Japon : les risques potentiels liés à l’accident nucléaire.

Informations contradictoires, doses de radiations tantôt à la hausse, tantôt à la baisse, la tragédie japonaise n’est pas simple à suivre. Point sur les risques liés aux radionucléides pour la population.

Une chose est sûre : il est impossible de comparer la situation des travailleurs au cœur de la centrale, les ‘liquidateurs’ et celle des populations vivant plus ou moins près de la centrale.
Les travailleurs sont exposés à des doses de radiations colossales, équivalant à une centaine d’examens ^par scanner en une seule fois. Ces radiations vont provoquer chez certains des hémorragies et une destruction de la moelle osseuse, avec un risque infectieux majeur. Le risque de décès est élevé à court ou moyen terme.
Il existe aussi un risque de cataracte par opacification postérieure du cristallin.
Pour les populations, les risques sont difficiles à préciser. La rareté des accidents n’a pas permis de mener des études exhaustives et la comparaison d’accidents nucléaires et de retombées des bombes atomiques n’est pas judicieuse. Un accident nucléaire va provoquer une contamination des sols, ce que ne fait pas une explosion de bombe nucléaire.
C’est évidemment la tragédie de Tchernobyl, en 1986, qui a été la mieux étudiée. On a constaté une élévation des cancers de la thyroïde chez les enfants et les adolescents, principalement avant l’âge de dix ans.
Deux raisons à cela : la thyroïde des enfants est hautement active car elle participe à la croissance osseuse .Pour son fonctionnement, elle utilise 99 % de l’iode capté par notre organisme.
Or, l’accident nucléaire a libéré d’énormes quantités d’iode radioactif (Iode131, l’iode alimentaire étant de l’iode 127).
Cet iode a contaminé les pâturages et s’est retrouvé dans le lait, aliment consommé en quantités plus élevées chez l’enfant que chez l’adulte.
Malgré de longues années de suivi, aucune étude n’a permis de mettre en évidence un risque plus élevé pour les autres cancers.
Mais cet accident a montré un effet indirect des retombées : des traumatismes psychologiques innombrables, mal gérés, facteurs de stress et qui expliquent, sans doute, une élévation des accidents cardiovasculaires constatés dans la région de Tchernobyl et des pays voisins.
PRECISIONS SUR L’INTERET DES COMPRIMES D’IODE

On commence à entre ça et là des rumeurs de personnes qui, en France, veulent se procurer des comprimés d’iode.

Il me semble utile d’apporter quelques précisions à destination de ces anxieux.
L’ingestion d’iode sature rapidement la thyroïde. Une fois la glande saturée, l’excès d’iode est éliminé dans les urines. Cette protection dure environ 48 heures.
Il n’y a donc aucun intérêt à se charger en iode actuellement alors qu’on ne sait toujours pas vers où ira le nuage. D’autre part, l’iode 131, principal élément radioactif émis, a une durée de vie très courte. Ainsi, un nuage qui voyagerait pendant trois ou quatre jours par exemple, serait très peu chargé en iode en arrivant chez nous.
Il faut donc éviter les schémas de panique du type Tamiflu avec le H1N1 ou ciprofloxacine avec la menace d’anthrax.
Au cas où le problème de protection se poserait, il y a assez d’iode disponible pour ne pas avoir à en stocker individuellement. Et ce sont les jeunes enfants qui courent le risque principal, pas les adultes.
En ce qui concerne les intolérances à l’iode , voici des informations utiles venues de la Belle Province.
INFORMATIONS DE LA DIRECTION GENERALE DE LA SANTE
A l’approche du panache des centrales, dans la semaine du 21 au 27 mars, d’abord sur les Antilles puis en France métropolitaine, les pouvoirs publics mettent en ligne des informations destinées au public.
Elles sont consultables I C I

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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51 réponses à Japon : les risques potentiels liés à l’accident nucléaire.

  1. Cath. dit :

    Peut-être pour vous rassuré « un peu » !
    Ma 2ème grossesse a débuté entre le 24 et le 28 avril 1986.
    Celà doit vous dire quelque chose ?
    Nous habitons en hte savoie, ou les retombées ont été importantes… le nuage n’ayant pas « respecté » la frontière, malgré ce que l’on nous disait !!!
    Ma fille va très bien semble-t-il, a fait d’excellentes études. Son ainée qui avait 3 ans aussi.

