Grippe A(H1N1) : le syndrome de Guillain-Barré , explications sur un phénomène étrange.

C’est un syndrome étrange et dont on parle beaucoup aujourd’hui. La description d’une atteinte neurologique par Guillain et Barré en 1916 et le syndrome éponyme alimente maintes conversations au sujet de la vaccination contre le virus A(H1N1).
Pourtant, ce syndrome est rarement lié aux vaccins.
 
 
Des sensations d’engourdissement, des douleurs musculaires deux ou trois semaines après une infection respiratoire, telle une grippe ou une pharyngite  ou une gastroentérite. Puis, quelques jours plus tard, des déficits moteurs s’installent, autrement dits des parésies et des paralysies.
 
Voilà le tableau le plus habituel de ce qu’on appelle le syndrome de Guillain-Barré.
Cette manifestation neurologique est, en fait, une forme de maladie site « auto-immune’.
Les cellules de défense de l’organisme vont, en effet, attaquer la gaine de myéline, c’est-à-dire l’enveloppe qui protège les nerfs.
Un peu à la façon d’un câble électrique dont on dénuderait la gaine, cette mise à nu va provoquer des interruptions de transmission de l’influx nerveux avec une fonte des muscles qui répondent à l’action des nerfs blessés.
 
Dans la plupart des cas, le patient va recouvrer complètement, mais dans 10 % des cas existent des séquelles, notamment une faiblesse musculaire.
Les formes les plus graves, celles qui touchent les muscles respiratoires notamment, peuvent entrainer une issue fatale.
 
Mais les techniques actuelles de réanimation et l’utilisation d’immunoglobulines ont bien modifié le pronostic.
 
Ce syndrome n’est, heureusement pas très fréquent. Les statistiques vont de 0,2 à 2 pour cent mille.
 
Cause première, nous l’avons dit, les infections virales et bactériennes, notamment les infections respiratoires et ORL et les infections digestives. Un germe est d’ailleurs fortement suspecté dans ce cas, c’est la bactérie dénommée Campylobacter jejuni. Nous en reparlerons.
 
Mais ce syndrome peut aussi survenir après une intervention chirurgicale et au cours de certains cancers, notamment ceux qui impliquent des cellules sanguines de défense, comme la maladie de Hodgkin et les lymphomes.
 
Et la vaccination, me direz-vous ?
Elle est sans doute parfois impliquée, avec un risque potentiel estimé à un cas sur un million.
Ce fut l’ancien vaccin contre la rage, préparé à partir de tissu cérébral animal qui souleva les premiers doutes.
Puis vint l’épisode de 1976, la bouffée épidémique de fièvre porcine qui toucha la base militaire de Fort Dix aux Etats-Unis.
 
A la suite de cette épidémie, le gouvernement américain décida d’une campagne universelle de vaccination. En quelques mois, on constata la survenue de 500 cas de syndrome de Guillain barré et 25 décès. Ce risque imprévu entraina l’arrêt de la campagne massive de vaccination. A noter que trois millions d’Européens reçurent également ce vaccin et qu’aucun cas de SGB ne fut décrit.
 
Depuis, d’autres vaccins ont été suspectés, comme le vaccin oral contre la poliomyélite.
Mais aucune confirmation n’a été apportée en ce sens, des études prospectives ont même montré que cet effet secondaire sévère était beaucoup plus rare qu’escompté.
 
Les recherches continuent pour savoir ce qui s’est passé en 1976. On a retrouvé des flacons de vaccin, on les a étudiés avec les outils les plus récents de la biologie moléculaire et on n’a encore pas de piste.
 
Contrairement à ce qui s’est beaucoup dit ces derniers temps, ce vaccin ne contenait aucun adjuvant.
 
Dans les préparations actuellement élaborées, il y aura deux adjuvants et des vaccins sans adjuvants. Les deux adjuvants ont été utilisés chez plusieurs dizaines de millions de personnes sans incident notable, comme je l’ai déjà signalé.
 
