est encore plus insupportable à cause de cette colère face à tant d’incompétence et d’inhumanité. Je pense bien à toi. Nathalie

  13. Ptitemomette dit :

    La perte de sa maman est une douleur immense, elle devient intolérable quand la certitude que les choses auraient pu être autrement avec des médecins compétents dès son arrivée aux urgences.

    Je suis de tout coeur avec vous, vous souhaite beaucoup de courage, prenez soin de vous.

  14. ulysse dit :

    J’ai eu la gorge serrée et les larmes aux yeux du début à la fin.
    Mon Papa est parti l’an dernier, c’était son heure et sûrement que rien n’y aurait fait, cependant, de par l’incompétence de certains « professionnels », il a survécu avant sa mort dans des souffrance énormes parce que son cancer des os n’avait pas été diagnostiqué jusqu’à trop tard!
    On aurait envie de « casser » la figure mais…
    Je vous souhaite du courage dans cette entreprise.
    Toute mon amitié.

  15. I. dit :

    Je comprends votre colère. Toute mes plus sincères condoléances. Je vous souhaite tout le courage possible.

  16. Souleiman dit :

    Mes condoléances monsieur,
    Que votre mère se repose en paix. Ne laissez pas les déboires hospitaliers vous enlevez ces moments intimes et douloureux.
    Dans notre culture on nous apprend souvent que certainement la fin approchait peu importe comment elle devait partir mais c’était son heure…
    Que sa nouvelle vie lui apporte paix et sérénité ainsi qu’à vous même.
    Depuis jeune je suis traumatisée par le milieu hospitalier… des années de souffrance et d’incompréhension par des erreurs ou négligence, le manque d’écoute, sans jamais prendre en compte l’instinct de l’individu. Les médecins s’opposent bien souvent à l’idée que d’autres peuvent émettre un avis différent des leurs. Leur formation leur interdise de penser que la médecine est aussi synonyme d’écoute et d’échange et pas juste une technicité de données.
    Vous aviez fait de votre mieux en étant son ange gardien, alertant à qui de droit mais le système monsieur… Il vous a fallu tomber sur les mauvaises personnes comme des milliers de personne.
    Prenez soin de vous moralement et après sera le temps du combat.
    De la part d’une jeune femme qui souvent lui arrive des bévues médicales.
    Bien à vous.

  17. celine dit :

    Je vous présente mes sincères condoléances Dr Flaysakier …et oui , même à 60 ans on redevient comme un gamin quand on perd sa maman, mais tout l’amour qu’elle a su vous donner va vous rendre encore plus fort pour surmonter votre chagrin.
    Je suis infirmière dans une unité d’hospitalisation à domicile et j’accompagne les personnes en fin de vie ; leur plus grande richesse , c’est leur famille .
    Je comprends très bien votre colère contre les personnes incompétentes que l’on rencontre parfois à l’hôpital parce que j’ai moi même vécu une situation similaire : mon mari a présenté une douleur thoracique irradiant dans les mâchoires et le bras gauche; je l’ai conduis aux urgences de l’hôpital proche de chez nous (et pour lequel je travaille); un ECG a été fait , nous avons décrit tous les symptômes et l’urgentiste présent a diagnostiqué une douleur musculaire …à noter que la troponine était augmentée…bref , ils ont gardé mon mari 24h00 aux urgences avant qu’un médecin hyper compétent lise l’ECG de la veille et diagnostique l’IDM…entre temps , j’avais demandé au fameux urgentiste d’appeler le cardiologue de garde , ce à quoi il m’a répondu qu’il ne jugeait pas nécessaire de le faire et qu’il ne ferait pas un excès de zèle (quel c..! mieux vaut faire un excès de zèle qu’un excès d’incompétence)…résultat , transfert au CHU le plus proche , 2 coronarographies en une semaine ..et traitement à vie ….je suis toujours en colère !!!!parce que l’incompétent travaille toujours et si on n’avait pas eu le super médecin compétent qui a diagnostiqué l’IDM , mon mari ne serait peut être plus là à l’heure qu’il est !!!!
    Dr Flaysakier je suis d’accord avec vous , il faut que ces médecins rendent des comptes parce que bientôt , nous n’aurons plus confiance quand nous nécessiterons des soins.
    Chaleureusement,
    Céline

