Dépister le cancer du sein plus tôt : une campagne « people » un peu pipeau.

Beaucoup déplorent que la vie politique relève aujourd’hui trop souvent de la rubrique « people ».
La santé n’est pas loin d’en faire autant, surtout quand on voit des anciens mannequins ou une rédactrice en chef de magazine féminin fixer les objectifs de campagnes de dépistage. Le tout sans que les pouvoirs publics trouvent utile de réagir.
 
Charité bien ordonnée commençant par soi-même, je dois dire ma stupéfaction et c’est un euphémisme, quand, il y a peu, j’ai découvert que dans le JT de France 2 un vendredi soir, j’ai vu Estelle Lefebure venir plaider pour un dépistage généralisé des cancers du sein dès l’âge de 40 ans, au lieu de 50 ans actuellement.
 
Sur d’autres médias on a beaucoup entendu Tina Kieffer, rédactrice en chef de Marie-Claire, venir vendre le même projet. Une idée illustrée dans le magazine précité par des femmes quadragénaires connues montrant leur poitrine.
 
Dans ce dossier on a, paradoxalement, fort peu entendu les médecins, surtout ceux qui connaissent bien les questions de dépistage et qui pourraient donner un avis éclairé sur ce genre de proposition.
 
Rappelons, le : en France, comme dans nombre de pays, le dépistage systématique du cancer du sein se fait chez les femmes entre 50 et 74 ans, à raison d’un examen mammographique tous les deux ans. Cet examen donne lieu à une double, voir une triple lecture afin d’éliminer ou de confirmer les images suspectes.
 
Mais ce qui se fait chez une femme quinquagénaire ne se fait pas aussi facilement chez une femme de quarante ans.
 
Chez une femme jeune, en effet, la radiographie montre un sein très dense dans lequel il peut être très difficile de déceler la présence d’images pathologiques, souvent de l’ordre du millimètre.
 
Les nouvelles techniques d’imagerie, notamment la radiographie numérisée permet d’obtenir une meilleure lisibilité, certes, mais pas de circonvenir tous les problèmes. Il faut donc recourir, à côté de la radiographie, à l’échographie. Dans certains cas, on a même besoin de l’IRM.
 
Cette batterie d’examens entraine de façon non négligeable deux conséquences. La première est ce qu’on appelle un surdiagnostic, c’est-à-dire la mise en évidence de très petites tumeurs qui n’auraient jamais fait parler d’elles. Cette mise en évidence va provoquer la mise en œuvre d’examens tels les biopsies et peut aboutir à un geste chirurgical.
 
L’autre conséquence, beaucoup plus fréquente, ce sont ce qu’on nomme les « faux positifs ». Un examen va révéler une anomalie. Cette anomalie va conduire à la réalisation de prélèvements, gestes qui peuvent être douloureux, voire traumatisants physiquement mais aussi psychologiquement en raison de l’angoisse générée par l’attente.
 
Or, sur des seins jeunes, donc denses, la multiplication des techniques d’imagerie évoquées plus haut est à l’origine d’un nombre certain de faux positifs.
 
Et quand on bloque des ressources pour aboutir à ces prélèvements faussement positifs, on les enlève pour obtenir des diagnostics chez les femmes qui entrent dans le cadre du dépistage organisé, c’est-à-dire celles entre 50 et 74 ans.
 
Il faut savoir, par exemple, que notre pays manque cruellement de pathologistes, ces spécialistes qui examinent les prélèvements sous microscope ou avec des techniques de biologie moléculaire.
 
Il faut aussi se rappeler que l’âge moyen de découverte d’un cancer du sein, en France, est de 62 ans.
 
Cela ne veut pas dire que les cancers du sein n’existent pas chez des femmes plus jeunes. J’en ai vu un chez une jeune femme de 28 ans.
Certaines formes génétiques (4à5 % des cancers du sein) et certaines formes familiales (cancer chez la mère, la sœur, la cousine) peuvent se déclarer entre 35 et 40 ans. Et certaines mastopathies, des modifications de la glande mammaire a priori bénignes, ont un potentiel évolutif malin mieux connu et méritent donc une surveillance plus régulière et précoce.
 
Ces femmes à risque sont d’ailleurs de mieux en mieux identifiées et suivies. Chez elles, la mise en œuvre de tous les moyens d’imagerie se justifie, l’IRM en particulier.
 
Mais aujourd’hui, il n’existe aucune étude, aucune preuve scientifique ou épidémiologique suffisamment probantes qui justifient  la mise en place d’un dépistage généralisé de la population féminine dès 40 ans.
 