Pourquoi certaines personnes déclenchent-elles un tel syndrome et d’autres non ? C’est le mystère des maladies auto-immunes. Il est possible que le produit injecté provoque ce qu’on appelle une « imitation moléculaire ». Les cellules de défense, « photographient » mal l’intrus, font une erreur dans leur représentation de l’agresseur antigénique et vont attaquer une structure de l’organisme qui ressemble peu ou prou dans sa structure intime à l’envahisseur.
 
Le rôle des virus est ainsi suggéré dans un certain nombre de maladies, du diabète insulinodépendant à la sclérose en plaques.
 
On a aussi beaucoup évoqué ce fameux Campylobacter jejuni dans la genèse du syndrome.
Cette bactérie est de moins en moins présente dans la population et, parallèlement, la fréquence du syndrome de Guillain-barré diminue.
 
 
« Toujours et jamais sont des mots qui existent en politique et en amour, pas en médecine » a l’habitude de dire leprofesseur Emile Aron, mon Maître.
 
Dire que la vaccination n’entrainera pas l’apparition de quelques cas de syndrome de Guillain barré serait d’une grande malhonnêteté intellectuelle.
Mais dire qu’il y en aura des milliers est également peu honnête.
 
Je le redis, statistiquement le risque potentiel est de 1 cas sur un million. Risque hypothétique.
Le risque de complications graves et de décès liés à cette nouvelle grippe est de 1 pour mille.
Soit une magnitude mille fois plus élevée.
 
Personne n’aura l’obligation de se faire vacciner, mais la décision devra se faire à partir d’informations les plus solides possibles, pas sur des rumeurs ou de l’intoxication, d’où qu’elles viennent.
 
C’est aussi cela le choix citoyen.
 
 
Une excellente revue sur les vaccins et le syndrome de Guillain-Barré a été publiée récemment.
En voici la référence :
 
Penina Haber et al.
 Vaccines and Guillain-Barré Syndrome
Drug Safety 2009 ; 32,4 :309-323
 
 

SPECIAL DEDICACE

Je tiens à féliciter le responsable du blog ‘epidemi.es’.

Il vient sur mon blog, fait un copier-coller des articles et se les attribue.

Bravo donc à ce travailleur forcené qui va bientôt avoir autant d’ennemis que moi, le pôvre !

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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43 réponses à Grippe A(H1N1) : le syndrome de Guillain-Barré , explications sur un phénomène étrange.