  18. cathwi dit :

    L’amour que vous portez à votre Maman est si évident…

    Toutes mes condoléances…

  19. Marie-Christine Carbonnet dit :

    Il était facile de percevoir derrière vos mots tout l’ amour que vous portiez et portez toujours à votre maman. Pour cela et pour des raison s personnelles cela me touchait beaucoup.Mon émotion et ma tristesse sont grandes. Dans votre peine je suis de tout cœur avec vous.

    Marie-Christine (Krykrie)

  20. chaffon dit :

    Cher Dr Flaysakier,
    De tout coeur avec vous.
    Pour vous dire que sur Twitter, j’apprécie vos infos et j’aime votre humour et que sur F2 je trouve que vous êtes un sacrément bon journaliste.
    Ma mère serait super fière d’avoir un fils comme vous.
    À votre deuil,
    Chaffon

  21. mamiza dit :

    Je me permets d’intervenir sur ce fil car je ne voudrais pas que l’on stigmatise le service des urgences de cet hôpital qui est celui de ma ville et dans lequel fut transporté, il y a 3 mois, mon père suite à une chute fatale due à sa fragilité depuis quelques micro AVC.
    Le personnel, sans aucune exception fut, malgré une charge de travail énorme, parfaitement compétent, patient, explicite, dans la communication avec la famille et humain, avant tout.
    Il fut décidé que l’on ne « s’acharnerait pas », qu’on le laisserait doucement s’éteindre dans le service, sans envisager de transport inutile dans cet autre hôpital distant de 10 KM. Ce qui fut fait
    Même accueil professionnel (ce qui n’exclut pas une forme d’empathie que nous avons parfaitement ressenti) à la morgue où le corps de mon père reposa jusqu’aux obsèques 5 jours plus tard…
    Merci au personnel de ce CHU et à vous, toutes mes condoléances attristées.

    • docteurjd dit :

      Vu la tonalité de votre commentaire je suppose que le médecin responsable de l’erreur diagnostique qui a finalement causé la mort de ma mère doit être une de vos amies ou membre de votre famille.

  22. Guerrand Gilbert dit :

    Avec vous. Tout simplement.

  23. Agniola dit :

    Bonsoir Jean – Daniel, bonsoir.

    En Africaine, je viens parler.

    Pour votre maman, c’était son heure.

    Dieu ordonna toute la bêtise dont Il sait les humains capables. Blouses orgueilleuses, actes ratés, folies furieuses et sans écoute.

    C’était son heure, le temps choisi, l’intime instant de retrouvailles. Vous l’aimiez fort, vous pleurez tant : c’est que vous lui étiez un fils, c’est qu’elle fut vraiment votre mère.

    Nous sommes là tous, autour de vous. Point nous voyez, nous entendez. Nous sommes tous là pour vous aimer, portant le fils au nom d’une mère.

    Silencieux mais si en présences, nos cœurs battent le rythme du vôtre.

    Vagues de chagrin et souffle court, âme déchirée puis accalmie.

    Votre maman a fait ses bagages, c’est comme cela qu’on dit chez nous.

    Elle est partie en âme sage, désormais une maman pour nous.

    Agniola
    (@LumièreNoire)

  24. zaza_petit_pois dit :

    Je sais bien que face à un tel drame les mots paraissent bien futiles… je ne sais que faire d’autre que vous envoyer virtuellement toutes mes pensées.

    Avec vous.