  2. Corinne dit :

    Bonjour, je suis enceinte de 5 mois et évident, une telle situation est très inquiétante. J’immagine que les femmes enceintes partagent cette inquiétude.

    Personnellement je prends de l’iode avec des vitamines depuis le début de ma grossesse, comme me l’a conseillé mon médecin.
    Est-ce le même type d’iode que ce qui serait distribué en cas de danger?
    Et surtout quels sont les risques pour le bébé? quelles précautions supplémentaires devont-nous prendre?

    merci pour vos réponses.
    Corinne, Française vivant en Espagne.

  3. Cher ami,
    Voici ci-dessous le message de la DGS reçu aujourd’hui :

    Le 21/03/2011 – Réf : 2011-INF-05 Objet du Message "Recommandations sanitaires en lien avec le passage du panache radioactif aux Antilles et en Métropole"

    Recommandations sanitaires en lien avec le passage du panache radioactif aux Antilles et en Métropole

    Depuis le 12 mars, des masses d?air faiblement contaminé qui résultent des rejets des réacteurs nucléaires accidentés de la centrale de Fukushima se déplacent, tout en se diluant, dans les courants atmosphériques de l?hémisphère nord.

    Selon la dernière simulation réalisée par l?Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), ce sont les Antilles françaises qui devraient être touchées en premier, à partir du 21 mars, à des niveaux de concentration extrêmement bas, puis Saint-Pierre-et-Miquelon à partir du 22 mars. La France métropolitaine devrait être touchée à partir du 23 mars ; les niveaux de concentration les plus élevés attendus seraient de l?ordre de 1000 à 10000 fois moins que ce qui avait été mesuré en France le 1er mai 1986 après l?accident de Tchernobyl.

    L?IRSN partage l?avis de l?Agence de l?Environnement des Etats-Unis, qui estime que ces concentrations seront sans conséquence sanitaire et environnementale. De plus, elles seront d?un niveau trop faible pour être détectées dans l?environnement par les 170 balises d?alerte du réseau Téléray de l?IRSN (mesures consultables sur le site internet de l?institut).

    Dans ce contexte, les autorités sanitaires rappellent qu?il n?y a pas lieu de prescrire ou de délivrer de l?iode ou des compléments alimentaires en contenant. La prise d?iode stable, à titre de précaution, avant le passage du panache est inutile et déconseillée.

    Pour en savoir plus vous-même et orienter vos patients vers une information plus complète : http://www.risques.gouv.fr, http://www.sante.gouv.fr et http://www.irsn.fr.

    Source : Direction générale de la Santé
    14, avenue Duquesne
    75007 PARIS
    Mars 2011

  4. Pr. Georges MALLET dit :

    Pr. Georges MALLET
    Professeur des Universités
    Docteur- ès ? Sciences

    Je me présente car, à la différence des illustres intervenants qui m?ont précédé, je suis un inconnu pour la majorité des participants à ce débat.
    Physicien ayant travaillé ¼ de siècle dans le domaine de la physique nucléaire et de ses applications à la radioprotection de l?ADN je pense que mon avis pourrait permettre d?apaiser le débat et de se recentrer sur l?essentiel.
    Je suis d?accord avec le rappel de l?existence de 3 périodes fait jeudi vers 18H par le Pr. Neuman néanmoins, je partage l?avis donné par le Dr. M. Vergé Ve à 14H14. En effet, au bout de 6,3 jours (période effective) il restera environ 86% des atomes d?iode fixés et l?activité sera égale à la moitié de ce qu?elle était le premier jour de fixation.
    Pour que les non-initiés puissent se faire une opinion il suffit de définir les notions d?activité et de période ou demie-vie (T1/2) qui est plus parlante.
    L?activité correspond au nombre d?atomes qui se désintègrent par seconde.
    La Période radioactive (appelée physique par le Pr. Neuman) est le temps nécessaire pour que la moitié des radioéléments (Iode en l?occurrence) présents initialement se soit désintégrée. La période biologique est le temps nécessaire pour que la moitié des radioéléments absorbés se soit éliminée naturellement. Il en résulte une troisième période « effective » bien définie par le Pr. Neuman.
    La loi de décroissance étant exponentielle [exp(-0,693*t/T)] où t est le temps écoulé et T la période chacun pourra se faire son idée.
    Ceci dit je ne suis pas de ceux qui cherchent à affoler qui que ce soit ni de ceux qui veulent masquer ce qui me parait être la vérité. Je ne peux que souhaiter que les Hommes qui se battent pour limiter les fuites l?emportent.