  1. Rieder yvonne dit :

    Bonjour,
    Je suis céramiste et je sors actuellement du syndrome SGB induit en novembre par le vaccin contre la grippe. Je vais avoir 60 ans mais je ne pensais même pas arriver vivante à cet anniversaire. Tout a commencé par des fourmillements dans les fesses, puis d’importantes douleur à l’aine droite puis gauche qui me faisaient boiter. Puis le manque d’air causé par une difficulté de respirer normalement suivi d’une fatigue assommante. Après cinq minutes de marche avec mon chien, je devais rentrer à la maison où je m’affalais sur le sol dés la porte franchie. Étant plutôt sportive, je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Plus de « jus' » dans les jambes et ces douleurs diffuses dans tout le corps comme si de nombreux ligaments s’étaient déchirés d’un coup. J’ai beaucoup dormi, vu ma rhumatologue qui m’a envoyé chez un neurologue… Revu mon médecin généraliste qui m’a rappelé suite à une analyse sanguine suspecte (trop de globules blancs) l’analyse suivante tout était redevenu normal. Fait une IRM du cerveau (Ras) pris des anti-douleurs de toutes sortes dont seule la cortisone 50 me soulageait. Le plus étonnant, c’est que certains matins j’arrivais péniblement à me traîner au centre sportif du coin ou j’essayais tant bien que mal de suivre le cours d’aquagym. C’était toujours un mieux après. J’ai aussi trouvé un bon masseur féru d’homéopathie. Il m’a recommandé de me faire préparer un anti-dote au vaccin Influvac que j’avais reçu. J’ai pris cela en trois fois sur trois semaines. Entre les massages (11 semaines ) parfois douloureux mais qui me faisaient du bien et l’anti-dote, je sentait déjà une petite. amélioration. Ma rhumatologue toujours perplexe et incrédule a fini par m’envoyer chez le prof. Guern que j’ai, par hasard, vu dans une phase aiguë de la maladie. Le résultat d’une nouvelle analyse sanguine montra une inflammation généralisée. Il a donc vu tous les symptômes et a pensé à la malade de lime où autre virus. Mais il a surtout posé la bonne question : que s’est il passé au mois de novembre ? Et c’est là que la lumière s’est faite : le Vaccin ! Il n’a pas fait de diagnostique formel mais n’a pas exclu que la cause pouvait être ce vaccin. J’ai encore subi d’autre IRM qui ont tous exclus une maladie rhumatismale. Il m’a encore prescrit de la cortisone puisque ça marchait chez moi. La semaine dernière on m’a injecté de la cortisone dans la main droite et hier dans l’épaule gauche. Ce sont les dernières parties de mon corps qui sont encore douloureuses. La main sera sans doute à opérer et je recevrais un implant à la base du pouce. Pour l’épaule, physio douce et repos sont préconisés pour l’instant….
    J’ai pris ma dernière petite dose de cortisone ce matin. Dans quelques jours je me fais faire un «  »anti-dote » homéopathique pour nettoyer le foie de ces médocs. Mais je sens que je revis et hier je me suis aperçue que je pouvais de nouveau pousser un sprint vu que mes jambes me portaient comme avant.
    J’espère que mon témoignage pourra aider quelques personnes soit à trouver la cause de leur maladie et que faire pour s’en sortir même si les médecins ne sont d’aucune aide.
    Et puis, Courage ! un jour ça passe !!!

    • docteurjd dit :

      Le syndrome apparait très rapidement après une infection (1500 cas par an) ou, plus rarement, une vaccination.
      Pour l’antidote homéopathique je n’ai aucune connaissance ou compétence dans cette discipline

  2. FENETRE dit :

    Bonjour !!

    Je suis à même d’expliquer (pour certains cas de la maladie de Guillain-Barrré), comment se sortir musculairement de ce vilain pas, dont on ne se remet jamais à cent pour cent. Je suis en banlieue parisienne, j’ai 79 ans, et je peut me présenter à vous à tout instant, pour parler avec des professeurs de la façon dont je me suis sorti « seul » de mon handicap qui ne fut pas piqué des vers, (à l’âge de 17 ans…) Mais que l’on sache bien, que l’on garde « à vie » les traces de ces mauvais souvenirs… Bien à vous – André, le mercredi 18 mars 2015 à 11 heures 45.

  3. gilou 89 dit :

    mon mari a eu le guillain barrer il y a 6 ans il est vacciner tout les ans il n’avait pas eu d’autre maladie avant ce probléme moi j’ai eu le vaccin hépatite b et rien méme les professeur ne savent pas d’ou sa vient vous dite toute et n’importe quoi ,il a été 30jours en réa coma ,et aprés soins intensif ,rentré a la maison il ne marcher trés peu et ne pouvait rien faire avec ses main perdue l’écriture !et ses revenue tout seule avec mon aide petit a petit ,mais des reste il oublie tout les rendez vous,ect et 18 mois aprés sous oxigéne le virus c’est mis au poumon il vie avec un quart de poumon ,alors vacin de la grippe oblige car si il attrape la mort assuré ! du coup moi aussi et on meurt pas les gens parlent sans savoir !les professeur savent car il est en rapport tout les 6mois pour l’évolution de ses progrés voila dite ce que vous voulez faire peur a des gens quand on sait on ne dit rien !!!!!!!!!cordialement !

  4. Tishu18 dit :

    Très bon article!
    je viens juste de recevoir mon bon de vaccination et je vais aller me faire vacciner !
    j’avais lu en son temps un ouvrage consacré à la grippe et édité en 2007 – " les grippes en questions – comprenfre un fléau" de Paul Léophonte et cela m’avait un peu absourdi sur les risques de pandémie .
    C’est pourquoi je défendais donc la vaccination et trouvais un peu"ridicules" les personnes hésitantes mais maintenant j’ai un peu de stress lié à cette maladie évoquée le syndrome de Guillain-Barré.

    cordialement Tsihu 18

  5. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A ERNEST CR :

     

    J’ignorais que traiter la fièvre était une erreur !

