Santé des navigants : les radiations ionisantes attaquent l’ADN des pilotes de ligne.

Le métier de pilote de ligne fait souvent rêver. Pourtant ce métier n’est pas une promenade de santé au sens le plus littéral du terme, notamment à cause de l’exposition des pilotes aux rayonnements cosmiques. Des rayonnements qui font courir un risque de cancer.
 
La décision prise il y a quelques semaines d’allonger la durée de travail des personnels navigants avait provoqué la colère des professionnels concernés.
 
Sur ce blog, j’avais consacré un article aux effets sanitaires pour les personnels navigants des vols à haute altitude et des décalages horaires perturbant les sécrétions hormonales.
 
Une nouvelle étude, publiée dans la revue Occupational and environmental medicine  (OEM)  et publiée le 11 décembre 2008 va sûrement donner un peu plus de grain à moudre à ceux qui s’inquiètent de cet allongement de la durée de vie professionnelle des pilotes de ligne.
 
Les auteurs, qui appartiennent à l’Institut national de la santé des Etats-Unis et à la société américaine du cancer se sont donc intéressés aux effets des rayonnements cosmiques auxquels sont exposés les pilotes.
 
Pour cela, ils ont composé deux groupes. D’un côté donc, des pilotes de ligne de grandes compagnies aériennes américaines, 83 hommes âgés de 37 à 55 ans.
De l’autre, cinquante enseignants de l’université située dans la même ville que celle où résident les pilotes.
 
Les deux groupes sont comparables en termes d’âge, de statut social, de corpulence, de consommation de tabac et d’alcool. 78 % des pilotes avaient un passé de pilotes militaires.
 
Les deux groupes ont eu une prise de sang. Les chercheurs ont alors analysé le contenu des globules blancs présents dans les échantillons.
 
Ils se sont précisément intéressé à l’ADN contenu dans le noyau de ces cellules, un ADN constitutif des 23 paires de chromosomes.
 
Par des techniques très sophistiquées, ils ont « peint » les chromosomes. Le but était de chercher des modifications, ce qu’on appelle des translocations.
 
Il s’agit de petites cassures sur un ou plusieurs chromosomes. Ces cassures peuvent être « équilibrées » s’il s’agit d’un échange de matériel entre deux chromosomes.
Mais la translocation peut aussi aboutir à un ajout d’un bout de chromosome sur un autre.
 
La translocation est un phénomène anormal et qui va aboutir à la mort des cellules qui en sont atteintes. Car ces translocations mettent en contact des genes dont la collaboration peut aboutir à la formation d’un cancer. Tant que le système de surveillance est opérationnel, ces anomalies ne sont pas tolérées par notre organisme. Mais, parfois, la vigilance est moindre et ce sont les cellules cancéreuses qui dépassent le système de protection.
 
C’est ce qui se passe, par exemple, dans la leucémie myéloïde chronique où on retrouve un échange de matériel entre deux chromosomes.
 
Globalement, la comparaison des translocations entre les deux groupes ne montre pas de différences significatives.
Mais quand on ne s’intéresse qu’aux pilotes, la biologie apporte des résultats assez particuliers et qui doivent retenir l’attention.
 
On s’aperçoit, en effet, que la fréquence des translocations s’accroit avec le nombre d’années de pilotage, six pour cent par année supplémentaire et quand on classe ces années par tranche de dix ans, la fréquence augmente de 81 % par tranche décennale.
 
La fréquence des translocations est 2,6 fois plus élevée dans le groupe ayant le plus d’heures de vol par rapport à celui qui en à le moins.
 
Les personnels navigants et les pilotes en particulier sont exposés à des radiations cosmiques   qui, avec des avions qui volent de plus en plus haut, ont des effets non négligeables. Ce sont des rayonnements de type neutrons, des rayons gamma, mais aussi alpha et des protons.
 
On a constaté, dans plusieurs études, un excès de mélanomes malins chez les pilotes, qui n’est pas du, comme le pensent certains beaux esprits, aux séances prolongées de bronzage autour des piscines d’hôtels.
 
Certaines autres tumeurs, notamment des leucémies, ont été mises en évidence en excès également.
 
Mais, hormis les mélanomes, les autres résultats sont assez inconsistants, en raison des faibles nombres de sujets impliqués dans les études.
 
Même imparfaite, même faite sur un nombre peu élevé de sujets, cette étude indique encore une fois le besoin de mieux surveiller celles et ceux qui sont exposés aux rayonnements ionisants lors de leur exercice professionnel.
 
