Grippe A(H1N1) :Le mot « adjuvant » entre dans la carrière.

Plus craint que le diable, plus redouté que le Père Fouettard, plus honni que Materazzi en fianle de la Coupe du monde 2006, voici venir l’adjuvant.

Tremblez !

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. En 1986-87, un mot était dans tous les médias et dur beaucoup de lèvres : « noyaux durs ». Rien de grossier ni de trivial, ce terme devenait le symbole des promesses électorales de Jacques Chirac et de son ministre des Fiances de l’époque, Edouard Balladur, lors de la première cohabitation.
 
Ces « noyaux durs » étaient des groupes d’actionnaires privés choisis pour entrer au capital des sociétés nationales qui allaient être privatisées.
 
Le mot était prononcé des centaines de fois tous les jours, mais la plupart de nos concitoyens ignoraient ce qu’il signifiait.
Et à l’époque, ne l’oublions pas, il n’y avait pas Wikipedia.
 
Plus de vingt ans ont passé, il y a Internet et maintenant les mots à la mode ont changé.
L’un des préférés, en ce moment, c’est « adjuvant ». On n’arrête pas de l’entendre, de le lire, de l’écrire et de le prononcer.
Tout le monde parle des adjuvants, la plupart du temps pour en dire du mal ou en avoir peur.
 
L’adjuvant c’est devenu le mal absolu, l’horreur, la maladie, la paralysie, la mort.
Et comme sur le net les rumeurs et la désinformation se propagent plus vite que les virus dans la population, chacun pense savoir de quoi il parle.
 
Le problème c’est que, comme pour les noyaux durs, la plupart de ceux qui en parlent ignorent de quoi ils parlent.
Utilisez un moteur de recherche de votre choix, tapez le mot « adjuvant », laissez tourner quelques secondes et dégustez chaud.
 
Des milliers de blogs et de sites et, très souvent, les mêmes phrases, les mêmes articles repris en « copier-coller », les mêmes affirmations, ou plutôt les mêmes assertions, jamais étayées, jamais vérifiées ni « sourcées ».
La magie Internet quoi !
 
Qu’on me comprenne bien : il est parfaitement légitime de se poser des questions sur les adjuvants utilisés dans les préparations vaccinales et, d’ailleurs, les autorités sanitaires européennes ont, dans ce domaine des exigences très strictes.
 
Il est aussi légitime de chercher à savoir si, par le passé, des incidents ou des accidents ont pu être associés à l’utilisation de tel ou tel adjuvant ou d’un conservateur, ce qui n’est pas la même chose.
 
Mais colporter des rumeurs, répéter en boucle des choses lues ou entendues sur des sites dont certains sont tenus par des organisations sectaires ou par des personnages louches ne fait pas avancer la connaissance.
 
Il y a ainsi un site tenu par un personnage qui profite de la pandémie pour nous resservir le discours criminel sur le fait que le virus VIH n’est pas à l’origine du sida.
 
Ce personnage vous explique qu’en 1918 c’est le vaccin contre la grippe qui a tué plus que la grippe espagnole.
 
Seul problème, les vaccins antigrippaux sont apparus en 1945. Mais qu’importe ! C’est le complot, vous dira t’il.
 
Ce qui m’étonne c’est que les rumeurs puissent fuser et être reprises sans difficulté mais que les mêmes qui leur donnent foi ne font aucun effort pour aller chercher des sources leur permettant de confronter ce qu’ils propagent à d’autres moyens de documentation.
 
Ainsi, parmi les énormités récentes, on peut lire que l’apparition, en 1976, d’un certain nombre de cas de syndromes de Guillain-Barré aux Etats-Unis était liée à un vaccin contre la grippe porcine contenant un adjuvant.
 
Encore faux : ce vaccin n’avait pas d’adjuvant !
 
Maintenant, le dernier argument à la mode c’est que les adjuvants sont en cause dans le syndrome dit de la « Guerre du Golfe ».
 
Je lis et relis depuis des années de nombreuses revues internationales d’épidémiologie. J’y ai trouvé des centaines d’articles sur ce syndrome et quasiment autant d’hypothèses.
 