     

  6. ernest CR. dit :

    Sait-on si les personnes en bonne santé mortes d’une grippe « foudroyante » avaient pris des antiinflammatoires, de l’aspirine ou même simplement des anti-fièvre dans les tout débuts de leur maladie?Car ces medicaments font baisser les defenses du corps, n’est-ce pas?

  7. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A PIER :

     

    J’ignorais qu’un syndicat professionnel avait une compétenceet une expertise dans les domaines de la vaccination ! En outre, vous me permettrez de penser qu’être « expert » au sens d’être sur la lsite d’un juge n’est pas un critère de compétence absolue.

    J’aurais préféré que vous me citiez des travaux scientifiques plutôt que ce qu’on lit ou ramasse sur le web.

  8. pier dit :

    Bonjour,
    Pas d’accord avec votre approche sur le risque potentiel du vaccin contre la grippe A, vous tentez de minimiser les risques importants dus aux adjuvants contenus dans le vaccin…

    Beaucoup de spécialistes ne sont pas d’accord avec vous sur les risques d’effets secondaires et notamment le Dr Marc Girard expert en pharmacologie et épidémiologie :

    http://www.france24.com/fr/20091...

    Polémique à propos de squalène, notamment utilisé dans le vaccin contre l’antrax pendant la guerre du Golfe…
    H1N1: Un million de fois plus de squalène que dans le vaccin de la première guerre du golfe :

    justice-medecine.blog.dro…

    Paris, le 1er septembre. Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers (SNPI, CFE-CGC) estime qu?une vaccination massive, contre un virus grippal relativement bénin, présente des risques, du fait d?un vaccin développé trop rapidement, et d?un adjuvant susceptible de déclencher des maladies auto-immunes, l?adjuvant AS03 qui n?a jamais été utilisé auparavant dans un vaccin commercialisé à large échelle :

    http://www.lepost.fr/article/200...

    Vaccin grippal et syndrome de Guillain-Barré : l?association discutée :

    http://www.destinationsante.com/...

    le SNPI dans la presse
    Polémique sur les risques de Guillain-Barré avec une vaccination massive contre la grippe A :

    http://www.syndicat-infirmier.co...

    Etc, etc…
     

  9. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A YVES CAZELAIS :

     

    Je pense en effet raisonnable de perser le pour et le contre en cas d’antécédents de Guillain-Barré.

  10. Yves Cazelais dit :

    J’ai fait des recherches sur les liens entre une vaccination et le syndrome de Guillain-Barré. Je ne vois pas d’ambiguïté dans la mesure où le vaccin précède l’arrivée de la maladie. Vous exposez d’ailleurs le tout très clairement. Je l’ai contractée dans les années 70 et j’ai récupéré au bout d’une couple d’années, sauf une légère faiblesse aux chevilles.

    Je me pose la question inverse, suite à une information obtenue de ma fille, qui vit en Floride aux États-Unis. Sur un feuillet d’information, on indique qu’une personne qui a déjà eu le syndrome doit consulter son médecin avant de pouvoir déterminer s’il peut être vacciné contre la H1N1.

    Auriez-vous une opinion à ce sujet?

    Je vous remercie.

    Yves Cazelais
    Québec, Qc
    Canada

  11. lilly dit :

    Je suis très touchée par votre écrit qui est clair et précis.
    J’ai été moi-même atteinte de ce syndrome en 1996 (probablement suite à ma vaccination contre l’hépatite B), a l’époque le diagnostic à été long et j’en profite pour remercier le Docteur Legras de tours, qui m’a sauvée la vie.
    Aujourd’hui. les institutrices de mes filles (5 ans et 7 ans) nous ont fais part des possibilités de vaccination à l’école primaire en cas de Pandémie de la Grippe H1 N1. Je ne sais pas ce qui serait le plus dangereux entre :
    faire vacciner mes filles (avec le faible risque de dévelloper le syndrome)
    et qu’elles risquent d’avoir la grippe.
    J’avoue que mon expérience suit à ce syndrome ne me rende pas très objective.