Paradoxalement, la mise aux normes européennes va entrainer chez nous le passage de deux à une seule visite médicale annuelle.
 
Il faut donc espérer que les études épidémiologiques dans ce sens vont finir par décoller.
 
 
 
 
Référence de l’étude :
 
L C Yong et al.
 
Increased frequency of chromosome translocations in airline pilots with long-term flying experience
Occup Environ Med 2008. doi:10.1136/oem.2008.038901
 
 

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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29 réponses à Santé des navigants : les radiations ionisantes attaquent l’ADN des pilotes de ligne.

  1. tab dit :

    j’ai pris un vol osaka vers la corée avec un compteur geiger, à 9500m j’avais des enregistrements qui allaient de 1,25 à 3,50 μSv…effarant…

    • LEGER-PLUMET dit :

      3.50 µSv n’est rien…Il semble qu’il y ait erreur d’unité. Il semble qu’il s’agisse de mSv et non de µSv…
      Ayant fait de multiples vols de rapatriement sanitaire ma dose d’exposition a été sans doute largement supérieure à celle annuelle autorisée (1 mSv/an)
      Mais ça….
      Les sociétés d’assurances s’en contrefichent.
      En tout cas l’espèce humaine n’est pas prête à aller sur Mars…

  2. ABDO dit :

    Merci J.D pour votre blog ,
    Je suis un particulier et fait des recherches sur l’influence des rayons cosmique sur les individues en particulier sur ceux qui voyage en altitudes et les plus exposé les pilotes et le personnelle de bord .

    Je prend des mesures en ballon météo et en voyageant sur des vols civile.

    Aussi j’aimerais savoir si les avions, sont équipé de compteur Geiger ?
    ou si les pilotes prennent eux même des mesures individuellement ?

    Les derniers résultat obtenu indique qu’au maximum de mes mesures les dose de dépassait pas la moitié d’une dose rx dentaire.
    pour un trajet de trois heures.

  3. RF dit :

    C’est amusant toutes réactions se sont arrêtées après ma dernière publication de 2010.
    Je suis maintenant PNC à la retraite et j’ai obtenu de la sécurité sociale un suivi médical post professionnel lié aux expositions aux radiations ionisantes.

  4. CHSCT PN dit :

    DECISION CHSCT PN 2010-11-23-01

    EXPERTISE SUR LES RADIATIONS IONISANTES

    Les PNC font l?objet d?une évaluation des sources de radiations ionisantes cosmiques par le système SIEVERT. Ce système se base sur des modèles mathématiques et non par mesure directe et comporte donc une marge d?erreur.
    A ces radiations cosmiques, s?ajoutent d?autres sources de rayonnements ionisants artificiels rencontrés par les PNC au cours de leur activité professionnelle. Notamment, on peut citer et sans être exhaustif, l?utilisation fréquente et obligatoire des filtres bagages X-RAY, le scanner corporel, le transport de fret radioactif, les déplacement/séjour/survol des zones irradiées par l?explosion de la centrale de Tchernobyl, les évènements « incendies » en Russie en aout 2010, les différents composants présent dans les aéronefs.
    Ces différentes sources doivent être cumulées à celles évaluées par le système SIEVERT afin de déterminer le niveau d?exposition des PNC.

    Lors de la réunion d?information commune du 23 novembre 2010 sur le sujet, il est apparu que la compagnie n?évalue pas les doses de radiations artificielles évoquées plus haut, et n?effectue pas ce cumul. Pourtant, à l?évidence, aux vues des interventions en séance, il apparait que si ce cumul était effectué un certain nombre de navigants dépasserait de fait la dose de 6 mSv par an, et que la population PNC dans son ensemble serait susceptible de la dépasser.
    De ce fait, les PNC ne bénéficient pas des mesures de prévention, de suivi et de formation correspondant à leur niveau d?exposition, ce qui amplifie l?exposition des navigants au risque grave. En effet l?irradiation induit un risque de développer des problèmes de santé de façon différée (types leucémie, autres cancers, ?).
    A ce propos, le rapport technique du service de santé au travail de 2009 fait état de quelques 30 pertes de licence en raison de cancer entre 2005 et 2009 (annexe 15 du rapport de 2009), de 43% des 84 décès survenus entre 2005 et 2009 pour raison de maladies dont des cancers (annexe 14). Par ailleurs, il est apparu en séance que ces chiffres sont sous-évalués puisque certains navigants ne signalent pas leur maladie, notamment celle ne provoquant pas de suspension de licence. Il en est de même pour les personnels « retraité de l?activité de navigant » pour lesquels aucun suivi n?est effectué.
    Au cours de leur activité, aucun suivi médical spécifique n?est dispensé aux PNC, augmentant ainsi le risque grave provoqué par les conséquences de leur exposition, notamment en ne permettant pas la détection précoce des pathologies et donc leur prise en charge efficace.
    En outre, les PNC quittant ou ayant cessé leur activité de navigant sont dans l?ignorance des risques cancérogènes liés à leur exposition aux radiations ionisantes du fait de la non délivrance de l?attestation ou de la fiche d?exposition au moment du départ, lesquelles devraient favoriser la prise de conscience du risque en vue de minimiser ses effets.