  5. jee-p dit :

    ce message pour le Dr Mylène Vergé
    Docteur
    excuser le béotien que je suis mais serait il possible de savoir en des termes clair, précis et concis ,ce que peut ingéré une personne qui est, comme on le dit" improprement" parait il dans le milieu des néophytes,.. allergique a l’iode ?
    je pense que je ne dois pas être le seul a attendre cette réponse ;
    On a beau nous dit que l’iode est un metal et que ce type d’allergie n’existe pas en attendant mon épouse qui a 60 ans ne peut absorber aucun fruit de mer ou dérivé sans ressentir une sensation d’étouffement, concrétisée par un gonflement du visage et de la gorge; elle a, il y a 8 ans été victime d’un accident et a du etre hospitalisée pour une fracture du poignet !
    lors de son séjour on lui a injecté… MALGRÉ MES MISES EN GARDES ..(mais c’est bien connu les conjoints se mêlent de tout et n’y connaissent rien !) une préparation a base d’iode
    ce qui c’est solde dans les minutes qui ont suivi par un" ?dème de Quincke " carabiné et un début de perte de connaissance avant qu’une équipe de médecins ne viennent lui injecter d’autres produits neutralisants et la mette sous oxygène !
    inutile de vous dire ma réaction !! devant ma colère , tout médecin qu’ils étaient, pas un n’a étalé sa science a ce moment la !
    donc svp docteur ,si il arrivait par malheur que l’on soit confronté a un accident nucléaire (car nous demeurons en plus pas très loin d’une centrale a 10kms de Marcoule ) qu’elle serait pour elle la conduite a tenir
    prendre ses comprimes d’iode associé a de antihistaminiques ? ne rien prendre ?
    existe il des comprimes spécifiques ou d’autres remèdes préventifs?
    je vous remercie docteur de votre réponse et du temps que vous voudrez bien y consacrer
    cordialement
    jee-p

  6. Dr Mylène Vergé dit :

    Même si la notion de période biologique concerne aussi l’iode organifié, transformé en hormones thyroïdiennes T3 et T4, (qu’entre temps, certains récepteurs ont pu se libérer), que la transformation de T4(forme de stockage) en T3 libère un iodure qui peut à son tour être "recyclé", ceci avec des variations individuelles qui dépendent de divers paramètres….
    les médecins nucléaires,les manupulateurs de médecine nucléaire, les médecins demandeurs et les patients ont entendu parler de "scintigraphies thyroïdiennes blanches" ou de mauvaise qualité (même avec une glande fonctionnant normalement) en rapport avec une "saturation iodée iatrogène": la thyroïde étant incapable de fixer l’Iode radioactif (ou le Tc99m) servant à faire l’image…
    ceci peut être lié à certains produits de contraste radiologique (après une UIV, autrefois des examens utilisant le lipiodol) ou à la prise de certains traitements comme la cordarone : il faut alors attendre plusieurs semaines ou plusieurs mois pour que la glande puisse fixer à nouveau , et pour qu’on puisse obtenir une scintigraphie lisible.
    C’est ce qu’on voudrait reproduire chez les gens soumis à des effluents radioactifs contenant de l’Iode Radioactif.Bien sur, ce n’est pas le cas en France, et il n’est pas souhaitable de faire inutilement ces surcharges iodées.
    Je vais cesser mes interventions sur ce site, mais je tiens à remercier JD FLAYSAKIER pour son fair-play

  7. JD Flaysakier dit :

    Face à certains commentaires ‘musclés, je me permets de vous proposer de lire (en anglais) les informations que le CDC, centre de contrôle des maladies américain, met à  disposition du public.