Car on doit raisonner en terme de population et non pas en termes individuels.
Un dépistage « sauvage », non organisé, sans qu’on impose des critères de lecture et de matériel creuserait encore plus les inégalités.
 
Or, actuellement, le dépistage national est encore loin d’avoir atteint le seuil efficace, dans la population où la fréquence de ce cancer est la plus élevée.
 
On est , en effet, à peine au dessus de 51 % de la population concernée qui a répondu aux convocations, le bonnet d’âne revenant aux Parisiennes, avec un taux de réponse aux convocations de 27% !
 
Cela n’interdit pas de réfléchir à de nouvelles modalités, comme, par exemple, des examens « repères » proposés à 40 ans et 45 ans.
 
Mais, de grâce, évitons de faire faire la politique de santé publique par d’anciens top-modèles ou des patronnes de journaux féminins aux réseaux médiatiques puissants.
 
On notera, au passage, le grand silence des pouvoirs publics, responsables des choix en matière de dépistage et qui pourraient, faute de répondre à ces « campagnes » demander à des structures expertes, l’Institut national du cancer par exemple, de dire pourquoi ce dépistage avancé ne serait pas efficace.
 
Un dernier mot un peu perfide : je ne suis pas certain que toutes celles qui ont décidé de poser torse nu aient été mises au courant des difficultés techniques du dépistage à leur âge. Certaines d’entre elles ont eu recours à une chirurgie dite « d’augmentation », avec des prothèses en silicone.
 
 Et là, la mammographie devient assez compliquée à lire parfois !
 
 
 
NOTE D’ACTUALITE DU 07/10/2009
 
Le journal « Le Parisien » nous apprend, ce jour, que des personnalités du show-biz et des membres du corps médical ont écrit à carla Sarjkozy-Bruni pour lui demander d’intervvenir en faveur de l’abaissement de l’àge de dépistage des cancers du sein de 50 à 40 ans.

Comme je l’ai dit plus haut, la mise en place d’un dépistage généralisé au moyen de la seule mammographie à partir de 40 ans est considérée comme inefficace par tous les vrais spécialistes en cancérologie et en épidémiologie des cancers.



Mais un certain nombre de personnes particulièrement intéressées par la pratique de clichés multiples et payés relativement cher souhaitent implanter cette notion de dépistage individuel dans la tête des femmes, quitte à avancer des chiffres faux en matière de prévalence des cancers chez les femmes avant 50 ans.



J’ose encore espérer que dans notre pays les décisions de santé publique prises par les pouvoirs publics correspondent à des réflexions nourries par des experts plutôt que par des personnalités du show-biz..

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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17 réponses à Dépister le cancer du sein plus tôt : une campagne « people » un peu pipeau.

  1. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A VIRGINIE :

     

    Avant 50 ans, il y a nécessité de combiner les divers examens. Aucun, pour l’instant, ne semble suffisant seul.

  2. Virginie dit :

    Et que pensez-vous de l’échographie ductale pour les femmes avant 50 ans, la mammo étant compliquée à lire ?

  3. ferrand dit :

    bonjour,
    je suis le médecin coordonnateur du dépistage du cancer du sein dans le Cher dont vous avez fait écho de nos bons résultats lors des journées organisées par l’Inca le 11/10/2009. je vous remercie d’avoir clairement exprimé les soucis de la mise en place d’un dépistage organisé. Grâce au dynamisme de toute l’équipe et de nos partenaires nos avons eu 71.2% des femmes invitées qui ont fait leur mammo de dépistage en 2007 (moyenne nationale 51%) mais nous (les structures de gestion) avons toujours des bâtons dans les roues par toutes sortes de personnes…et il est bien difficle de convaincre de l’intérêt pour la population d’un dépistage organisé. Alors encore merci de voter soutien…

  4. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A CATHERINE :

     

    Juste un point important : la prévention ne coûte pas forcément moins cher. C’est vrai si le test ou la technique de dépistage est suffisamment validée, ne génère pas de résultats faussement positifs ou négatifs excessifs en fonction de la prévalence de la maladie.

    Des tests insuffisants et qui génèrent une cascade d’examens complémentaires qui peuvent également être insuffisants ne sont pas une solution.

     

    Il faut donc bien évaluer les pratiques et être sûr de ce qu’on fait.

     

    Il n’y a rien de magique dans un dépistage.

