Sclerose en plaques/ SEP : Les effets interessants d’une greffe de cellules souches sanguines.

 
 
 
S’il est un domaine dans lequel chaque nouvelle étude impose une grande prudence, c’est bien celui de la sclérose en plaques, la SEP. Mais mêmes préliminaires, de nouveaux résultats expérimentaux publiés aujourd’hui dans la revue Lancet Neurology, méritent d’être signalés.
 
Ce sont 11 femmes et 10 hommes âgés de 20 à 63 ans (moyenne d’âge 33 ans) qui ont été inclus dans une étude menée à Chicago.
 
Toutes e tous avaient une SEP diagnostiquée depuis plusieurs années et qui étaient dans la phase non progressive de la maladie avec des poussées allant de 2 à 5 au cours des douze derniers mois précédant leur entrée dans l’étude.
 
Ils avaient tous reçu, sans succès un traitement à base d’interféron beta pendant six mois.
 
Ils ont donc été inclus dans une étude dite de phase I/II., notion très importante car cet essai n’avait pas pour but de les traiter mais de mesurer l’éventuelle toxicité et la sécurité d’un traitement à base d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques Ce sont les cellules qui fabriquent les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes.
 
Après injection de substances pour stimuler la production de ces cellules souches par la moelle osseuse, les patients ont eu un prélèvement sanguin et les cellules recueillies ont subi divers traitements pour les rendre non toxiques.
 
Chaque patient a ensuite reçu une transfusion contenant ses propres cellules ainsi « travaillées » en laboratoire.
 
Le but de la manœuvre était de faire en sorte que ces cellules souches produisent une nouvelle lignée de globules blancs qui soient non agressifs pour les tissus nerveux de chaque personne atteinte de SEP, Ces globules blancs devaient, en particulier, supplanter ceux du patient qui s’attaquaient à la gaine de myeline, le fourreau qui entoure les fibres nerveuses.
 
Cette technique  est plus « douce » que la greffe traditionnelle de moelle osseuse (et non pas épinière comme on l’entend trop souvent !) qui nécessite des traitements visant à supprimer préalablement les défenses immunitaires du patient. Des traitements très lourds et non dénués d’effets secondaires parfois graves.
 
Au cours des 37 mois qu’a duré l’étude il y a eu quelques incidents, un patient a eu une diarrhée infectieuse, deux ont souffert de zona et deux ont eu une complication sérieuse liée à un des produits utilisés dans la phase préparatoire, l’alemtuzumab.
 
Mais les résultats globaux au bout de ces trois ans sont encourageants, le test qui sert à mesurer le degré de handicap lié à la maladie a été amélioré d’un point.
 
Aucun patient n’a vu son score régresser, même les cinq patients du groupe qui ont eu une rechute et qui ont pu récupérer de cette poussée après une nouvelle cure de traitement immunosuppresseur.
 
Seize des vingt et un patients n’ont donc eu aucune poussée pendant trois ans.
 
Redisons-le, cette étude ne voulait et ne pouvait pas montrer que la transplantation de cellules souches hématopoïétiques autologues, c’est-à-dire du propre patient, était un traitement possible de la SEP.
 
Cette étude s’adressait à des patients plutôt jeunes avec une maladie dans une phase non progressive.
Mais les résultats montrent que le traitement a été plutôt bien toléré, qu’il n’y a pas eu d’accident gravissime (l’alemtuzumab a été remplacé en cours d’étude).
 
Un certain nombre de critères du bilan neurologique fait dans la surveillance de la SEP ont évolué favorablement sous traitement.
 
Cela veut dire qu’il va falloir maintenant passer à la vitesse supérieure, c’est-à-dire un essai dit de phase III.
 
Il faudra recruter beaucoup de patients, les diviser en deux groupes, l’un recevant ce protocole, l’autre bénéficiant des traitements couramment administrés dans la SEP.
 