  12. marine dit :

    je suis impressionnée par la bonne tenue déontologique des informations de ce blog. Je pense qu’au vu des négligences qui ont accompagné la découverte des incidents liés au vaccin pour l’hépatite B, (et des résistances qui obèrent la lucidité scientifique lorsque trop d’argent, ou trop d’effet d’annonce gouvernemental, sont en jeu), la prudence commande de ne jamais oublier qu’aucune vaccination, -parce-qu’elle interfère nécessairement avec le système immunitaire, ne doit être tenue pour un geste anodin, et qu’on est mieux immunisé en « attrapant » éventuellement la foutue grippe, qu’en encourant des mésaventures imprévisibles, pour des raisons de confort. Mais, surtout, toute personne qui souffre notoirement de troubles de nature auto-immune (y compris asthme, arthrite inflammatoire, séquelles durables de maladies par ailleurs bénignes) doit limiter au maximum les occasions d’ajouter de nouveaux facteurs déclanchants à un tableau clinique en général bien compliqué… Il y a les vaccins qu’il serait aberrant de refuser (polio, tétanos, tuberculose, etc)… et les autres !

  13. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A BRI :

    Comme je l’ai écrit dans ce blog, la grossesse représente un état immunitaire particulier. La femme enceinte doit « tolérer » un être dont les tissus et organes lui sont étrangers à 50 %. Elle doit donc baisser la garde et devient plus vulnérable aux infections.

    Elle peut donc, en cas de grippe, souffrir de détresse respiratoire, phénomène qui retentit sur le foetus et qui est particulièrement grave au moment de l’entr&ée en travail.

    De plus, au cours des premiers mois de cette nouvelle pandémie, on a remarqué que parmi les cas les plus graves, le taux de femmes enceintes était anormalement élevé.

     

    Point important : le virus ne passe pas le placenta et la mère ne le transmet donc pas à l’enfant.

  14. Bri dit :

    Bonjour,
    Concernant le vaccin de la grippe A, pourquoi les femmes enceintes sont-elles prioritaires ? Que craint la future maman de plus que toute autre personne ? Le bébé est-il protégé du virus ? N’y a-t-il pas de crainte concernant certains composants qui pourraient se transmettre au fétus ?

  15. Agathe dit :

    Bonjour
    j’ai développé un SGB depuis début juin apparemment suite à une mononucléose qui n’avait par ailleurs pas été détectée. J’ai pas mal récupéré de mes paralysies, je n’ai pas eu de problèmes respiratoires. Je me pose des questions quant à cette vaccination. Ai-je plus de risques d’avoir des complications si j’attrape la grippe A, ai-je plus de risques de faire un SGB vu mes antécédents médicaux. Quelqu’un en sait-il quelquechose?
    Merci si vous pouvez m’informer.

  16. JB1929 dit :

    Merci pour votre réponse mais en tant que professionnelle de santé je ne suis pas convaincue de l’intérêt de vacciner tout les soignants. Il existe des doutes sur l’innocuité de certains vaccins comme vous le savez.
    Celui contre la grippe saisonnière n’est pas obligatoire, peu de personnel y a recours sans que cela ne pose problème.
    Ne vaut-il pas mieux laisser chacun faire selon sa conscience ?

  17. j’ai vu votre reportage et je finis de lire votre article, je suis belge et je suis « une victime » de ce fichu syndrome de guillain barré (il y a 12 ans)…
    Quand vs dites, que l’on récupère pr ainsi dire complètement…je reste assez dubitative car vu le nombre de cas que j’ai vu ici en Belgique ou qqs cas que je connais en France, rare sont ceux qui s’en sont sortis sans séquelles….

  18. JD Flaysakier dit :

    Je Redis pour information que je ne publie plus les commentaires anonymes et ceux sans indication d’adresse e-mail valide. Cette adresse reste , bien sûr, confidentielle.

