Hypertension arterielle : patients, médecins et laboratoires ont des progrès à faire

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Aujourd’hui, c’est la journée nationale de lutte contre l’hypertension.
 
 
Les journalistes sont assaillis de dossiers de presse venant d’agences de relations publiques dont certaines espèrent ainsi voir le médicament de leur client cité à l’antenne.
 
Plus généralement, l’hypertension artérielle est un vrai casse-tête, puisque les américains l’appellent la « tueuse silencieuse ». C’est, en effet, souvent après un accident cardiovasculaire qu’on s’aperçoit que la personne était hypertendue.
 
Il faut dire qu’on peut vivre avec des chiffres tensionnels élevés sans trop s’en apercevoir, surtout si on ne prête pas attention à des signes frustes, comme des vertiges, des maux de tête matinaux, des oreilles qui bourdonnent ou qui sifflent et des saignements de nez, l’épistaxis des médecins.
 
Mais, attention. On ne doit pas mesurer n’importe comment sa tension. La pression artérielle se prend après cinq minutes de repos strict, allongé.
Et des chiffres anormaux doivent faire l’objet de vérifications à au moins deux reprises.
 
On parle d’hypertension artérielle quand la pression maximale, la systolique est supérieure à 140 (140 mm de mercure dans le tube gradué ou sur le cadran du tensiomètre et 90 pour la minimale, ou diastolique.
 
La pression artérielle varie au cours de la journée et, parfois, il est utile de la mesurer dans diverses conditions de travail ou de repos.
On appelle cela une MAPA, une mesure ambulatoire de la pression artérielle.
Un brassard à tension est mis en place autour du bras et se gonfle et se dégonfle toutes les vingt minutes dans la journée et, en général, toutes les heures la nuit.
 
On a ainsi un bon reflet de la situation et on peut notamment voir si les artères arrivent à se relaxer nuitamment.
 
Une fois le diagnostic fait, il faut savoir que le traitement sera généralement donné à vie.
C’est là que le médecin doit être pédagogue et persuasif. Il y a, en effet, un certain nombre d’effets secondaires avec les médicaments utilisés, plus ou moins pénibles ou psychologiquement tolérables.
 
En prévenant le patient, le médecin peut ainsi éviter que ce dernier laisse tomber son traitement. Et cela arrive bien plus souvent qu’on ne le pense comme le montre une étude publiée aujourd’hui dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire.
 
Cette étude, Mona Lisa montre que 26,5 ù des hommes et 44,5 % des femmes pris en charge pour hypertension ont des chiffres tensionnels sous contrôle.
 
L’industrie pharmaceutique a aussi une part de responsabilité dans cette mauvaise observance en ne proposant pas assez de traitements en prise unique.
 
Globalement donc, chacun a des progrès à faire pour abaisser les chiiffres des conséquences de l’hypertension ignorée ou négligée.
 
 

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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2 réponses à Hypertension arterielle : patients, médecins et laboratoires ont des progrès à faire

  1. JD Flaysakier dit :

    REPONSE :

    Oh la la, je laisse passer des fautes :

    Merci

  2. palme dit :

    vous vouliez dire « des signes frustes »?

     

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