Retravailler après un cancer : il faut savoir préparer son retour très tôt.

Retourner dans le monde des vivants, se reconstruire. Ces mots sont ceux des femmes et des hommes qui, après avoir eu un cancer, parlent de leur besoin de retourner travailler. Mais ce retour n’est pas une sinécure, loin de là, comme le montre une enquête récente.

C’est la première fois que je vous propose de voir, sur ce blog, un très long entretien ‘brut de décoffrage’, c’est-à-dire tel qu’il a été tourné avant d’être monté et édité dans un sujet. Si j’ai fait ce choix c’est que je crois important d’écouter dans la longueur ce que Monique Sevellec, psychologue à la Maison des Patients de l’Institut Curie, a à dire.

Avec quelques autres professionnels, elle a mené une enquête il y a quelques mois, aidée en cela par 82 médecins du travail de la région Ile de France. Ils ont suivi 402 personnes, 240 femmes et 162 hommes dont l’âge moyen tournait autour de la cinquantaine, et chez lesquelles un cancer avait été décelé et traité. Pour les femmes, il s’agissait dans 36 ù des cas d’un cancer du sein et chez les hommes de cancers de la prostate dans 10 % des cas.

Cette étude montre que 79 % des patients avaient repris leur activité professionnelle dans les 2 années suivant le diagnostic.

Mais elle montre également que 27 % d’entre eux ont continué leur activité professionnelle pendant leur traitement !

Ce travail souligne aussi les difficultés d’aménagement des postes et des périodes de travail. Ainsi le fameux ‘mi-temps thérapeutique’ est souvent difficile à mettre en place. Souvent, la réalité de ce mi-temps est, en fait, une charge de travail complète à effectuer dans une période de temps partiel ! Déjà difficile en temps normal, une telle contrainte est encore plus insupportable pour des personnes qui ont subi un traitement anticancéreux souvent lourd, à base de chimiothérapie et/ou de radiothérapie.

Ces patients ont une fatigabilité importante et des troubles de mémoire et de concentration dans les mois qui suivent la fin du traitement. Retravailler est vécu comme une nécessité par la majorité des patients. Cela marque la fin de la maladie, le retour dans ‘le monde des vivants’, la phase dite de ‘reconstruction’. Mais, comme le montre l’enquête, ce retour doit être préparé très tôt, quasiment même au début du traitement. Il faut que le médecin du travail soit un partenaire impliqué d’emblée et que l’encadrement de l’entreprise joue le jeu.

Ce travail est important à lire et je vous propose de ledécouvrir Et je vous recommande également de prendre le temps d’écouter l’entretien avec Monique Sevellec.

Enfin, je me permets d’ajouter à votre lecture le blog d’une jeune femme médecin généraliste et véritable ‘plume’. Elle vient de poster une note sur son blog au sujet d’une campagne très médiatisée lancée par un médecin présentateur d’une émission de télévision. Cette campagne va à l »encontre de toutes les données actuelles des connaissances en matière de dépistage de cancer de la prostate. Jaddo le raconte fort bien.

Bonnes lectures.

 LE BLOG DE JADDO       

 
 
 
 

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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21 réponses à Retravailler après un cancer : il faut savoir préparer son retour très tôt.

  1. Olivier Minatchy dit :

    Bonjour,
    je reviens sur ce sujet ancien aujourd’hui car ayant eu un cancer donc ALD j’ ai subi une mise à l’ écart au travail sans intervention du médecin du travail et aujourd’hui je me retrouve à la rue à cause de litiges avec l’ ordre des medecins depuis que j’ ai mis en cause ceux qui n’ont pas fait leur travail. J’ ai même eu au début des arrêts maladies syndrome anxio dépressif réactionnel mais depuis ils ont revire leurs vestes…
    Je me souviens d’ un reportage vers cette periode(2010), ou le Docteur Flaysakier indiquait l’ absence d’ indépendance de m es ecins du travail notamment sur l’île de La Reunion et je n’arrive pas à le retrouver.
    Auriez vous un lien pour ce reportage svp.