    En conséquence, et face à ce risque grave, le CHSCT PN décide de faire réaliser une expertise.
    En vue d?établir des propositions de prévention adaptées aux différentes situations (principe ALARA), l?expert procédera à l?évaluation de la quantité des doses potentielles de chaque source d?exposition recensée, en tenant compte des dégradations ou dysfonctionnements prévisibles des matériels, ainsi que des incidents d?exploitation envisageables (exemple: nombreux incidents de chargement de colis radioactif en soute).
    De même dans les cas de situations ou aléas extérieurs (engagements des navigants dans des régions polluées, comme ce fut le cas pendant les incendies en Russie), l?expert envisagera des protocoles adaptés à ces situations afin d?évaluer les doses reçues ou susceptibles de l?être (par exemple, analyse des filtres ou autres), et ce dans le but tout d?abord de minimiser le risque (par exemple, stratégie du vol en cas d?éruption solaire) puis de l?évaluer et de le mentionner dans la fiche d?exposition et enfin mettre en ?uvre des mesures de prévention adaptées.
    Enfin, l?expert devra indiquer au Comité si la compagnie respecte la législation en vigueur vis à vis des personnels navigants commerciaux.
    Le CHSCT PNC note l?effet cumulatif existant entre l?exposition aux risques chimiques et aux radiations ionisantes en ce qui concerne le développement des pathologies susmentionnées.

    • Dominique dit :

      Rapport connu par les syndicats AF la Crirem sur les dépassements des taux de radiations
      Je l’ai communiqué a l’institut gustave roussy apres le deces de mon frere
      Dominique

  5. CA dit :

    Cher FR,

    Je viens de prendre seulement connaissance de votre message et je vous en remercie !
    Serait-il possible d?avoir des documents démontrant la réalité des risques qu?encourent les pilotes de lignes dans l?exercice de leur fonction ?
    En vous remerciant
    Bien à vous
    Agnès

  6. JD Flaysakier dit :

    Je transmettrai à EF, dont j’ai l’adresse e-mail les messages des personnes intéresées par les mesures de protection qu’il évoque.

    • Bernard dit :

      Bonjour,
      J’aurai 60ans en septembre 2017.
      Je suis entré dans l’armée de l’air en 1977, et en compagnie aérienne en 1992.
      En septembre 2016 j’ai été opéré d’un cancer de la prostate et en novembre j’ai été diagnostiqué d’une LMC dont l’origine à été datée à juillet 2016. Hors j’ai subi un foudroiement en vol en juin 2016.
      J’ai retrouvé une aptitude médicale et voir de nouveau depuis ce mois de juillet. Les médecins militaires du CPEMPN de PERCY ne veulent pas établir de cause à effet entre mes problèmes médicaux et ma profession. Je fais des recherches et suis prêt à collaborer avec vous.
      Salutations.

      • docteurjd dit :

        je ne travaille pas du tout dans ce domaine de cancerologie. J’ai rapporté cette étude en 2008.
        Le probleme est qu’on manque cruellement de données sur ces aspects, les compagnies ne mettant pas en commun leurs données.

        • Bernard dit :

          Bonjour,
          je n’arrive pas à me procurer l’étude, publiée dans la revue Occupational and environmental medicine (OEM) du 11 décembre 2008.
          Pouvez vous s’il vous plait m’envoyer un lien.
          Je vais essayer de monter un dossier en maladie professionnelle pour ma LMC.
          Merci

  7. RF dit :

    Et pourtant les compagnies aeriennes savent qu’elles ont des obligations depuis 2003.
    Des syndicats sont actuellement sur le sujet pour obliger ces mises aux normes.
    Je suis moi même dans une compagnie aerienne et personne compétente en radioprotection.
    .