Mais non, désormais c’est l’adjuvant qui a rendu malade l’adjudant ! Nouveau petit problème : les vaccins contre le charbon, le fameux anthrax, ne contenaient pas d’adjuvant
 
 
Dans la ^période que nous vivons actuellement, rien n’est simple en matière de communication sanitaire, bien au contraire.
 
Mon excellent confrère Pierre Bienvault écrivait aujourd’hui dans « La Croix » que les experts avaient perdu la bataille de l’information.
 
Opinion que je partage entièrement. La communication officielle n’a pas toujours été un modèle, les décisions et annonces faites par certains ministres le lendemain de leur nomination en sont un exemple.
 
Cette crise sanitaire, dont nous vivons encore les prémisses, aura montré aussi le cruel manque de formation permanente et d’information de certains médecins et chirurgiens qui prennent la parole sur un sujet qu’ils ne dominent pas forcément.
 
On a entendu aussi un certain nombre de personnes travaillant dans le milieu hospitalier et n’ayant pas une activité de soins directe ni une formation obligatoirement toujours adaptée à ce domaine être poussées en avant dans les médias et donner un avis définitif sur les vaccins.
 
Ce qui est désolant, c’est que cette situation ne fait en rien progresser la connaissance à laquelle chacun d’entre nous doit avoir droit.
Les informations et les rumeurs se télescopent, enveloppant nos concitoyens dans un nuage épais de confusion.
 
Tout se traite en termes de peur et d’anathème et pendant ce temps là le débat régresse.
 
Et cela est grave car une grande partie de la recherche vaccinale s’oriente vers des futurs produits de plus en plus « raffinés ». On va faire des vaccins avec de tous petits éléments provenant de virus ou de bactéries, voire avec juste de l’ADN nu.
 
Ces futurs vaccins, préventifs mais aussi « thérapeutiques », c’est-à-dire chargés de traiter des personnes atteintes de maladies chroniques par exemple, sont en développement à travers le monde.
 
Mais on sait que plus on fait un vaccin « dépouillé », plus on aura besoin de quelque chose d’autre pour augmenter, accélérer et prolonger la réaction immunitaire de l’hôte.
 
Et ce quelque chose, ce sont les adjuvants.
 
Le risque, face à une psychose comme celle que nous vivons, est de voir les promoteurs des projets décider d’arrêt les recherches et ainsi de ne pas développer certains de ces vaccins.
 
Cela réjouira probablement un certain nombre de groupes plus ou moins sectaires.
Mais cela pénalisera des centaines de milliers de patients.
 
D’un autre côté, il y aura beaucoup de sites Internet prêts à leur offrir des traitements et des substances aux vertus non vérifiées, non contrôlées, vendues très cher.
 
Mais sans adjuvant !
 
 

A LIRE

Une note technique de l’OMS précise ce que sont les squalènes. Certains vont avoir un choc en découvrant que leur organisme en contient naturellement !

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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30 réponses à Grippe A(H1N1) :Le mot « adjuvant » entre dans la carrière.

  1. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A VS38 :

    A mes yeux certainement.

    A l’hôpital la question ne se poserait pas.

    Je pense que vous pouvez avoir la réponse plus exacte auprès de votre CPAM.

  2. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A ANNA :

     

    L’AS03 est très proche du MF59. On imagine donc qu’il produira les mêmes effets.

  3. Anna dit :

    L’Allemagne ne vient de vacciner les enfants et jeunes depuis le 16 novembre donc on n’a vraiment pas de recul sur ce vaccin sauf pour son effet sur les adultes.

  4. Anna dit :

    Pourquoi pas de test clinique des vaccins sur enfants ? Pandemrix est proposé dans nos écoles.
    Y a-t-il eu des enfants entre 2 et 10 et entre 10 et 18 ans déjà vaccinés avec Pandemrix ? Combien d’enfants ? Et avec quel résultat ?
    Les Etats-Unis préfèrent des vaccins sans adjuvants.
    La Suisse ne permet que depuis hier la vaccination des enfants avec Pandemrix.
    Pourquoi n’y a t-il pas le choix entre les différents vaccin Celvapan, Celtura, Focetria, Pandemrix et Panenza en Europe ?

    la revue prescrire en dit : Un vaccin grippal avec adjuvant lipidique MF59C est commercialisé contre la grippe saisonnière depuis plusieurs années (se trouve dans Focetria de Novartis). Dans une étude, la réponse a été considérée satisfaisante chez plus des trois quarts de 100 adultes âgés de moins de 50 ans ayant reçu un vaccin H1N1v de ce type. L’adjuvant lipidique AS03 est de composition voisine de celle de l’adjuvant MF59C, laissant présumer un effet immunogène voisin" aucune certitude alors ?