    Le CDC parle de protection limitée à 24 heures et parle également de réactions allergiques.

    LA FICHE CDC

  8. Dr Mylène Vergé dit :

    réponse au Pr Neuman
    permettez-moi de corriger des inexactitudes (que j’espère être des lapsus) dans votre commentaire ru 17 mars: "puisqu’on fait un peu de sciences"
    D’après "annals of the ICRP", vol8 N° 1-4, la période biologique de l’iode pour un adulte est de 80 jours, elle décroit chez les sujets jeunes pour arriver à 40 jours chez un enfant de 5 ans et 30 jours chez un enfant de 1 an: c’est ce chiffre qui nous intéresse lorsqu’on bloque la thyroïde par de l’Iode stable (bien sur, il s’agit de valeurs moyennes)
    *Je suis d’accord pour le principe de votre calcul de la période efficace, sauf que celle-ci concerne l’activité (décroissance radioactive de l’Iode 131: elle nous intéresse pour calculer l’irradiation de la glande) et non l’élément chimique Iode qui lui, est régi par la période biologique!!
    Quand vous dites: au bout de la période efficace persiste la moitié de l’iode ingéré dans l’organisme: NON: il persiste la moitié de la (radio)activité dans l’organisme

  9. JD Flaysakier dit :

     

    Je précise à nouveau pour celles et ceux qui laissent un commentaire que leur texte n’apparait pas automatiquement.
    Il m’est d’abord adressé et je décide ou non de le publier.
    La politique concernant les commentaires est précisée dans la rubrique « INFOS BLOG » dans l’article « commentaires : les règles du jeu ».
     
    Comme je ne vis pas 24h/24 devant mon écran, certains commentaires peuvent être mis en ligne après un certain délai et je prie leurs auteurs de m’en excuser.
     
    Merci de vos contributions et, encore une fois, pas de message anonyme, sinon c’est supprimé directement.
    Pas de consultation médicale non plus, c’est interdit par la charte HONCode.
     
    A bientôt de vous lire.
  10. mailou dit :

    Bonjour,

    En cas de contamination nucléaire en France, que peuvent faire les personnes qui ont été subies l’ablation de la thyroîde sans que cela soit cancéreux, et qui ont un traitement à base de lévothirox.
    Merci pour votre réponse .

  11. snoopy dit :

    Bonjour Docteur,
    Que doit-on ingérer si on présente une allergie à l’iode ????
    Merci d’y réondre.

  12. rboutboul dit :

    Les allergies à l’iode n’existent pas .L’iode est un métal ,il ne peut produire d’allergie.Il n’a jamais été constater la moindre augmentation des IGe aprés un prétendu accident allergique à l’iode.Votre intervention dans le J.T laisse présumer exactement le contraire.Il serai normal de faire une mise au point ….d’autant que vos propos semblent dramatiser la situation notament pour les enfants.Très cordialement.Dr R BOUTBOUL

  13. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A HOMMAGE AU JAPON :

    J’ignore ce qu’est ce projet

  14. HOMMAGE AU JAPON dit :

    Que pensez vous du projet HAARP mis au point par les Américains, devons nous croire ce qu il est ecrit?

  15. Pr A.Neuman dit :

    Puisque l’on fait un peu de sciences : la période physique(Pp) de l’iode 131 est de 8 jours. La période biologique (Pb) est de 30 jours. La période efficace (Pe) est de (1/Pe=1/Pb+1/Pp) 6,3 jours. C’est à dire qu’au bout de 6,3 jours il persiste la moitié de l’iode ingéré dans l’organisme.
    Si la thyroide est bloquée la plus grande partie de l’iode ingéré, n’ayant plus de lieu de "stockage" est éliminée en 24 heures.
    A.Neuman