  8. AC dit :

    Bonjour à tous

    Je viens de prendre connaissance de cet article suite a mes recherche concernant les conséquences sur la santé des rayon ionisants.
    Mon mari est pilote de ligne il a 36 ans et est atteint d’un cancer rare de l’abdomen. Aucun antécédent familial, solide comme un roc, sa maladie peut être fatale…
    Les niveaux de vol était régulièrement entre 35 à 45 000 pieds d’altitude pour environ 950 Heures par an pendant plus de 8 ans… Il croisait souvent de aurores boréales suite d’éruptions solaire je crois, très chargé en rayons ionisants…
    Si vous pouviez me donner des infos ou contacts susceptibles de nous aider vous nous seriez d’un grand secours…
    En vous remerciant pour votre aide
    Bien a vous

  9. Anonyme dit :

    Vous ne devriez pas vous en moquer des pilotes. Ce sont eux qui ont votre vie entre les mains lorsque vous prenez l’avion Madame !

  10. le parisien dit :

    excellent comme article et surtotu a diffuser le plus largement possible afin de faire changer les choses dans notre metier et ce avant qu il ne soit trop tard

    merci encore de votre article
    le parisien
    8000 hdv au dessus de 33 000 ft

  11. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A ANONYME :

     

    Je ne crois pas que votre diatribe s’adresse à moi, ai-je tort ?

    Je pense que cet article montre que la santé des navigants m’interesse au plus haut point.

    Pourriez vous me dire qui vous visez ainsi , anonymement, hélas ?

  12. Anonyme dit :

    Ton commentaire est tout simplement honteux…
    COmment peux tu ecrire de telles choses ?? tu te fous que les pilotes et PNC qui sont exposés a des maladies professionnelles loin d’etre benines… et tu nous parles de ton petit confort quand tu dois rester assis pendant 6h sur ton Paris New York ??!! Nous ne devons pas avoir la meme vision des choses??
    Tu es exposé aux radiations en tant que passagers ?? Laisse moi rire, combien d’heures passent tu en moyenne dans l’avion par an ??
    30, 40, 50 ?? pour moi c’est entre 750 et 1000 heures…
    Voila pour la reponse
    et qd on entend ce genre de discours, ca ne donne pas envie de mieux te servir!

  13. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A CORSAIRE :

    Les études s’accumulent en effet mais, sans doute du fait que les compagnies aériennes étaient nationales et pas de très grande taille, aucune étude européenne d’envergure n’a réellement jamais été lancée, me semble-t-il.

     

    J’espère que cela viendra afin de pouvoir mesurer vraiment ce qui se passe et savoir s’il y a lieu, ou non, de s’inquiéter.Les observations laissent à penser qu’il y a un excès de cancers du sein et de mélanomes et autres cancers cutanés.

     

    Il faut se donner les moyens de vraies études épidémiologiques à la méthodologie indiscutable pour pouvoir montrer une association entre le nombre d’heures de vol, les décalages et la survenue de ces pathologies.

  14. corsaire breton dit :

    Mon cher Jean-Daniel,
    Tout ce que vous exposé est malheureusement vrai.
    Mais ceci est tabou comme les études de la NASA qui ont abordé le sujet.
    Un quarteron d’imbéciles ayant eu une activité aérienne relativement faible a exercé un lobbying efficace sans aucune réactions des organisations syndicales (ou presque!). C’est suicidaire!
    Il en va également de même cette loi scélérate du 11 janvier 2005 autorisant les pilotes féminines enceintes de continuer à voler jusqu’à la 26ème semaine de grossesse. Un vrai délire!
    Malgré un avis plus que réservé des sommités françaises de gynéco-obstétriques, le décret d’application de loi a été adopté joyeusement avec l’approbation de quelques « suffragettes » au mépris d’études sérieuses sur les risques encourus par le foetus et la future maman.(Pour rire(enfin pas vraiment!): des études sur le sujet avaient été menées par ce « bon docteur » Mangele à Dachau en 1943,et c’est tout!(c’est pas des blagues!).
    Je suis toujours halluciné de voir qu’au nom d’une vague notion de discrimination, une minorité impose ses vues à la majorité avec l’aide de vieilles badernes dont on ne peut pas dire qu’elles soient perturbés par les rythmes circadiens (Voir l’assiduité des séances de nuit) .
    Un moratoire s’impose au non du bons sens à moins que par cynisme, l’état veuille régler à sa manière ,avec la tacite approbation des employeurs le petit deficit structurel de la CRPNAC,dont la réforme n’attends plus que sa signature.
    (CRPNAC: Caisse de retraite du personnel navigant de l’aviation
    civile)
    Corsaire Breton
    Commandant de Bord
    15000heures de vol-45ans-