  5. VS 38 dit :

    JE SUIS SECRETAIRE MEDICALE EN CABINET PRIVE EST CE QUE JE FAIS PARTIE DES PERSONNES PRIORITAIRE POUR ETRE VACCINEE CONTRE LA GRIPPE A
    MERCI DE VOTRE REPONSE

  6. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A ALINE :

    L’immunité se met en place en 2 semaines environ.

     

    Il ne devrait pas y avoir de deuxième immunisation.

     

  7. Aline dit :

    Bonjour,
    MA fille entrant dans son septième mois de grossesse s’est faite vacinée vendredi au bout de combien de jours elle sera protégée et aura t’elle une deuxième injection.Merci d’avance.

  8. JD Flaysakier dit :

    EPONSE A BRIGITTE :

    C’est un conservateur, pas un adjuvant.

  9. Brigitte dit :

    ma fille enceinte de 7 mois me dit que le vaccin sans adjuvvant contient cependant du thiomersal c’est-à-dire du mercure!! que doit-on en penser? n’y a-t-il pas tromperie ? peut-elle se faire vacciner sans risque?

    merci de votre réponse

  10. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A ESTELLE :

     

    Ce produit qui est une emulsion d’huile dans l’eau est utilisé dans un vaccin contre le virus HPV impliqué dans la majorité des cancers du col de l’utérus.

  11. Estelle dit :

    oups dans mon dernier commentaire, je voulais dire Novartis pas Sanofi !

  12. Estelle dit :

    Bonjour,

    Savez-vous dans quel autre vaccin (autre que H1N1) on retrouve l’adjuvant ASO3 (celui utilisé dans le vaccin H1N1 de GSK) ? J’ai vu que le MF59 (Sanofi) est utilisé dans le Gripguard (vaccin de Sanofi contre la grippe saisonnière) et a déjà fait ses preuves puisque donné à 45 millions de doses depuis 1997. Mais qu’en est-il de ce fameux ASO3 ? J’ai regardé la composition, il y a 4 fois d’antigènes dans le GSK que dans le vaccin sans adjuvant tandis que celui de Sanofi en a 2 fois moins … donc la différence est dans l’adjuvant, c’est pour cela que je voudrais savoir s’il a été testé dans d’autres vaccins.

    Merci beaucoup.

  13. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A VINCE :

    Je sais que la France compte offrir 10 µ de son stock aux pays en voie de développement.

    Pour le reste, j’avoue ignorer ces annonces.

  14. Vince dit :

    Bonjour,
    Je fais parti de 17% qui souhaitent se faire vacciner contre la grippe A(H1N1) et je viens témoigner de ma lassitude devant les réactions complètements disproportionnées de mes compatriotes devant les dangers supposés du vaccin.

    De quoi les français ont-ils peur en matière de santé aujourd’hui ? Des effets du tabac et de l’alcool sur la santé ? Non. Des maladies cardiovasculaires, du SIDA alors ? Non. De la grippe A(H1N1)? Non c’est une « grippette ». Aujourd’hui les français ont peur du fait qu’il y a de l’huile (le fameux adjuvant) dans le vaccin contre la grippe A !
    Seigneur ! L’INPES a encore de beaux jours devant lui pour éduquer les français en matière de prévention !