  25. Valou dit :

    Très touchée par votre histoire, je tiens à vous présenter mes plus sincères condoléances. Votre hommage à votre mère témoigne d’un amour réciproque que rien ne pourra effacer. J’espère que votre colère saura s’appaiser. Je vous souhaite beaucoup de courage. Mes pensées amicales vous accompagnent.
    Valérie

  26. Valou dit :

    Très touchée par votre histoire, je tiens à vous présenter mes plus sincères condoléances. Votre hommage à votre mère témoigne d’un amour réciproque que rien ne pourra effacer. J’espère que votre colère saura s’appaiser. Je vous souhaite beaucoup de courage. Mes pensées amicales vous accompagne.
    Valérie

  27. Lise dit :

    Mes plus sincères condoléances.
    Je compatis à votre douleur et comprends que trop bien ce sentiment que tout n’a pas été fait ; qu’on aurait pu…
    On n’est jamais près à voir partir ses parents. j’aimerai pouvoir vous envoyez un peu de chaleur et de réconfort.
    Bon courage.
    Lisiane

  28. Hélène dit :

    Toutes mes condoléances . Même si aucun mot ne peut réconforter … Courage

  29. am.lhostis dit :

    Mes plus gentilles pensées pour vous, je viens de lire votre message avec beaucoup d’émotion et une simple envie de vous exprimer ma sympathie sincère. Que dire d’autre que le souhait que je forme que votre chère mère connaisse un repos apaisé et que les souvenirs partagés vous aident à surmonter votre peine si compréhensible. Bien à vous.

  30. Francoise dit :

    Je connais votre mère pour l’avoir soignée et lui avoir rendu visite ; elle me touchait beaucoup et je crois qu’elle m’appréciait , on avait une sorte de complicité et nos moments partagés même pendant ses soins étaient très touchants , souvent gais ,aujourd’hui je vous présente mes sincères condoléances et m’associe à votre immense peine . Je suis encore plus triste de savoir qu’elle est partie dans ces conditions et je comprends ce que vous ressentez, vous avez fait tout ce que vous pouviez et je sais qu’elle amour elle avait pour vous, et cet amour vous rendra encore plus fort même si dans un premier temps vous vous sentez anéanti. Courage .

  31. Anne dit :

    JD je suis de tout coeur avec toi … j’ai eu la même peine que toi il y a quelques années , à cause de l’incompétence d’une stagiaire qui s’est trompée dans la dose d’insuline…. Je t’embrasse très très fort… je me souviens bien de ta maman , je l’aimais bien…
    Zoisillon

  32. Jean-Jacques Fraslin dit :

    Bonsoir Jean-Daniel

    Tu nous avais narré les derniers errements dans le système hospitalier de ta mère sur Twitter, avec talent, humour mais surtout colére. Mais nous ne pensions pas que son état de santé s’était tant dégradé et que sa fin était si proche.
    Je pense à toi et ta famille dans ce moment difficile.

    Amicalement JJF

  33. Millon Alain dit :

    Recevez mes très sincères condoléances ainsi que toute ma sympathie.

  34. heidi dit :

    toutes mes condoléances, c’est terrible de perdre sa maman, mais en plus, avec des telles circonstances, c’est juste intolérable..
    Avec toute mon amitié

  35. zigmund dit :

    pas facile de laisser un commentaire sur cette histoire bouleversante je comprends cette impression de gâchis face à des confrères bornés dans leurs certitudes je sais que le temps est à la peine. je comprends et partage votre peine nous tous qui passons ici sommes à vos côtés

  36. Picorna dit :

    Toutes mes condoléances. Quelque soit l’âge de sa mère, ses antécédents, cela reste toujours sa mère qu’on perd. Bon courage à toute votre famille et à vous.

  37. EliseRefd dit :

    Très sincères condoléances.

    Prenez le temps de dire adieu à votre maman, avant de commencer à vous battre contre l’institution, car ces combats sont longs, si difficiles…

    Amitiés.

  38. Malka dit :

    Mes plus sincères condoléances,

    Soyez fort, essayez de ne pas focaliser votre chagrin sur l’incompétence de ces médecins, elles devaient probablement penser faire ce qu’il y avait de mieux pour votre mère.

    Je ne peux que vous conseiller de vous concentrer sur votre deuil, c’est une épreuve difficile que d’apprendre à vivre dans un monde sans sa mère.

