Grippe porcine : des arguments écologiques mais pas logiques.

Si le virus de la grippe porcine est un amalgame de plusieurs autres virus, ce  n’est peut-être pas une raison pour le monde politique de faire, lui aussi, des amalgames.
 
Invité sur France 2 ce matin, Daniel Cohn-Bendit a expliqué que la crise actuelle était la résultante des pratiques d’élevages industriels et du recours massif aux antibiotiques dans ces mêmes élevages.
 
En ce qui concerne le premier point, nul ne peut, aujourd’hui, dire si les élevages industriels de la région de Vera Cruz, au Mexique, sont le point de départ de cette épidémie.
 
Mais il faut savoir qu’il n’y a nul besoin d’un élevage industriel pour qu’une menace de pandémie grippale se dessine.
 
Ainsi, l’Asie du Sud-est est un des lieux d’où l’on redoute voir partir une telle menace. Là-bas, bien souvent, les paysans ont quelques cochons et un peu de volaille, rien de gigantesque.
 
Mais ils ne peuvent empêcher les oiseaux migrateurs, porteurs de virus grippaux, de faire halte dans leurs fermes. Pas plus qu’ils n’ont les moyens d’héberger ailleurs que dans une pièce commune volailles et habitants, les cochons dormant tout près.
 
A moins d’une alliance plus qu’improbable entre écologistes et chasseurs, ces derniers étant chargés de tuer les migrateurs, je ne vois pas comment on peut se mettre définitivement à l’abri d’un risque grippal pandémique. Le cochon ne demande rien de mieux que de fabriquer un virus « cocktail » de virus humain, aviaire et porcin.
 
D’autre part, si les antibiotiques sont trop largement utilisés en élevage comme promoteurs de croissance, leur action néfaste s’exerce sur les bactéries, pas les virus.
 
Or, et à moins de changements dont je ne serais pas informé, la grippe a une origine virale.
Donc rien à voir avec des antibiotiques.
 
A priori, la campagne des élections européennes semble être tout sauf une sinécure. Les politiques pourraient peut-être s’y consacrer et laisser aux professionnels de santé publique le soin d’éclaircir les tenants et aboutissants de la crise sanitaire actuelle.

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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3 réponses à Grippe porcine : des arguments écologiques mais pas logiques.

  1. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A BIZARRE BIZARRE :

     

    Ah, enfin ! je me demandais quand le premier message de ce type allait tomber. Mais où sont les tenants de la conspiration me demandais-je ?

    Merci de soulager mon angoisse.

  2. bizarre,bizarre! dit :

    est-ce qu’un vrai journaliste osera poser la bonne question sur cette ‘ grippe’ à savoir pourquoi on ne parle pas d’abattage de porcs dans cette région ‘ Mexique’ et pourquoi dans la formule de ce virus on trouve des gènes de porcs américains et européens , des gènes de volailles de Singapour et d’humain encore d’ailleurs , cela ressemble plus à un assemblage génétiquement fabriqué que d’une mutation .

  3. marie dit :

    « Mais il faut savoir qu?il n?y a nul besoin d?un élevage industriel pour qu?une menace de pandémie grippale se dessine. »

    Sûrement, mais la probabilité pour qu?une épidémie ai pour origine un élevage industriel doit être assez importante Vu le nombre monstrueux d’animaux qui y transite.

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