  16. Dr Mylène Vergé dit :

    Je ne sais qui sont vos "interlocuteurs spécialisés", mais vos affirmations sont fausses, revoyez vos sources!
    Je comprends que vous avez à intervenir dans des domaines très différents de la médecine, et que ce ne doit pas être évident d’être au courant de tout en tout.
    Ne soyez pas désolé pour moi: mais plutôt pour les télespectateurs de fr2 qui vous ont écouté et auront une approche erronée de la situation

  17. David dit :

    Pourquoi ne fournit-on pas aux personnes travaillant sur la centrale les tenues militaires de protection contre le nucléaire notamment dont dispose au moins l’armée française et américaine?
    N’ont pas été t-elles conçues pour que les soldats puissent continuer à combattre dans un environnement nucléaire, bactériologique et chimique? Peut-être alors que l’on se rend compte (ou que l’on sait) qu’elles sont inefficaces?

  18. Cricri dit :

    Docteur,
    Je pars le 23 mars pour la Californie pendant 10 jours. J’ai vu sur votre chaîne que le nuage pourrait se diriger vers la Côte Ouest des Etats Unis. Je ne veux pas paniquée mais je suis inquiète car nous ne serons pas informés sur la situation sur place.
    Pouvez-vous nous rassurer et que faire ?
    Cordialement
    Cricri

  19. JD Flaysakier dit :

    REPONSE AU Dr MYLENE VERGE :

     

    Ce que j’ai dit: correspond aux informations que m’ont donné des interlocuteurs spécialisés, dont certains ont eu à connaître les conséquences de Tchernobyl.

    Si cela vous semble faux à ce point, j’en suis désolé.

     

  20. lagarde pialot dit :

    Pourquoi ne propose-t-on pas aux familles Japonaises de les accueillir chez nous un moment sur le principe du jumelage pour leur éviter l’exposition aux radiation. Merci pour votre réponse

  21. Dr Mylène Vergé dit :

    cher Confrère,
    médein nucléaire spécialiste (Spécialité à saclay et exerçant au CHPG à Monaco), Dr en médecine et Dr en Physique,
    je me permets d’intervenir pour corriger des inexactitudes grossières lors de votre intervention au journal télévisé hier, et sur votre blog
    *La protection d’une saturation iodée est de plusieurs semaines et si dans les premières heures ce qui n’a pas été sur les récepteurs est éliminé dans les urines (c’est bien "l’excès"), ce qui est fixé sur les récepteurs s’élimine lentement (2,5 mois de période biologique moyenne "annals of the ICRP").
    *la période de l’Iode 131 est de 8 jours: s’il y a eu une activité importante libérée, 8 jours après, il en reste la moitié, ce qui fait encore beaucoup.
    Je crois que dans l’atmosphère d’inquiétude générale , il est important de ne pas dire n’importe quoi.
    Je compte sur votre probité intellectuelle pour faire un rectificatif: "l’erreur est humaine, persister…"
    Bien confraternellemnt
    Dr Mylène Vergé
    Chef de service-Adjoint
    Médecine Nucléaire
    Centre Hospitalier Princesse GRACE
    Monaco

  22. A.Neuman dit :

    1) Il n’y a effectivement pas d’allergie à l’iode stricto-sensu
    2) Il n’existe pas, à ma connaissance de pastilles d’iode en vente en pharmacie. Celles-ci seraient cependant utiles chez les patients en carence iodée. Une carence iodée peut induire une élévation de la TSH (chez les femmes enceintes par exemple). Le rétablissement de la charge en iode éviterait la prise de lévothyrox.
    3) Mais une surcharge iodée sur goitre multinodulaire peut induire une hyperthyroïdie qui peut perdurer à la fin de la surcharge (hyperthyroïdie induite).

  23. Van Praet dit :

    Monsieur,

    Concernant la catatstrophe nucléaire au Japon: Les nuages nucléaires ne s’arrêtent pas à la frontière dit-on mais pourriez-vous éventuellement indiquer avec un peu plus de précision quel est le rayon qu’il ne vaut mieux pas franchir et ceci , pendant combien de temps ?
    Mon fils avait prévu de se rendre, sac à dos, en Thaïlande, Vietnam et Laos pendant 2-3 mois en été. Pensez-vous qu’il serait plus prudent d’ éviter ces destinations?
    Merci beaucoup de votre attention et de votre réponse.