    Je ne peux m’empêcher de croire que ce climat anti-vaccin a aussi contribué à son retard de diffusion dans le pays (un vaccin qui arrive à mi-novembre au mieux + le délai de 15 jours pour que l’immunité soit acquise contre une épidémie en cours fin octobre c’est beaucoup trop tard !)
    En dépit j’ai fais le vaccin contre la grippe saisonnière en espérant une petite protection croisée contre le nouveau A(H1N1). A ce propos je n’ai eu aucun effet secondaire ! 🙂

    Autre sujet sur le vaccin qui m’interpelle :
    J’ai entendu que la Ministre de la Santé souhaite vendre le vaccins qui n’auront pas été utilisé en France (il y en aura beaucoup !) à d’autres pays riches !
    Pourquoi ne pas les donner aux pays pauvres qui en ont besoin plus que nous ???
    Je suis vraiment écoeuré par la tournure des évènements dans notre pays dont les citoyens se comportent vraiment comme des enfants gâtés !

    Merci de votre compréhension et bonne continuation à vous.

  15. voyance gratuite dit :

    oui tout à fait d’accord un grand merci a jenner et pasteur.

  16. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A AF01 :

     

    Les Etats-Unis n’interdisent pas les adjuvants. Ils n’ont pas homologués de vaccins saisonniers avec adjuvant et ont donc appliqué la même règle aux vaccins contre la grippe pandémique.

    Mais le chef de la Food and Drug Administration, la FDA, agence sanitaire fédérale peut parfaitement, s’il estime que l’urgence l’impose, autoriser l’utilisation de vaccins contenant des adjuvants.

  17. AF01 dit :

    Pour aller complètement dans votre sens, on se rappelle que les Américains ont par, loi fédérale, INTERDIT TOUT ADJUVANT dans leurs vaccins !!! Et pourquoi ? Suite aux nombreux accidents post vaccinaux !
    Il faut croire que les Européens sont moins sensibles que les américains !!!!

  18. Tybert dit :

    Nous avons célébré hier l’anniversaire du dernier cas de variole diagnostiqué sur notre terre.
    Merci aux vaccinations; merci Jenner, merci Pasteur.
     

  19. Dr Véto dit :

    Cher Docteur,

    Le problème n’est pas tant les adjuvants bien que certains soient incriminés dans des fibrosarcomes chez le chat (le débat reste encore ouvert) mais l’excès de vaccination.
    En vous lisant, je constate que l’industrie pharmaceutique nous prépare un avenir "hyper-vaccinal". A solliciter à outrance le système immunitaire pour tout et n’importe quoi ne risque
    t’on pas de le rendre incompétent dans bien des cas ? A vouloir nous surprotéger ne va t’on pas nous vulnérabiliser ? C’est une question qui n’est jamais abordée, pourtant, elle me semble fondamentale. Le risque d’apparition d’un syndrome d’immunodéficience acquise iatrogène vaccinal ("SIDAIV") pourrait-il faire son apparition ? Je pense que personne n’est en mesure de le dire actuellement.

    Quant à la grippe A, il me semble qu’il s’agit plus d’une épidémie médiatique que sanitaire. Le pic prévu pour octobre-novembre se fait quelque peu attendre et la gravité des symptômes n’excède pas celle de la grippe saisonnière. La ténacité des journalistes à traquer le moindre cas aggravé permet d’entretenir une psychose. Cela tient plus de la propagande que de l’information. Il faut dire que les pressions du ministère de la santé et de la puissante industrie pharmaceutique doivent se faire grandement sentir ; il faut bien écouler les stocks de vaccins. Ces méthodes sont très utilisées dans de nombreux domaines mais cela est un autre débat.

  20. Grillon dit :

    Je ne me ferai pas vacciner, ce vaccin sent l’arnaque, les gros sous. Je ne suis pas parvenue à me faire une idée claire, donc dans le doute, je m’abstiens.

  21. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A CHRIS :

    Je vous propose d’en parler avec votre médecin de famille ou avec le spécialiste qui vous suit éventuellement.

  22. chris dit :

    bonjour
    une question sur le cholestérol, j’ai lu un article sur un site  » coeur : le cholestérol accusé à tort ? » questions posées au docteur Michel de Lorgeril.(édition Thiérry Souccar 2008_ cholestérol, mensonge et propagande)
    j’aurais voulu savoir si ce docteur dit vrai
    merci de me répondre
    madame Janssens

  23. JD Flaysakier dit :

    REPONSE AU Dr PHILIPPE ARVERS :

    La plainte grenobloise a été déposée mais je ne voius rien qui indique qu’elle est recevable.