    Merci

    • docteurjd dit :

      Monsieur,
      Je n’ai jamais abordé le sujet des médecins du travail à la Réunion. Peut-etre cela a t-il été traité ailleurs ?
      Vous etes vous rapproché de la Ligue contre le cancer de votre département ? Vous pourrez trouvez aide et conseil auprès des personnes de cette association

      • Olivier Minatchy dit :

        Bonsoir,
        Il me semblait bien que c’était dans ce reportage mais comme la vidéo n’est pas lisible, c’était peut être ailleurs aussi.
        Merci pour l’information concernant la ligue contre le cancer mais comme mon traitement c’était bien passé et qu’à part quelques désagréments les deux années suivantes j’avais retrouvé une vie quasi normale, je n’aurai pas besoin de leur aide.
        Mon problème vient surtout d’une consultation psy ultérieure ou on ne m’a pas cru ni voulu vérifier les éléments objectifs que j’avais en mettant en cause le médecin du travail notamment et on m’a fait passer pour malade mental et cela a eu des incidences sur ma reconversion dans le paramédical et ma vie tout court.
        Le seul à avoir essayé de m’aider lors de la mise à l’écart à été min généraliste qui est malheureusement mort la même année.
        Depuis même l’ordre des médecins me decridibilise et çà ne gêne personne qu’en plus d’être devenu sdf et avoir failli mourir de faim, j’ai de plus en plus de problèmes de santé.
        Le clinutren(-16kg en un mois) ou des capacités respiratoires réduites à 25 o/o et dengue(2 fois) ou épine calcaneene plus risques liés à la vie dehors, ne les dérange pas et ne me donnent pas envie de retourner en hôpital d’autant que si il n’y avait pas eu covid 19 on m’aurait encore refusé aux urgences pour la dengue.
        Grosse méfiance vis à vis du système de santé et l’abus d’article 56.
        Dommage que je ne sois pas vraiment fou, je n’aurais rien compris.
        Je voulais juste cette vidéo pour la montrer au juge puisque après avoir épuisé mon dernier euro j’ai mis un coup de poing à mon ancien médecin traitant qui avait donc retourne sa veste contre moi et indirectement chargé son associé décédé, quand j’ai porté plainte à l’ordre.je suis en appel au tribunal actuellement car leurs plaintes sont acceptées et les miennes non…

        Voilà, long discours de ma part mais bon, il faut que ça se sache quand même. Il y a des bons et des mauvais médecins comme dans tout métier.

      • Olivier Minatchy dit :

        Encore moi,
        par curiosité concernant la chimiothérapie(Abvd pour Hodgkin 2b ), savez vous pourquoi est-ce qu’au réveil j’avais environ 20 min pour prendre mon petit déjeuner avant d’avoir comme des brûlures à la bouche chaque fois que j’avalais quelque chose y compris de l’eau, à cause peut être d’une mucite?

  2. Merci pour vos propos constructifs! Les choses avancent. Et même si beaucoup reste à faire, c’est bien en faisant des propositions et en s’essayant à des actions simples et pragmatiques que nous avons une chance de progresser. Merci donc également pour vos propositions, inspirantes!

  3. morsch patrick dit :

    bonjour suite a un cancer de sinus piriforme depuis le 04 juillet 2011 suis en rémission depuis juin 2012 mon employeur peut il me refaire prendre mon travail sachant que je n’avais pas de perte de salaires pendant 3 années suite a une convocation de sa part chez le médecin conseil celui la décidé autrement il m’a mis en 2eme cathégorie d’invalidité que j’ai refusé ensuite mon médecin traitant a contacté 2 médecins conseil et eux sans m’avoir vu ont décidés de me mettre en 1ere cathegorie en invalidité trouvé vous cela normal cordialement patrick