  5. catherine dit :

    Effectivement si on considère le fait que les seins des femmes jeunes sont denses et donc les mammo peu significatives, les actes radiologiques pas anodins, ne pourrions nous pas imaginer une echographie et un rendez vous gynecologique avec palpation pris en charge dans le cadre d’un depistage precoce pour les femmes à partir de 40 ans.

    sachant qu’un malade coute plus cher que le depistage, n est on pas en droit de se poser la question? Le depistage des femmes de 50 à 74 ans a fait ses preuves , elargissons le aux femmes de 40 ans, avec , peut être des modalités différentes, et baissons la mortalité de ce fleau.
    chaque jour, sur mon blog, je vois des femmes trop jeunes, touchées par cette maladie,devastée,anéantie.Venez me voir, vous jugerez par vous même.
    Les jeunes femmes non concernées,se sentent protégée et loin, comme intouchables et pourtant… Il faut sensibiliser cette population au risque encouru… des images fortes comme celle de amy winehouse nue, peut, peut etre faire avancer les choses, peut etre plus que les images de stars lisses vues dans marie claire.
    Attendons les nouvelles mesures du gouvernement…
    ne jugeons pas, restons humble devant ce probleme de sante publique
    Bien à vous

  6. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A CATHERINE :

    Un dépistage organisé et gratuit pour les femmes, mais pas gratuit pour la société, doit obéir à un certain nombre de règles pour que ses bénéfices soient maximaux.

    Dans l’état actuel, ce que vous préconisez, ne peut être fait en routine . Les mammographies de référence, que j’ai évoquées, sont une piste, mais pour le reste, à moins de trouver comment améliorer les performances, le dépistage organisé, et j’insiste sur ceterme, est considéré comme pas assez performant par tous les spécialistes, dont je rapporte les propos.

     

    je voudrais aussi attirer votre attention sur le fait que la multiplication des actes radiologiques n’est pas une opération anodine et comporte des risques.

    Il faut, quand on raisonne en termes de santé publique, savoir tenir compte de cela également.

  7. catherine dit :

    Monsieur, je vous lis avec stupeur!!!!
    Vous avez vu une femme de 28 ans avec un cancer du sein (une seule?), il en existe des milliers!!!Promenez vous un peu sur les forums consacrés à cette maladie . J’en fais partie puisque mon cancer a été détecté alors que j’avais 37 ans!
    si les mammographies ne sont pas significatives à 40 ans, il existe également l’echographie et la palpation par un mèdecin spécialiste dont vous ne parlez pas et ces deux examens faciles et indolores peuvent faire partie d’un depistage precoce organisé…
    En ce qui me concerne, et je suis ravie de ne pas être la seule, je milite pour que les femmes jeunes prennent enfin conscience que ce fléau peut les aneantir …
    Ces femmes ne se sentent pas concernées, pensent que ça ne peut pas leur arriver et l’abaissement de l’age du depistage permettrait à un nombre important de femmes de se faire diagnostiquer plus tot et donc d’etre sauver! est ce que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

    Venez voir sur mon site, vous y verrez la video de medecins competents et concernés qui militent en faveur d’une mammographie de réference à 40 ans, puis une autre à 45 ans. Et ils ne font pas partie du show-biz !

    Bien à vous

  8. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A BONNEMAMAN :

     

    Vous avez parfaitement raison quant au délai d’attente.

     

  9. mamyline dit :

    J’ai 61 ans. Sur mon insistance, en 2005, on a constaté que je présentais un cancer du sein avec atteinte de ganglions. Un an de traitement (chimio, radiothérapie). Je vais bien . Je suis « dépistée » depuis l’âge de 50 ans avec mammographies, échos, voire ponctions)… Il faudrait que les « spécialistes » soient moins sûrs d’eux…

  10. bonnemaman dit :

    Il est reproché aux femmes de ne pas répondre aux invitations de dépistage gratuit du cancer du sein. Demandez plutôt aux radiologues pourquoi ils prévoient des RV à + de 6 mois, alors que si vous prenez RV en disant que vous avez une ordonnance d’un médecin, vous pourrez passer dans la semaine qui suit, quand ce n’est pas le lendemain. Pourquoi un tel délai ? Ne sont-ils pas assez payés ou doivent-ils faire ce dépistage gratuitement lorsque c’est une campagne nationale de dépistage. J’en doute.

  11. nadi3 dit :

    voilà qui est très finement dit, expérience perso, j’ai 63 ans, de la mastose depuis l’âge de 28 ans, cela fait donc 35 ans de mamo tous les deux ans.. gratuite maintenant. c’est rassurant, même si avec l’âge l’inquiétude augmente dans la salle d’attente…

  12. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A GRILLON :

     

    Soyons clairs et précis. je n’ai pas dit que les cancers du sein n’existent pas chez les femmes jeunes. Ils existent et j’en ai vus.

    je dis  que prôner un dépistage « sauvage » comme le font certains est une fausse assurance, car un dépistage exige de la rigueur dans le choix des appareils, dans les techniques retenues, dans le contrôle de qualité.

    or, actuellement rien n’est réuni pour cela dans notre pays avant l’age de 50 ans.

