Le yak du Tibet, le zèbre de Zoé et le colibacille

C’est un peu un inventaire à la Prévert, le résultat d’une soirée à regarder la télévision aprè avoir fait un peu de bibliographie. Je vous emmène au zoo.

Premier animal de mon bestiaire, le yak.En ces journées où le Tibet fait la « Une » de l’actualité voici une information pleine d’espoir.
Bientôt, peut-être, nous pourrons aider le peuple tibétain grâce à un commerce à la fois équitable et sain au plan nutritionnel.

Si l’on en croit, en effet, une publication du 12 février dernier dans la revue « Journal of Agricultural and Food Chemistry », les yaks femelles fourniraient un fromage aux vertus diététiques particulièrement intéressantes.

Des chercheurs canadiens et népalais ont comparé les fromages obtenus à partir de lait de yak broutant les pâturages himalayens au fromage baptisé « cheddar » obtenu à partir d’une bonne vache Holstein élevée au canada et nourrie aux céréales.Un cheddar industriel qui n’a rien avoir avec l’excellent fromage anglais affiné pendant au moins quatorze semaines, soit dit en passant.

Et le yak, connu des scientifiques sous le nom de bos grunniens et des joueurs de scrabble pour ses deux fois dix points, s’avère être un animal au lait particulièrement intéressant.

Car, comparé au « cheddar « , le fromage de yak contient plus de protéines, moins de graisses et a un autre gros avantage. Ses acides gras sont beaucoup moins nocifs pour nos artères.

Je ne sais pas si le Tibet, voisin du Népal, produit du fromage. Mais une chose est sûre : contrairement aux usines de tee-shirts qui emploient des enfants, on ne peut faire produire du lait que par des vaches pubères, pas des génisses. C’est presque plus éthique.

un yak (ou un yack ?) népalais n’est pas laid

Sautons du coq à l’âne et du yak au drôle de zèbre.

Je veux parler ici du responsable de l’Arche de Zoé, association dite « humanitaire » qui a défrayé depuis quelques mois la chronique après son aventure au Tchad.

J’avais dit, dans un billet du 26 décembre 2007, toute la réticence que m’inspirait le couple à la tête de cette équipe.

Depuis quelques jours, sorti de prison, Eric Breteau va de radio en plateau télé raconter sa version des événements.
Je viens de le voir dans l’émission de Marc-Olivier Fogiel ce mardi 8 avril sur M6, et je n’en reviens pas. Comment des gens prétendument « humanitaires » peuvent-ils justifier d’avoir maquillé des gamins en blessés à coup de faux pansements ensanglantés ? Comment peut-on à ce point être psychorigide dans ses explications plutôt que de dire et de reconnaître qu’on ignorait ce qu’était la réalité du pays et qu’on a fait une erreur. ?

Je vais franchir une limite déontologique, mais je pense que l’urgence pour ce monsieur, plutôt que de se stariser, c’est de rechercher d’urgence une prise en charge psychiatrique.
J’espère qu’il y aura dans son entourage au moins une personne, voire un avocat, pour lui conseiller de se mettre à l’abri et de se faire prendre en charge parce que je crains vraiment le pire pour lui quand la bulle dans laquelle il vit va exploser.

Dernière curiosité de ma soirée télévisuelle très œcuménique !

TF 1 proposait ce même mardi un « Droit de savoir » sur les aliments. Enquête sur les steaks hachés après les affaires récentes de viande non pas avariée, mais contaminée par un germe redoutable, Escherichia Coli O157 H7
Question de la journaliste au directeur de l’usine qui tenait un steak haché congelé de cent grammes « Et on ne peut la voir la bactérie sur ce steak ? ».

Je me demande si cette jeune fille n’est pas passée directement de la maternelle à l’école de journalisme, car je crois que dans l’enseignement primaire on apprend que les microbes sont des êtres très petits, de l’ordre du micron, quelques millièmes de millimètre. Et voir à l’œil nu une bactérie de quelques microns c’est impossible, à moins, comme disait en riant un de mes patrons de médecine d’avoir un « œil de larynx ».

Bon, j’ai éteint la télé, je vais me coucher !

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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4 réponses à Le yak du Tibet, le zèbre de Zoé et le colibacille

  1. JD Flaysakier dit :

    REPONSE : Par pure déontologie je m’abstiendrai de formuler un diagnostic concernant ce monsieur ! Le livre ne sort qu’en mai, les divers « écriveurs » doivent faire chauffer les traitements de texte. Le pire dans tout cela c’est qu’il y a une pauvre fille, infirmière, toujours hospitalisée à Villejuif et qui ne se relève pas de cette mascarade.

  2. clementine dit :

    re – bonsoir,
    1) Je vais acheter un yack pour le lait ! Je ferai du bon riz au lait.. à la campagne bien entendu.
    2) pour le mr de l’Arche, il est passé au journal de 20 h. chez PPDA, mais il n’a pas été convaincant dans ses explications. J’ai même eu l’impression que PPDA paraissait dégoûté.. Est-ce lui qui a écrit "son livre" sur son aventure si cela en est une ?
    quand on sait combien de temps, il faut pour créer un ouvrage, l’on peut doute, mais cela va dans le sens du personnage que vous décrivez très bien.
    De quoi peut-il souffrir, s’il souffre ? Il y a tellement de gens ainsi…
    bonne soirée
    clémentine

  3. nécolas lémarégnier dit :

    je n’aurais qu’un mot : Excellent !!!

  4. jeubeuleu dit :

    à mourir de rire le steack haché et les soins psychiatriques pour Breteau…bravo mon jeanda, continue ça me fait des vacances qd j’arrive à la télé, bises

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