    Merci et pardon pour celles et ceux qui ne verront pas leur commentaire en ligne.

     

  19. sandrine dit :

    Bonsoir, je suis atteinte de sclérose en plaques et suite à votre intervention du 22 courant j’avoue ne pas vouloir me faire vacciner et redoute pour mes enfants. de plus je prend du "mantadix" pour la fatigabilité et je fus surprise en lisant la notice que ce médicament était préconisé pour la grippe de type A !!en tout les cas merci pour les explications claires, précises et accessibles à tous

  20. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A LOUISE :

     

    C’est le médecin qui vous suit qui peut, vous conseiller au vu de votre dossier.

    Je ne peux pas donner d’avis sur ce site.

  21. LOUISE dit :

    Grippe et thyroidite d’hashimoto
    Bonjour
    j’ai des anti corps très élevés et un problème pulmonaire sur radio mais je n’ai pu faire de scanner car j’ai des crises de panique avec sensation de mourir étouffée..
    Suis je à risque?
    La vaccination est elle souhaitable?
    Merci infiniment pour votre réponse
    Cordialement
    Louise

  22. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A FABIENNE :

    Je ne pense pas avoir la compétence suffisante pour vous répondre.

    Je crois qu’il faut que vous demandiez l’avis d’un pédiatre immunologiste qui saura mieux que moi vous renseigner.

    Je pense qu’il est important que les lecteurs de ce blog, au vu de votre témoignage, comprennent que ce syndrome n’est pas le fruit exclusif d’une vaccination, mais que la première suspicion causale est une infection virale ou bactérienne.

  23. Fabienne dit :

    bonjour,
    Il y a deux ans, deux de mes quatre enfants ont été malades plusieurs semaines (diarrhées…) et il a été finalement identifié la cause : un Campylobacter jejuni.
    Quelle réflexion menez-vous sur ces cas ? pensez-vous que le vaccin puisse être alors davantage risqué au regard du syndrôme de Guillain-Barré ?
    A noter que le lien entre le Campylobacter jejuni et cette maladie avait été porté à ma connaissance par l’équipe de l’hopital qui avait pris en charge mes enfants : preuve qu’à leurs yeux, ce n’était pas anecdotique…

    Merci pour votre réponse.

  24. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A JB1929 :

     

    Je trouve formidable de lire et d’entendre répéter en boucle le fait que ce vaccin n’a pas été assez évalué.

    Les tests sont en cours sur des milliers de personnes. Il s’agit d’un vaccin de la grippe, pas d’une maladie tropicale inconnue !

    Ona pris quelques motifs antigéniques de la souche pour les mettre sur une « ossature » de virus H1N1 humain.

    Croyez vous que le vaccin grippe saisonnier est testé pendant deux ans ?

    Que faut-il faire attendre encore dix ans ?

    je pense que quand on doit s’occuper de personnes malades et fragiles, on doit é éviter de leur transmettre une maladie qui peut avoir de graves conséquences pour eux.

    Accepteriez vous de voir une infirmière malade s’occuper de prématurés en couveuse ou de jeunes patients cancéreux ?

     

  25. JB1929 dit :

    J’ai été très choquée lors de votre intervention au JT de 13 h par votre mise en accusation du personnel de santé qui refuserait de se faire vacciner et qui pourrait contaminer les patients.
    Ce vaccin n’a pas été évalué avec suffisamment de recul pour savoir s’il aura des effets indésirables donc je comprends les réticences des soignants, d’autant plus qu’il n’est même pas disponible alors que la pandémie court déjà.
    Je trouve regrettable de culpabiliser une profession qui se dévoue au service de nos concitoyens.

  26. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A PAULE :

     

    LLe syndrome que vous evoquez se rattache à la grande variété des composantes du syndrome de Guillain-Barré.

    Je comprends votre émoi et votre douleur mais la plupart de ces syndromes connaissent une évolution favorable.

    malheureusement une partie des patients ne sera pas améliorée.

    ces maladies auto-immunes restent un mystère.