    Dominique Van Praet
    Une maman inquiète

  24. Ardèchoise coeur fidèle dit :

    Bonjour,
    Si les comprimés d’iode n’ont pas d’efficacité pour les adultes de plus de 20 ans, (ou si peu), pourquoi les mairies en distribuent-elles gratuitement à toutes les personnes qui résident dans un rayon de 10 kms. d’une centrale, sans leur apporter cette précision dans le dépliant fourni ? C’est notamment le cas dans mon village, situé près de la centrale de Cruas. Est-ce pour faire croire qu’on peut diminuer les radiations ? (pour ma part, je ne me berce pas d’illusion… je n’y crois pas !!!).

  25. Sophie dit :

    Bonjour,
    je comprends votre alerte à propos des capsules d’iode pour ce qui concerne les Français.
    Pour ce qui me concerne, je cherche des capsules d’iode pour les envoyer à ma belle-soeur japonaise, qui habite à Tokyo, qui n’en trouve pas sur place. C’est donc pour les lui envoyer.
    Savez-vous où et comment je peux m’en procurer afin de les lui envoyer au plus vite ?
    Merci à vous.

  26. Giraya dit :

    Bonsoir Dr Flaysakier,

    J’ai une question qui peut sembler stupide et démesurément paranoïaque mais j’importe très régulièrement des livres et DVDs du Japon. Quels sont les risques de recevoir un produit touché par un taux de radioactivité nocif selon l’endroit d’impression de l’ouvrage ?
    J’ai vu au JT que l’on mesuré le taux de radioactivité sur les gens et certains se voyaient décontaminés ainsi que leurs vêtements… Je n’ai aucune idée de comment tout cela fonctionne mais si la personne décontaminée était venu en voiture, son siège ne le serait-il pas également par contact ? Et donc après décontamination, s’asseoir à nouveau dans ce siège mettrait la personne de nouveau en contact avec le problème… Je me doute bien que les Japonais ne vont pas jeter tous leurs biens, mais quel est le risque sur les objets, pour eux, et pour nous qui importont régulièrement sans savoir si les objets ne sont pas fabriqués dans des zones où les vents peuvent ou malheureusement pourront pousser un nuage radioactif dont les particules ne seraient pas assez diluées…

    Merci d’avance pour vos réponses…

  27. JD Flaysakier dit :

    Japon: envoi préventif d’iode à certains territoires d’outre-mer
       
        PARIS, 16 mars 2011 (AFP) – Le gouvernement a annoncé mercredi avoir  commencé à envoyer des comprimés d’iode à Saint-Pierre-et-Miquelon, en  Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à Wallis et Futuna pour faire  face à une éventuelle contamination après l’accident nucléaire au Japon.
        Cette décision a été prise « compte tenu de l’évolution de la situation au  Japon, de l’éloignement, et des délais d’acheminent », explique le ministère de  l’Outre-mer dans un communiqué.
        « En effet, la métropole dispose aujourd’hui de réserves de comprimés  d’iode, ce qui n’est pas le cas des territoires outre-mer. Afin de placer ces  derniers au même niveau que la métropole, la décision a donc été prise de les  approvisionner, sans qu’il y ait besoin d’organiser une distribution à la  population à ce jour », poursuit le ministère.
        « A ce stade, il faut rappeler qu’il n’y pas de risque de contamination pour  ces territoires. Ce risque, qui dépend d’une part des rejets au Japon et  d’autre part des déplacements atmosphériques, est suivi en temps réel par le  réseau de surveillance de l’IRSN », ajoute le texte.
        Mardi la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet avait expliqué  que « le régime des vents et des courants atmosphériques se concentrent  d’ordinaire à l’intérieur d’un hémisphère, ce qui fait que si certains de nos  territoires venaient à être touchés, les premiers territoires les plus exposés  ne sont pas forcément ceux du Pacifique sud, mais peut-être d’abord un  territoire comme Saint-Pierre-et-Miquelon ».

  28. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A BASTIEN :

     

    L’intérêt maximum réside chez les enfants en bas àge, les femmes enceintes et les adolescents.