  4. Nina dit :

    Bonjour, moi j’ai eu 6 mois de chimios et mon problème c’est que je ne travaillais pas au moment de la découverte de mon cancer (j’ai 22 ans) du coup je ne suis en relation avec personne (médecine du travail ou je ne sais quoi) partout où je demandais de l’aide on me répondait (et notamment une assistante social de la ligue contre le cancer) que je n’avais que deux choix : demander le statut d’AAH ou Pôle emploi !!!
    Je vous remercie donc pour cet article et vous demande des conseils s’il vous plaît sur des organismes ou des démarches qui pourraient m’aider à reprendre doucement une activité.

  5. Babass75 dit :

    Certains médecins conseil CPAM sont la pour clôturer du dossier… Ne vous laissez pas faire et si vous êtes encore dans les délais accordés de recours, contestez je vous assure que très souvent les décisions prises par les CPAM sont infirmées en expertise. Le Dr Flaysakier a raison battez vous, vous n’avez rien a perdre !!

  6. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A DIANAIS :

    Je  comprends votre amertume et votre tristesse. Il y a eu, semble-t-il beaucoup de mauvaises décisions prises dans votre cas et pas assez d’information. Pourtant, à l’IGR il existe un service bien structuré pour répondre aux demandes des patients. On n’a pas du suffisamment vous en parler.

    Concernat l’Assurance maladie, vous pouvez parfaitement contester la décision du médecin conseil et faire appel. vous pouvez même vous faire assister d’un médecin spécialiste dont la CPAM doit vous fournir la liste.

    Ne vous laissez pas faire, battez vous, contestez.

  7. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A LADEFENSE/

    Plutôt que de m’envoyer ce mail rageur, vous auriez sans doute mieux fait de regarder le sujet une seconde fois. vous auriez entendu alors que cette jeune femme a travaillé en CDI dans une entreprise avant d’être licenciée dans le cadre d’un licenciement économique. C’est alors qu’elle a choisi de devenir autoentrepreneur.

    Désolé !

  8. estelle dit :

    vous parlez des personnes atteintes du cancer et qui retournent au travail après la guérison ou les licenciées…mais quand on a été licenciée pour cause de maladie et pour retrouver un nouvel emploi, c’est tout autre chose, ou plutot, c’est le combat quotidien qui vous emmène nulle part et que vous finissez par réaliser que vous n’êtes rien…je souffre depuis 2 ans et là, je suis arrivée au désespoir en jurant de ne plus effectuer de recherche d’emploi…j’ai 53 ans, je suis en bonne santé, je peux beaucoup donné mais les employeurs m’ont condamné à mort, contrairement au cancer du sein qui lui, a été plus « clément »…

  9. le papet dit :

    intérèssé par le sujet ,j’aimerai avoir le témoignage d’un retour a mi temps thérapeutique réussi d’un commercial itinérant .comment s’est il organnisé sur le terrain et en entreprise ?.a mi temps comment fait on quand la medecine du travail par rapport au traitement au long court préconise le travail uniquement le matin .etc etc .merci

  10. ladefense dit :

    Bonjour,

    Je ne sais pas si cela est le bon endroit, mais je reagit vivement au reportage dans le journal de ce midi.
    Etant malade (Cancer du rein) et actif dans les associations et la représentation des usagers, vous diffusez un reportage concernant la reprise du travail après un ALD suite à un cancer.
    En plus vous présentez la reprise en tant qu’autoentrepreneur.
    Et je trouve cela fort de café !!!
    Pourquoi pas reprendre un travail au sein de l’entreprise. N’est il pas possible que l’entreprise joue le jeux afin de continuer à travailler avec des personnes ayant vécu cette maladie et aussi ayant acquis une nouvelle vision de la vie !!!
    Cette presentation m’interpelle car nous nous battons contre la maladie et vous êtes en train de vehiculer que uniquement la débrouille tout seul est notre seul secours.
    alors qu’il existe des autres solutions pour évoluer et retrouver une place dans la société.
    Je suis à votre disposition pour en parler de façon plus grande, mais arrêter les clichés sur les malades en dehors de la société !!!