  27. Paule dit :

    Cher Docteur,

    La maladie de Lewis-Sumner est le syndrome de Guillain Barré, est-ce la même chose ?

    Parce que ma maman souffre depuis une vingtaine d’années d’une polyradiculonévrite, que les médecins ont nommé « maladie de Lewis-Sumner », et on nous a également parlé de syndrome de Guillain-Barré.

    L’évolution de la maladie de maman a été lente. Jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus depuis quelques semaines marcher du tout (même plus faire quelques pas avec son déambulateur), plus manger seule, plus prendre un verre dans sa main, plus se relever dans son lit. Seule la tête bouge normalement. Il faut dire que depuis quelques mois, elle a un début de maladie de Parkinson. Ma maman a 83 ans.

    Toujours est-il, et là est ma question, que si cette maladie correspond au syndrome de Guillain Barré, cela veut dire que ma maman fait partie des cas qui ne guérissent pas. Vous avez dit lors du journal de France 2, que la plupart des cas ne gardaient aucune séquelle de Guillain Barré. Ce qui me rend dubitative, dans la mesure où, depuis le début, les médecins qui ont suivi le dossier de maman, ont dit qu’il n’y a avait pas de traitement pour la guérir. Elle a subi plusieurs des injections d’immuno-globulines, qui ont été efficaces, mais de façon temporaire seulement. A son âge maintenant, il n’est plus question de lui faire un traitement aussi lourd et dangereux.

    Du coup, en vous entendant, j’avais un peu l’impression qu’on sous-estimait les conséquences de cette maladie (même si Lewis Sumner et Guillain Barré ne sont pas exactement la même chose, il y a beaucoup de similitudes, non ? si vous pouviez me le confirmer). D’autant plus que de ce que j’ai lu, beaucoup de personnes ayant eu Guillain Barré en gardent des séquelles.

    Vous savez, quand vous vivez au quotidien la souffrance d’un proche et le problème que cela pose pour s’en occuper, vous ne pouvez que frémir en entendant qu’une maladie de ce type est une maladie que l’on guérit « dans la plupart des cas ». Surtout quand vos médecins ont dit l’inverse. Alors, peut-être, le cas de ma maman est un cas extrêmement rare, j’ose l’espérer pour les autres.

    Merci pour votre réponse…

  28. JD Flaysakier dit :

     REPONSE A BERNARD :

     

    Sur les 4 vaccins qui seront disponibles, deux seront sans adjuvants.

  29. REPONSE A BERNARD : dit :

     

  30. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A GUILLAUME :

     

    Pourquoi ne dites vous carrément pas que je suis acheté ou vendu ou corrompu ?

    Pour le reste vous semblez avoir des informations sur les risques de ce vaccin que peu de gens informés possèdent.

    faites en profiter le plus grand nombre.

  31. Bernard dit :

    Bonjour et d’avance merci pour une éventuelle réponse

    j’ai un double pontage depuis 10ans ;à priori tout va bien ; mais j’ai aussi une clairance qui n’est plus que de 25 : ce dernier point m’inquiète quant à une vaccination éventuelle, car toute infection est désastreuse sur cette clairance mais d’autre part les adjuvants ne sont ils pas déconseillés pour les insuffisants rénaux.Qu’en pensez vous ?
     

  32. Guillaume dit :

    Bonjour,
    voilà quelques jours que je vous écoute dans le journal de 13h, et à chacune de vos interventions, je ne peux m’empêcher de me poser des questions sur votre totale objectivité dans cette histoire. Alors que près d’un médecin sur 2 ne souhaite pas se faire vacciner, vous défendez corps et âme ce vaccin qui n’a nullement fait ses preuves. Sous-entendez vous que les autres médecins sont aveugles ? Le petit speech sur leur responsabilité en cas de contamination de leurs patients m’a fait rire jaune. Lorsque dans 10 ans on se rendra compte (je ne le souhaite cependant pas) d’une explosion d’effets secondaires indésirables suite à cette campagne massive de vaccination, j’espère que toutes les personnes publiques conseillant ce vaccin assumeront également leur responsabilité…

  33. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A GIMLI :

     

    Vous entendez ce que vous avez envie d’entendre.

    j’ai dit dans la plupart des cas. Les séquelles surviennent dans 10 à 15 % des cas.