    Vous êtes un gamin orphelin, mais vous n’êtes pas seul, tous vos proches et vos amis sont là pour vous aider à surmonter votre douleur.

    Que D. vous apporte la consolation.

  39. Anne dit :

    Je prie chaque minute pour elle et vous, pour qu elle vous protège tous les deux et continue là où elle est à vous donner encore et encore de l amour.
    Embrasse Alain pour moi ( je n arrive pas à le joindre)
    Réconciliez vous, Margaux est très curieuse de connaîrre son tonton

  40. Acudoc49 dit :

    Sincères condoléances. Vos mots m’ont serré la gorge et les larmes ne sont pas loin. Beaucoup de courage à vous et votre famille.

  41. zeff dit :

    C’est avec le cœur gros que je vous adresse une pensée DrJD, Mes plus sincère condoléances.

  42. Louis dit :

    Bonjour
    toutes mes condoléances et pensées.
    J’ai perdu mon père il y a tout juste un an dans des circonstances similaires.
    Non pas une urgence cardiologique mais une urgence « Alzheimer » du fait de l’épuisement de ma mère.
    Nous avons été confrontés de la même manière tant au dévouement et à l’accompagnement humain exceptionnel de certains personnels soignants (médecins et infirmières, assistante sociale..) qu’à l’incompétence et à l’inhumanité arrogante de certains autres.
    Je pense particulièrement au médecin chef d’un service de clinique privée regardant mon père avec un dégoût à peine dissimulé et nous, sa famille, avec une condescendance et une arrogance tout simplement insupportable.
    Dans ces moments d’urgence et d’émotion, tout geste bon ou mauvais prend un relief dramatique et émotionnel et la santé, l’hôpital, le système de soin reste avant tout une organisation humaine.
    Nous n’avons pas, après réflexion, entamé de procédure suite aux mauvais traitements qui ont marqué les derniers jours de vie de mon père: pas l’envie de ressasser ces moments difficiles et douloureux, désir d’avancer.
    Nous avons juste envoyé quelques lettres de surprise et demandant des explications aux services concernés.
    Celui qui s’est mal comporté nous a renvoyé une lettre standard, à peine personnalisé à la situation de mon père, au ton administratif.
    Il y a donc bien, dans le système de soin comme ailleurs, des gens très dévoués et compétents, d’autres qui le sont moins ou qui font des erreurs et enfin des « dérangés » comme ceux sur qui vous êtes tombé, des incompétents et aussi des…salopards, désolé pour le mot mais c’est celui qui convient.
    Bon courage pour votre combat et encore toutes mes pensées.

  43. Ckan dit :

    Perte douloureuse. Pensées pour vous.

  44. Sylvain dit :

    Toutes mes condoléances.
    Et je sais qu’affronter un décès alors qu’on est l’enfant mais aussi le docteur n’est pas chose facile. Concilier les sentiments et la science dans ces moments n’est pas aisé. Courage.

    Bien cordialement.

  45. Remy Jounin dit :

    Bonjour,
    Cette histoire est révoltante et l’idée qu’elle puisse arriver malgré votre statut (de médecin) prouve la situation dans laquelle est rendue la santé de ce pays. Merci de nous faire part de votre colère.
    Et sincères condoléances,
    Cordialement,
    Remy Jounin

  46. Fred dit :

    Très émouvant témoignage. Outre votre douleur, vous avez les clés pour analyser, mais nous qui ne sommes pas médecins devons garder nos questions et nos doutes lorsque telle situation se produit. La question de certaines prises en charge en milieu hospitalier se pose de façon accrue.
    Celle du dialogue entre médecins et familles aussi.
    Mes sincères condoléances à vous et vos proches.

  47. stephane dit :

    Sincères condoléances, seul le temps adoucit la peine sans jamais la faire disparaitre totalement. Bon courage pour la CRCI.