    Merci d’avance

  11. crabe dit :

    Ce qui n’est pas précisé dans ce documentaire c’est l’obligation de changer de travail donc une double remise en condition à la suite du cancer.Un emploi trop prenant depuis des années avec beucoup d’heures qu’il est impossible de conserver parceque ètre son propre patron nécessite une prestance total.Revenir comment avec un nouveau domaine adapté ?

  12. Dianais dit :

    Je viens de voir votre reportage au JT .
    La reprise après un cancer relève également des instances de la CPAM.
    J’ai été opérée d’un cancer du sein fin mars 2010. Ce cancer m’a été révélé fin janvier 2010. Le choc psychologique fut rude. Mon médecin traitant m’avait prescrit une semaine d’arrêt alors pour encaisser le choc et me soumettre aux différents examens.
    J’ai repris mon travail jusqu’à l’intervention le 26 mars. J’ai ensuite bénéficié de 3 semaines d’arrêt de travail. Puis reprise de travail dans l’attente des résultats histologiques et jusqu’à la radiothérapie début mai 2010. j’ai pris des jours de congé pour aller aux différents examens ou consultations. J’ai poursuivi ma radiothérapie (5 séances hebdomadaires) pendant 2 mois. j’ai essayé d’être forte. utilisé tous les jours mon véhicule personnel pour me rendre tous les jours à l’IGR, distant de 20 km de mon domicile.
    J’ai repris mon travail, épuisée, en partie parce que l’équipe de l’IGR, compétente certes, mais rapide auprès des malades, n’avait rien évoqué avec moi, en partie parce que je pensais qu’il me fallait avancer… Le médecin du travail, à la reprise, m’a conseillé de m’arrêter et a pour la première fois évoqué une reprise à temps partiel. J’ai eu le sentiment de mendiera uprès de mon médecin ce mois d’arrêt en juillet avant mes vacances d’Août. Depuis septembre, j’ai repris mon activité d’orthophoniste à mi-temps dans un institut de rééducation avec des enfants très lourdement handicapés moteurs, porteurs de pathologies neuro-musculaires graves.je suis toujours fatiguée, j’ai des coups de blues mais je continue. Mon mi-temps, se termine fin février. Je viens d’être convoquée par le médecin-conseil de la CPAM.
    Déjà, à l’accueil de la CPAM, l’employée fait le point avec moi. « vous êtes arrêtée depuis le 10 janvier 2010, cela fait plus de 1 an » J’explique qu’en réalité, je suis à mi-temps thérapeutique depuis septembre, que mes arrêts ont été ponctués de reprise de travail. Elle me répond que « ça ne compte pas, à la sécu, ce qui compte c’est que je n’ai pas eu une reprise totale pendant une année entière après le premier arrêt de travail, ALD ou pas ALD. »
    Puis le médecin-conseil examine mon dossier, J’ai, de plus,une récidive de Basedow soigné en 2006. Il relève que oui mes derniers examens biologiques de 3 jours révèlent des taux de TSH un peu bas( TSH à 0.005! ) Mais que tout cela ne doit pas « m’empêcher de reprendre un travail à plein temps, le mi-temps thérapeutique ne doit pas devenir chronique »…
    Ou alors, je n’ai qu’à voir avec le médecin du travail à trouver un travail adapté!!!
    Le cancer est une vraie saloperie, pendant et après.
    Personne à l’IGR ne m’a proposé un soutien que je n’ai pas su non plus aller chercher.
    Je n’ai plus qu’à me soumettre aux injonctions du médecin-conseil faute de quoi je n’aurai plus d’ indemnités!!!
    Corinne

  13. tinou dit :