     

  15. Fanny dit :

    Je suis très heureuse de lire votre article! Je suis hôtesse de l’air et je vole depuis 10 ans. Je me suis arrêtée de voler pendant 1 an, et j’ai vu beaucoup de navigants, au sol, atteints de maladies (leucémies, cancers, dépressions, problèmes de fertilité…). Tout cela est inquiétant, et nous avons le sentiment que personne ne s’en souci! Il est utile de préciser que nos rythmes, depuis quelques décennies, se sont accélérés. Juste un exemple: nous pouvons effectuer jusqu’à 4 décollages/atterrissages par jour.
    Si des études ont été faites, pourriez-vous nous les communiquer? Merci beaucoup de relancer le sujet!

  16. neohp dit :

    Bonjour,

    Enfin un article bien documenté sur le sujet. Merci pour les precisions que vous apportez et votre objectivité.

    Bien cordialement

    jerome

  17. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A ANONYME :

    Je vous propose de m’écrire à l’adresse suivante :

    jean-daniel.flaysakier@france2.fr

     

  18. Anonyme dit :

    j’ai récemment découvert votre article intéressant et pour cause je suis moi meme pilote de ligne actuellement en perte de licence car atteint d’un mélanome malin situé sur le trajet du nerf trijumeau avec pour conséquence la perte de la vue sur l’oeil gauche . Votre article m’a fait prendre conscience de la possibilité d’imputabilité au service aérien et recherche actuellement des éléments tangibles ( hormis bien entendu mon passé aéronautique ) à présenter devant la commission médicale qui doit statuer sur mon cas . Merci par avance pour votre réponse

    • VIALA Alain dit :

      Bonjour monsieur,

      je tombe par hasard sur votre message concernant votre inaptitude medicale .
      Il se trouve que suis dans le meme cas de figure ,je m’explique: opéré une premiere fois en 2012 pour pose de 3 stent , avec 18 mois d’inaptitude medicale CEMPN , une deuxieme fois en 2015 et maintenant ils mont detecté un anevrisme de l’ahorte ascendante a 48 mm de diametre pour un diametre standart de 21 mm.
      Je vole en tant que commandant de bord dans une compagnie aerienne cargo / charter qui alterne lever tot ( 4h du matin) et coucher tard (6h du matin) , ne fait que des vols de nuit avec 4 a 5 nuit par semaine au lit a 4 a 6 h du matin .

      Cela fait 13 ans que ca dure , comme mes collegues je suis sous stress permanent en plus de cette mauvaise hygiene de vie a generé chez moi ces problemes cardiaques.
      Je suis surveillé par scanner tous les 6 mois , j’ai 54 ans , je me pose la quéstion d’aretter .
      Pouvez vous me donner quelques conseils sur l’imputabilité au service aerien dans ce cas de figure .
      Vous remerciant par avance

  19. Anonyme dit :

    En effet pas de lien, juste un coup de gueule.
    Mercis quand meme d avoir laisse ce commentaire.

    Viens de lire aussi a l instant avec tristesse le deces de Claude Olivenstein.RIP.
    La non plus pas de lien, simplement une pensee pour un humaniste que l on avait quelque peu oublie.
    Mercis
     

  20. JD Flaysakier dit :

    REPONSE :

    J’ai quelques difficultés à faire le lien entre l’étude racontée ici et vos remarques !

    Je ne crois pas que ce sont les pilotes qui composent les menus ou décident de l’espace entre les sièges.

  21. Therese dit :

    Et les passagers dans cette affaire;dans l avion, un air vicie, de la malbouffe,des avions sales, passagers tasses comme des sardines, servis comme des chiens! et il n est pas dit que les pasagers eux aussi soient exposes aux radiations!
    alors l ADN des pilotes de ligne, moi je m en moque. Heureusement il est interdit de fumer dans les avions, c est la seule bonne chose quant a l amelioration du transport aerien.
     

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