Et, au bout de longs mois, toujours trop longs pour ceux qui attendent, on saura a priori si cette nouvelle technique de traitement à base de cellules souches collectées dans le sang des patients permet de stabiliser la SEP. Voire, disent les auteurs de l’étude, faire régresser des déficits neurologiques.
 
Mais, disons-le encore, la réponse va prendre encore des mois et des mois.
 
 
Référence de l’étude :
 
Richard K Burt et al.
 
 Autologous non-myeloablative haemopoietic stem cell transplantation in relapsing-remitting multiple sclerosis: a phase I/II study.
 Lancet Neurology
 Published OnlineJanuary 30, 2009DOI:10.1016/S1474-4422(09)70017-1

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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3 réponses à Sclerose en plaques/ SEP : Les effets interessants d’une greffe de cellules souches sanguines.

  1. Clement Michèle dit :

    j’ai fait un sejour il y a 5 ans a paris Leopole belant ou cela a etais un bien morale et pysique formidable mais cela n ai plus possible alord je suis enfermer dans une chamre depuit car mon logement et au 4 eme san assanseur et les porte mon fauteil ne passera pas je suis parti avec les ponpier en urgence 2 mois dans un lit ou j ai perdu la marche que mon sejour a léopole bellent ma fait marche avec un appareil mais aujourd’hui chez mon fils je suis dans une chambre toute seule une infirmiere me fait une toilette vit fait a 12h le kinè me fait ma 2 fois par semene des etirements et me met debout dans un appareil et il pare a moi de me decrocher toute seul une aide menagere 2h le lundi et 2h le jeudi car cela me ferais trot chère mais me faire manger tout les joures et me mettre surla chaisse.dans qu’elle maison me fautil pour ne plus soufrire ,je ne suis pas une malade dificile ,mais je n’ais plus le moral car ma jumelle qui a la meme maladie est plus aider elle a sa maison amenager ainsi q’une voiture et une maison ou bore de la mer ausi amenager alore que moi ont me dit ont peu rien pour vous ,je me trouve inutile depuit 10ans malgre que j ai un fils en rechere de travail et une petit retraite il et a ma charge et habite mon logement et moi je suis chez mon grand fils qui ne peu a cause de moi vivre avec son fils de 4 ans et sa copine vie chez ses parents donc je me trouve malgre moi une maman ancombrante il faut que je trouve une solution vendre mon appartement ,et trouver un redechasser pour pouvoire sortire un peut en fauteil ou aller dans une maison pour moi ou mourire le plus vitte possible que faire,?

  2. CLEMENT Michèle dit :

    je soufre tout les jours et je suis depuit 5 ans dans une chambre chez mon fils je voudrais avoir une place dans une maison pour cette maladie que j’ai depuis 10ans ,je ne mange pas normalement ,infirmiere tous les matin'(a 13h)une aide ménagère 2h le lundi et 2h le jeudi car je ne peu payer pluse d’heurs et un kine qui me fait mal ,ma sclerose et demblè ma jumelle qui la depuit 30 ans marche et elle plus aider que moi,pour qu’oi? pas moi je suis toujour seule et rentre chez moi un 4eme sens assensure mai mn fauteil ne passe pas la porte je veut le vendre pour aller dans une maison amenager pour moi ,aidè moi svp car il na pas de tretement pour moi je ne voi un docteur tout les 3 mois il renouvel l’ordonance mai cela me fait rien .Je pense que un neurologue que j ai vue a l’hopitale il y a 5 ans ont etais 14 malades et j etais tres bien a leopole bellan qui et fermer pour cette maladie ou faut t’il retrouve un centre qui vous fait du bien et au morale aussi .Une femme qui est a bout de forse .qui demande tout les joures que mon ceour sotpe cette vie inutile.Que faire?

  3. frederic dit :

    merci pour la clarté dans votre explication précise et votre prudence : on entrevoit le bout du tunnel grâce aux cellules souche !

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