    Ce mouvement part d’une journaliste autrichienne qui parle très simplement d’une tentative de « génocide mondial » lié à la vaccination.

    Le premier effet bénéfique de cette plainte c’est qu’elle va aider un avocat à vivre, ce qui est important.

    Pour le reste, je n’ose imaginer un tribunal accorder quelque crédit aux motifs invoqués. mais je ne jurerai de rien tant des juges peuvent nous surprendre surtout s’ils commettent des « experts » producteurs de certitude dont la production scientifique est inversement proportionnelle aux apparitions télévisées.

  24. Cher ami,

    Que pensez alors des 2 plaintes enregistrées à Nice le mois dernier, et à Grenoble où j’exerce cette semaine. Elles ont été jugées recevables ; à Grenoble, 9 personnes ont porté plainte contre X, jugeant la campagne de vaccination comme « une véritable tentative d’empoisonnement ».

  25. JD Flaysakier dit :

     REPONSE A JEAN WILLIAM :

    Ce reportage est parfaitement dans la droite ligne d’ARTE en matière de santé. Pas de nuances, bien manichéen, le complot, l’argent etc.

    Bien en phase avec certaines emissions culturelles du même genre où l’approche des questions cientifiques et de santé publique est traitée de façon manichéenne.

    Le monde en noir et blanc c’est plus simple à comprendre.

  26. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A SYMPTOMES :

    Belle erreur de communication des Allemands, c’est évident.

    Mais on oublie de dire que sans adjuvant, on reçoit deux à quatre fois plus d’antigène selon le vaccin que si on bénéficie de l’adjuvanté !

     

  27. Symptomes dit :

    Très bon article sur le sujet !
    En tout cas les adjuvants font toujours polémique en Allemagne…
    Il est vrai qu’une sorte de vaccin pour « l’élite » et un vaccin pour le peuple ne font pas bon ménage !
    Bon week-end à vous, Gael

  28. Anonyme dit :

    pourquoi ne pas proposer de vacciner les personnes qui le demandent et l,attendent ? pendant que l,on attends que ceux qui ne se décident pas ? je trouve cela inadmissible .
    pendant ce temps,mon mari ,qui est dans les personnes a risque ,aura eu le temps d,avoir la grippe A ,avant qu,il n,ait pu avoir le vaccin,,,,,

  29. Merci, vraiment, pour ces quelques vérités simples.

    Merci pour ces critiques qui sont aux antipodes du corporatisme.

    Il y a une autre profession qui colporte beaucoup de rumeur, c’est celle des techniciens et des ingénieurs agricoles/agronomes. Je suis bien placé pour le savoir.

    Je pense que le genre de rumeurs dont vous faites état ne peut pas circuler chez les ingénieurs des ponts et chaussée ou chez ceux du nucléaires. Les conséquences seraient très vite visibles et la sécurité des populations gravement mise en cause.

    Ma conclusion : il y a des professions où la rigueur scientifique et technique est « de rigueur ». Et il y a celles qui, bien que faisant largement appel à la science, relèvent encore largement de « l’art », au sens notamment de « bravo l’artiste ». Pourtant, un peu de rigueur intellectuelle ne serait pas malvenue. Nous l’apprend t’on dans nos facultés de médecine et dans nos écoles d’agronomie ?

  30. jean william dit :

    QUI CROIRE ?
    Après avoir regardé un reportage télévisé en début de semaine (sur ARTE je crois) je me pose des questions sur les relations entre l’OMS et les laboratoires.
    Sachant que les labos vivent une période que je vais qualifier de « moins rentable » vu la fin de certains brevets et donc le passage aux « génériques »
    Cela ne serait il pas qu’une histoire de GROS SOUS ?
    NB : presque tout les mois un ou des cas de grippe aviaire mortel(s) sont recensés en Egypte.
    je vous rappelle que des dizaine de milliers de touristes s’y rendent chaque année ! Il n’y a peut être rien à vendre là bas pour les labos.

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