Cancer du poumon non à petites cellules : un essai de vaccin’thérapeutique’ à l’Institut Gustave Roussy.

Un essai thérapeutique destiné aux patients atteints de cancer du poumon non opérable débute à l’Institut Gustave Roussy, de Villejuif.

Originalité de l’étude : il s’agit d’un ‘vaccin thérapeutique’ préparé à partir des propres cellules du malade.
 
L’étude, baptisée Dex 2,  concerne le plus fréquent des cancers du poumon, le cancer dit ‘non à petites cellules’ ou CNPC.
Sont concernés les CNPC non opérables, c’est-à-dire, a priori, deux tiers des cas de CNPC.
 
Les patients ne doivent pas avoir commencé de chimiothérapie ou être dans les 4 premiers cycles de chimio avec stabilisation ou régression des lésions.
 
Si les patients répondent aux divers critères d’inclusion, tout commencera par une cytaphérèses.
Il s’agit d’un prélèvement de sang au cours duquel on ne garde que les cellules et on réinjecte le plasma.
 
Au laboratoire, on fait le tri des globules blancs et on isole les monocytes.
 
Ces cellules seront transformées en cellules dendritiques (CD), cellules spécialisées dans les phénomènes de défense immunitaire.
 
Ces CD sont mises en présence de petits fragments de protéines, des peptides, retrouvées dans 70 % des cancers du poumon non à petites cellules.
 
Les peptides entrent dans la CD. Elle va empaqueter ensemble les 3 sortes de peptides et les libérer sous formes de petites vésicules appelées exosomes, de quelques dizaines de nanomètres de diamètre.
Ce sont ces exosomes qui vont être injectées par voie sous-cutanée à chaque patient.
 
Cette injection alerte le système immunitaire du patient. Le contenu des exosomes est reconnu comme étranger et hostile. Or, ce sont les mêmes antigènes qu’expriment les cellules tumorales malignes.
Les lymphocytes et les cellules NK ( Natural Killer) des malades vont donc aller attaquer également la tumeur cancéreuse.
 
Le but recherché est de faire régresser la tumeur afin de stabiliser la maladie dans un premier temps et de pouvoir éventuellement rendre le cancer opérable dans un second temps, ce qui est un vrai bénéfice pour le patient.
 
Dans un premier temps, l’équipe de l’IGR recherche 41 volontaires pour entrer dans le protocole d’étude.
Tous les renseignements peuvent être obtenus uniquement au moyen de courriels adressés aux investigateurs de l’étude.
 
Voici donc les adresses e-mail utiles :
 
 
 
Les informations sur l’essai sur le site de l’IGR
 
Cette méthode de traitement par ‘vaccin thérapeutique’ ou immunothérapie a déjà une première application concrète, mais avec une méthode d’élaboration différente.
Aux Etats-Unis, en effet, un vaccin thérapeutique destiné aux patients atteints de cancer de la prostate, le Provenge, dont j’ai déjà parlé ici.
 
 
Le sujet JT du 20h du 18/11/2010.

 

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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