  29. REPONSE A BASTIEN : dit :

     L’efficacité est majeure chez les enfants en bas age, les femmes enceintes et les adolescents

  30. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A HOMMAGE AU JAPON :

    Nous en avons largement parlé et évoqué les risques terribles et l’issue souvent fatale pour ces volontaires.

  31. HOMMAGE AU JAPON dit :

    Une question trop souvent détourné a mon avis , quels sont les vrais risques pour tout ses hommes apellés les "LIQUIDATEURS"? quelle sera leurs avenir après cette tragédie?

  32. Bastien dit :

    Je vous ai entendu dire que pour des personnes au-delà de l’âge 20 ans les comprimés d’iode n’avaient plus aucune raison d’être utilisés. Ai-je mal compris ?

  33. Rogelaine dit :

    Au JT il a été indiqué les risques de radio activité (selon la direction des vents) vders la Californie et vers la Nouvelle Calédonie.
    Mais qu’en est-il pour Hawaï ?
    Merci.

  34. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A SPINUS, FLORENT H ET TIT17 :

     

    J’ai effectivement voulu simplifier et mettre en garde. Il n’y a pas d’allergies vraies à l’iode, mais il y a des accidents liés à certains produits de contraste iodés, aux désinfectants cutanés et aux fruits de mer.J’ai mis une référence en fin d’article pour approfondir la question.

  35. REPONSE A JU : dit :

     Sans thyroïde, vous ne risquez pas de faire un cancer de la thyroïde.Sauf s’il existe du tissu résiduel mais ce serait étonnant !

  36. Ju dit :

    Je n’ai plus de thyroïde, s’il fallait prendre de l’iode comment ça se passe pour les personnes qui n’ont plus de thyroïde???
    Merci pour la réponse

  37. spinus dit :

    Bonsoir,
    Je viens de vous entendre, Mr Jean-Daniel Flaysakier, sur le JT de France2, dire que les pastilles d’iode pouvaient s’avérer mortelles chez certaines personnes. Ma question est donc de savoir si la détection chez une personne de la contre-indication concernant ces pillules d’iode est facile et rapide à réaliser ? Car si on avait affaire à une alerte nucléaire en France ou à un nuage radio-acctif venant du Japon, par exemple, comment ça se passerait pour savoir si on peut avaler cet iode protecteur sans rique mortel ? J’imagine que si les choses étaient bien faites, par des gens soucieux de la santé de tous, une campagne de "dépistage aux personnes allergiques à l’iode" orchestrée par le ministère de la santé (financé par Areva, EDF, Cogema…) aurait pu être engagée, non ? Merci.

  38. Florent H. dit :

    Monsieur Flaysakier,

    Etudiant en 6ème année de médecine, je viens de vous entendre dire au JT de 20h qu’il existe "des allergies mortelles à l’iode"…Je comprends tout à fait que vous devez simplifier les choses pour être compris du plus grand nombre, mais ici il s’agit, il me semble, d’une inexactitude et non d’une simplification. Certes, il existe des effets secondaires potentiellement graves aux ingestions d’iodes, mais il ne s’agit en aucun cas d’allergie à l’iode, pour la simple et bonne raison que l’allergie à l’iode n’existe pas, l’iode étant un élément indispensable à la survie. Personne n’est allergique à l’hydrogène, à l’oxygène, ou à l’azote !
    Cette confusion fait souvent rager les radiologues qui se battent contre ces "allergies à l’iode" qui sont en fait des allergies à certains produits de contrastes iodés et font trop souvent récuser des examens complémentaires (TDM) sans raison valable.
    Je ne veux pas chipoter, j’apprécie beaucoup vos interventions, mais je voulais apporter cette précision, étant donné que c’est une notion couramment entendue, avec des conséquences parfois délétères.

  39. HOMMAGE AU JAPON dit :

    En effet je me suis moi meme demander pourquoi les français de retour ne sont pas soumis a un controle de radiation, voir meme diriger vers un centre hospitalier, le gouvernement français néglige tout risques et pourtant ils sont réels.