  48. J Rossant dit :

    Encore un petit mot. (vous ne me suivez pas donc pas de possibilité de DM). Je connais les CRCI, à votre disposition si vous souhaitez être éclairé sur ces démarches.

  49. J Rossant dit :

    De tout cœur avec vous, toute mon amitié et tout mon soutien

  50. Eugénie dit :

    Mes plus sincères condoléances.

  51. parvillersH dit :

    Mes sincères condoléances.

  52. Bernard Le Douarin dit :

    Ma mère Hélène est partie il y a Un an,dur.une pensée très forte pour vous.Dans ces situations les mots sont peu utiles.Amitiés

  53. gérard dit :

    Bonjour Jean Daniel ..
    Votre histoire est bouleversante à lire et je partage votre chagrin. On n ‘est jamais prêt à perdre sa mère..Et dans ces conditions c’est vraiment difficile à accepter….Je vous souhaite beaucoup de courage aujourd’hui pour faire face à tout ce qui va devoir se passer.
    Je me permets de vous embrasser.
    D.Gératd

  54. Cécile Le Floc'h dit :

    Votre message est très émouvant et mes pensées vous accompagnent dans ce moment difficile.
    Le moment est très mal choisi, mais ces quelques lignes ont simplement pour but de vous montrer que je comprends un peu, beaucoup, ce que vous avez vécu ces derniers mois.

    Ma mère a 68 ans. Il y a 9 ans maintenant, elle a subi à quelques mois d’intervalles 2 opérations : l’ablation d’un phéochromocytome sur la surrénale puis celui d’un myxome de l’oreillette au coeur.
    Le chirurgien était très excité par son cas de double pathologie, 8 cas dans le monde il parait. Il fallait opérer. Nous l’avons cru. Nous avons convaincu notre mère de le faire.

    Ils ont toutefois dû opérer en 2 temps, trop lourd. Ma pauvre maman a été ouverte de part en part dans tous les sens.

    Elle ne voulait pas rester à l’hôpital, elle a toujours eu horreur de ça et de l’image de faiblesse et de vulnérabilité que cela lui renvoyait d’elle.
    Elle a quitté l’hôpital au bout de 10 jours.
    Une semaine plus tard , elle faisait un AVC massif.

    Elle est aujourd’hui lourdement handicapée. Son corps et sa vie ne sont que souffrance.
    Elle vit en Bretagne, moi sur Paris. Depuis près de 10 ans , j’organise sa vie à distance, j’appelle tous les soirs pour s’assurer qu’elle a eu à manger, même les jours fériés, ce qui ne semble pas si évident aux yeux de certains.
    Je me bas contre vents et marées pour qu’elle puisse rester chez elle. Mais elle gêne. Elle n’est pas ce genre de petite vieille à qui il faut simplement faire quelques courses ou un peu de ménages, auxquelles sont habitués les services d’aide à la personne.
    Mais je ne lâche pas, je ne lâcherai pas.

    Parfois, il y a un coup de « moins bien » : une chute, une infection, une grippe.
    Là, c’est l’angoisse des urgences.  » Non, elle ne s’est pas déboité l’épaule, c’est normal que la tête de l’humérus soit décollée pour une personne hémiplégique quand son bras pend tout le temps; Non, vous n’allez pas l’opérer pour ça ! »…
    Ou encore « Je sais qu’elle est dans votre service pour une infection urinaire, mais lui avez vous administré son traitement contre l’épilepsie ».
    Ou même, après une arrivée aux urgences en fin d’après-midi  » Comment ça vous avez renvoyé ma mère chez elle sans prévenir personne : elle ne peut pas se nourrir, elle ne peut pas se coucher. Il est 22h00. Où voulez-vous que je trouve quelq’un pour l’aider ? »

    J’en passe et des meilleures. Je ne suis pas médecin, mais j’ai parfois l’impression d’en savoir plus qu’eux, d’en comprendre plus qu’eux, rien qu’en prenant le temps d’écouter ou de croiser les informations.
    Mais je ne sais pas quoi lui répondre quand elle me reproche, de temps en temps, quand sa vie lui est un peu plus insupportable que d’habitude  » Je n’aurais pas dû me faire opérer, TU n’aurais pas dû me laisser faire ». J’ai fait confiance à quelqu’un qui semblait plus compétent que moi. N’aurais-je pas dû ?