    Je pense qu’en français ma phrase est correcte.

  34. Suite à des informations relevées dans la presse, un besoin d’aide est constaté dans tous les domaines (soins, … et informatique).
    Je peux proposer mon aide dans le domaine informatique.
    49ans, ingénieur en informatique (21 ans d’expérience).
    Reste à votre disposition.
    Bertrand
     

  35. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A ANTOINE HEIMBURGER :

     

    Vous êtes l’exemple de ce que j’écris ici: ce syndrome survient principalement au décours d’une infection virale ou bactérienne.

    Il est parfaitement logique que la question de votre vaccination se pose. Un antécédent de Guillain-Barré amène souvent à ne pas vacciner un patient, sauf cas d’extrème urgence.

    Encore une fois, les décisions sont individuelles etvotre histoire médicale necessite un examen particulier.

  36. helene dit :

    je souffre d’une sclérose en plaques; jusqu’à présent, je ne me vaccine pas contre la grippe saisonnière; faut-il néanmoins le faire contre la nouvelle grippe, ( vaccin avec adjuvant ou sans adjuvant?)
    merci pour la réponse
     

  37. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A SOPHIE M :

     

    Je ne peux pas décider pour vous. mais parlez-en avec votre médecin de famille. Il saura mieux que moi vous aider dans votre pruise de décision.

  38. JD Flaysakier: dit :

    Un courageux anonyme me reproche d’avoir dit que la grippe pouvait être considérée comme une infection nosocomiale.

    Je réponds à ce courageux anonyme que les Hospices civils de Lyon disent la même chose et incitent depuis des années les personnels à se vacciner.

    Un patient  hospitalisé qui contracte la grippe au contact du personnel est, de fait , atteint d’une affection nosocomiale.

    Je conseille aux personnes intéressées de lire le travail de N.Voirin et al dans la référence suivante sur ce sujet.

    J.Hosp Infect.

    2009 Jan;71(1):1-14

  39. Sophie M dit :

    Cher Docteur,

    Merci pour vos précieuses informations et votre blog, néammoins la peur est vraiment présente pour moi et une hésitation subsiste. J’ai peur de ne pas me faire vacciner et d’attraper cette grippe A; Mais si je me fais vacciner j’ai peur d’avoir plus tard des mauvaises surprises … d’après vous que devons nous faire ? *

    Merci vivement par avance.

  40. Gimli dit :

    M.FLAYSAKIER, je viens d’entendre votre intervention au JT de 13h, sur la grippe et un des effets secondaires: le syndrôme de guillain barré. Vous osez affirmer qu’il existe peu de séquelles faisant suite à cette pathologie.Avez vous dans vos proches une personne atteinte?Car les séquelles sont bien présentes et existantes…et empêche une vie tout à fait normale.Par ailleurs vous mettez en cause le fait que des soignants expliquent qu’ils ne souhaitent pas se faire vacciner…Moi même soignant, je m’y refuse et je le dis.Car jamais on aura vu un traitement obtenir aussi vite une autorisation de mise sur le marché…et cela sans connaître nullement les effets secondaires à courts et long termes!alors oui il faut se protéger mais à quel prix?en tous les cas pas celui des laboratoires…et surtout pour une vaccination qui arrivera après la première vague d’épidémie!

  41. HEIMBURGER Antoine dit :

    Bonjour,

    J’ai moi même eu un syndrome de Guillain-Barré en 1999 suite à une broncho-pneumonie dont le microbe « mycoplasme » était le facteur déclencheur….
    J’ai rencontré certaines personnes dont le vaccin contre l’hépatite B était l’élément déclencheur….

    Depuis, les vaccinations ne m’attirent plus et je m’en porte bien.
    Je ne serais pas le premier à aller me faire vacciner….

    Antoine

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