  40. Karine dit :

    Bonjour,

    J’habite en Martinique. Aux informations, on ne parle que de la Californie ou de la nouvelle Calédonie?
    Qu’en est-il des risques pour les Antilles françaises (par rapport au déplacement des nuages)?

  41. lapalus dit :

    bonsoir, je me considère comme une victime indirecte de tchernobyl à l’époque j’avais 20 ans aujourd’hui je suis malade de la thyroïde et je voulais savoir en cas de problèmes graves au japon si les personnes sensibles comme moi risque d’être encore plus sensible et si l’on nous prescrira de l’iode.merci

  42. Tit17 dit :

    Bonjour,
    juste pour réctifier ce que vous venez de dire à l’antenne, il n’éxiste pas d’allergie proprement dite a l’iode… en effet, la thyroide fonctionne avec, et une personne allergique à l’iode ne pourrait pas vivre! Aux excipients, je ne dis pas….!
    cordialement

  43. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A BABOUCHKA :

    Je ne pense pas qu’une telle mesure ait une efficacité réelle. le masque est inutile et on n’est pas dans un phénomène infectieux transmuissible. Des personnes hautement irradiées auraient des signes cliniques qui attireraient l’attention.

  44. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A JAYTEE :

     

    les importations en provenance du Japon sont rares. l’an dernier pour toute l’UE, il y a eu 9000 tonnes de fruits et légumes. Pour le poisson c’est très faible aussi.

    Mais des contrôles de radioactivité ont été mis en place à compter d’aujourd’hui 16 mars 2011

  45. babouchka dit :

    Comme beaucoup de gens je m’intéresse à ce qui se passe actuellement au Japon . Je suis surprise que les ressortissants français de retour dans notre pays ne portent aucun masque à leur descente d’avion , et ne soient pas orientés aussitôt vers une cellule de contrôle pour détecter le taux de radio activité qu’ils pourraient , sans le savoir , ramener avec eux .
    Décidément la France se croit toujours invincible ! Au lieu d’essayer de récupérer cette catastrophe de façon polititienne , nos dirigeants feraient mieux d’avoir plus de considération pour leurs concitoyens .

  46. Jaytee dit :

    La nourriture en provenance du Japon risque-t-elle d’être irradiée si la situation à Fukushima s’aggrave? Y a-t-il des contrôles aux frontières?
    Par ailleurs, tout le monde se réjouit que les vents se dirigent vers l’ouest, mais la faune et la flore maritime ne risquent-elles pas aussi d’être contaminées? Ou sont-elles naturellement protégées par l’iode de la mer?

  47. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A MIKE R :

    très franchement, je ne pense pas qu’il faille ingérer des pilules d’iode alors que le nuage n’est pas là ! Vous auriez grandement le temps de le faire si les services météo et la FEMA donnaient l’alerte.

  48. mike r. dit :

    bonsoir,
    J’habite en californie (san francisco), ici nous avons tres peu d’information. Devons nous mes enfants (9 et 13 ans) et moi (40 ans), prendre préventivement de l’iode. ici c’est un peu la panique, tout le monde en prends mais sans information reelle. Y a t’il des contre indications ? des « mélanges » à éviter (avec des antibiotiques par exemple). D’avance merci.

    ps : meme ici nous suivons vos interventions televisuelles toujours pleines de bon sens et de sérieux !

  49. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A NINE62 :

    Je pense que le mieux est de vous rapprocher du spécialiste qui vous suit pour vos problèmes de thyroïde.:

     

  50. nine62 dit :

    Bonjour,
    J’écoute toujours avec beaucoup d’attention vos interventions.
    Cependant, je me pose une question: je suis allergique à l’iode, qu’est-il prévu dans ce cas en matière de prévention ?
    Je précise également que je n’ai plus qu’un lobe de ma thyroïde car dans les années 90, j’ai développé un cancer … Tchernobyl? (J’habite en région Rhône-Alpes depuis 1987 mais je n’ai, bien sûr, jamais cru à la belle histoire du nuage qui s’était arrêté à la frontière !!!
    Merci de m’accorder quelque attention sachant tout de même que je ne me sens pas en danger suite à cette tragédie nippone!
    Cordialement,
    C. B-B.
     

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