    J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt ce reportage. Je suis actuellement en « stand bye » après un traitement lourd d’un cancer du sein : ablation, chimio, rayons. Instit depuis 30 ans, à « peut être » 7 ans de la retraite, j’ai eu 50 ans, il y a un mois. Je ressens de manière aigüe et déterminée le besoin de faire le point sur ma vie professionnelle. J’ai beaucoup aimé ce métier, mais j’ai bien peur de ne plus pouvoir l’exercer dans des conditions optimales. Et puis la maladie a établi d’autres priorités et a clarifié les choses. J’ai commencé, hier, à passer un bilan de compétences, qui, s’il ne me permet pas de me réorienter, aura le mérite de m’aider à y voir plus clair. Je sais que je vais retravailler, je m’y attends, mais je sais que je ne travaillerai plus de la même manière, ou peut être pas dans le même domaine. Peu m’importe, pourvu qu’il y ait l’envie et l’épanouissement… Courage à tous et à toutes qui sont dans la même situation.

  14. ladefense dit :

    Bonjour,

    Je ne sais pas si cela est le bon endroit, mais je reagit vivement au reportage dans le journal de ce midi.
    Etant malade (Cancer du rein) et actif dans les associations et la représentation des usagers, vous diffusez un reportage concernant la reprise du travail après un ALD suite à un cancer.
    En plus vous présentez la reprise en tant qu’autoentrepreneur.
    Et je trouve cela fort de café !!!
    Pourquoi pas reprendre un travail au sein de l’entreprise. N’est il pas possible que l’entreprise joue le jeux afin de continuer à travailler avec des personnes ayant vécu cette maladie et aussi ayant acquis une nouvelle vision de la vie !!!
    Cette presentation m’interpelle car nous nous battons contre la maladie et vous êtes en train de vehiculer que uniquement la débrouille tout seul est notre seul secours.
    alors qu’il existe des autres solutions pour évoluer et retrouver une place dans la société.
    Je suis à votre disposition pour en parler de façon plus grande, mais arrêter les clichés sur les malades en dehors de la société !!!

    Merci d’avance

  15. SylG dit :

    Reportage tellement réaliste ! Moi-même victime d’un cancer fin 2006, j’ai bénéficié d’un mi-tems thérapeutique pendant six mois, puis j’ai fait le choix d’un mi-temps normal ensuite pendant deux ans. Seule à mon poste, j’ai eu beaucoup de mal à retrouver ma place et depuis janvier 2011 je me suis dit que de reprendre à 80 % réglerait le problème. Malheureusement, j’ai craqué… Je suis secrétaire médicale dans la fonction publique hospitalière dans un service de pédopsychiatrie et même dans ce milieu, les mentalité ont du mal à évoluer. C’est dommage… Les gens ont un peu trop souvent l’habitude d’associer forme physique avec état psychique . Que faire ?

  16. Mélilotus dit :

    Très intéressant !
    Merci, cette interview devrait pouvoir aider ce qui vont retravailler. Même si elle est assez pessimiste.
    Pour ma part, repris à mi-temps thérapeutique, et biensûr non remplacée sur le mi-temps restant. C’est donc une situation courante apparemment. Le pire, c’est que c’est maintenant, 2 ans après, que je prends vraiment conscience de l’aspect scandaleux. Dociles malades que nous sommes !
    Ce qui n’est pas signalé dans cette interview, c’est aussi le fait que le temps partiel thérapeutique est de maxi 1 an dans une vie pour une même pathologie.
    On me l’a bien précisé (médecine du travail), et j’étais dans une telle angoisse de la récidive, que j’ai pris seulement 3 mois de mi-temps thérapeutique, pour m’en garder au cas-où. (je suis en mi-temps ‘normal’ depuis.)
    Je voulais dire aussi que la médecine du travail a son rôle à jouer auprès du patient qui va reprendre, mais aussi et surtout auprès de l’employeur peu aguerri à ‘manager’ une personne qui ‘revient à la vie normale’.

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