    Peu de pays ont un dépistage organisé pour les femmes de 40 ans, parce que les études et les évaluations en terme de POPULATIONS et non pas pour les cas individuels, montrent que cela n’est pas efficace.

    Mais cla n’empèche en rien le suivi individuel, d’autant qu’il peut exister un facteur de risque connu ou suspecté.

     

    Concernant la grippe A, depuis de longues années, le système américain ^prévoit une indemnisation des accidents vaccinaux gràce à un fonds spécial .

    L’industrie du vaccin a failli disparaître. cela aurait sans dout réjoui un certain nombre de mouvements , dont des sectes.

    Dans le cas de ce vaccin demandé en urgence par les Etats et l’OMS aux fabricants, les Etats-Unis ont choisi de protéger un peu plus les industriels. Le contexte américain, le pays compte le quart des avocats de la planète, explique en partie cette décision.

    mais c’est juste une prolongation d ce qui existe déjà puisque tout se règle hors les tribunaux  pour les vaccins.

    Cela va alimenter la paranoia ambiante et là j’avoue que c’est sans recours !

  13. Grillon dit :

    Excusez moi si je reviens sur la grippe A, pourquoi le gouvernement US a-t-il garanti que les victimes potentielles ne pourront par traîner les fabricants de vaccin devant les tribunaux ? Vous saviez cela ? Est ce une désinformation ? Quant à la mammo, moi j’ai eu un cancer du sein à 32 ans.

  14. JD Flaysakier dit :

    REPONSE :

     

    La double lecture est obligatoire dans le cadre du dépistage national organisé chez les femmes de 50 à 74 ans.

    Ence qui concerne les radiographies faites en cabinet, il est fréquent et habituel que les médecins confrontent leurs lectures.

    Mais je vous rappelle que la mammographie seule peut être insuffisante chez des femmes jeunes pour affirmer un diagnostic.

    D’autre part, une mastopathie bénigne est ,par essence, bénigne ! Il faut donc se méfier des étiquettes et on a tendance aujourd’hui à éviter ces termes.

  15. Cathy dit :

    J’ajoute aux commentaires de Meli que je suis très sceptique sur la double voir triple lecture dans les centres de mammo. Et aussi que les femmes à risque (mastopathie bénigne) ne sont pas forcément averties en bonne et due forme, et ne font donc pas de mammo régulièrement … si elles ont moins de 50 ans.
    Mon cas : j’ai eu une mammo pour mastopathie bénigne vers 36 ans, je change de gynécologue vers 37 ans en prévenant l’ancienne : au cours de cette visite, elle ne m’a pas prévenu du risque que je présentais. A 38 ans cancer du sein, puis récidive invasive à 41 ans, j’ai donc fait 2 mammos dans l’intervalle dans un centre spécialisé d’un hôpital public spécialisé, sans voir de double lecture se faire … peut-être s’est-elle faite après, mais j’en doute. Les radiologues sont débordés.
    Cordialement,
    Cathy

  16. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A MELILOTUS :

    Dans une ville comme Paris, par exemple, le taux de réponse aux convocations est inférieur à 30 % A l’échelon national, on est encore en dessous de 60 %.

    Alors que tout est pris en charge et qu’on peut aller aussi bien dans un cabinet privé qu’à l’hôpital.

    Je ne crois pas avoir dit que les cancers en dessous de 50 ans étaient exclusivement d’origine génétique ou familiale. Il y a aussi lcertaines mastopathies qui méritent d’être surveillées.

  17. Mélilotus dit :

    Votre point de vue est très interessant, car tout de go, ayant eu un cancer à 39 ans, et qui était assez avancé, il est évident que je me dis qu’une mamm aurait peut-être pu… Par contre, pouvez-vous formuler autrement votre paragraphe 11 (« Et quand on bloque… »), je ne le comprends pas.
    Ce qui serait interessant aussi, c’est de savoir avec l’énorme campagne de pub faite par le gouvernement concernant les femmes de + de 50 ans, combien vont faire cette fameuse mammo ? Est-ce une campagne qui marche ? Si ce n’est pas le cas, alors les femmes de 40 ans se sentiront encore moins concernées, donc il n’y aura pas d’engorgement dans les labos…
    Je voulais aussi dire que les cancers du sein concernant des femmes de moins de 50 ans ne sont pas que dûs à une forme génétique ou familiale comme vous le dites. Pour beaucoup, il n’y a pas d’explication de ce genre.
    Au plaisir de vous lire,
    Méli

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