    L’hôpital est malade. L’humain a presque totalement disparu au profit de la gestion , du rendement. L’hôpital, et surtout les urgences, sont abandonnées au mains d’internes fatigués, débordés, mal formés et peu encadrés.

    Nous serons tous vieux, nous serons tous malades, un jour.
    Cela me fait peur. Egoïstement, pour moi et la manière dont je serais peut-être traitée. Mais aussi pour ma fille. Je ne veux pas qu’elle vive ces inquiétudes.
    IL reste tant de combats à mener.

    Votre mère savait le fils aimant et attentionné que vous étiez. Les mères savent cela.
    Mais cela n’enlève pas le chagrin.

    Je vous souhaite beaucoup de courage pour surmonter ces moments de tristesse infini où un peu de notre univers s’effondre.
    Plus tard, quand le moment sera venu, vous vous souviendrez surtout de ce qu’elle vous a appris, de ce qu’elle vous a laissé, de ce que vous garderez. Son amour.

    Cécile

  55. Ivana dit :

    Ne vous en veuillez pas,
    ne culpabilisez pas,

    je comprends votre peine et votre solitude
    c’est le vide du départ
    et une épreuve à surmonter

    mais pensez à elle qui ne voudrait pas vous savoir dans le chagrin

    que mes pensées vous accompagne afin de vous relever et d’avancer

    courage et à bientôt de vous lire …

  56. Doc_cleo dit :

    Toutes mes condoléances. Sincèrement. Te dire que je partage ta peine est peut-être beaucoup mais ce qui est sur c’est que je pleure avec toi ce matin.
    Bon courage, plein de soutien

  57. bituur esztreym dit :

    j’peux pas vous embrasser, j’vous donne ça :

    mémoire de mon père

    des brins de tristesse médités
    trament le jeu des corps ; en tissent
    l’épaisseur. chemin du tertre. une lune
    flotte à trente pieds de la mémoire,
    une lune se joue de nos expressions –
    nous reprenons les sentiers, nous repensons
    aux jours qu’il partageait, nous
    repassons sans autre les moments…
    son retrait, sa position discrète nous
    rapprochait de certaine manière
    de l’art difficile des preuves d’amour.

  58. yvette dit :

    Je comprends votre peine et vous souhaite beaucoup de courage durant ces temps difficiles. Toutes mes condoléances.

  59. chalipette dit :

    Toutes mes condoléances, je partage votre peine. Votre histoire me renvoie 20 ans en arrière, à la mort de ma propre mère, victime de  » négligence » dans un hôpital parisien…la colère, la haine est terrible car encore plus destructrice que la peine et est completement stérile. Mille pensées pour vous, votre maman et tous vos proches.
    Chalipette

  60. Serre dit :

    Toutes mes sincères condoléances !

  61. Marc dit :

    Je ne trouve pas les mots.

    Seulement sachez que mes pensées vous accompagnent dans cette épreuve humaine.

    Sincères condoléances

  62. Sandrine dit :

    Ces mots ne seront peut être pas les plus adroits et réconfortant, mais soyez assuré de mes sincères condoléances à vous, qui nous apportez beaucoup sans nous connaitre.

  63. Mk dit :

    Votre histoire est terrible, je ne sais pas quoi dire. Sinon que je partage votre peine et que je vous souhaite du courage. La vie est cruelle. Soyez fort.

  64. Marie-Laure dit :

    Cela ne vous sera pas dune grande aide, mais en lisant votre histoire j’ai pleuré avec vous. ….Courage.

  65. Je suis de tout coeur avec vous, pour les adieux a votre maman,mais, et aussi pour les circonstances de son départ.Maman est partie il y a dix ans dans des conditions proches. Je pense a elle chaque minute.

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