Etudes médicales : le massacre des bébés médecins

Valérie Pecresse et Roselyne Bachelot-Narquin disent vouloir réformer la première année des études médicales. Une année qui est synonyme d’énorme gâchis et qui « sélectionne » des futurs médecins sur des critères pas très pertinents.

C’est sans doute un des spectacles les plus désolants qui soit : un amphithéâtre qui accueille des étudiants de première année de médecine, le PCEM 1. A peine dix pour cent des étudiants inscrits accéderont à la deuxième année à l’issue d’un concours où les redoublants ont un énorme avantage et où le fait d’avoir obtenu un bac S avec mention est un autre énorme bon point.

Une fois ce cap passé, les survivants entreront sur la voie royale qui mène au diplôme de docteur en médecine sans que rien ne puisse les arrêter, même des signes évidents d’incompétence notoire ou, comme je l’ai vécu dans ma promotion, un état psychiatrique inquiétant.

Mais revenons à ce massacre qu’est le concours de première année. Un certain nombre de places en deuxième année sont fixées faculté par faculté. Et il est fréquent que pour 100 places il y ait mille inscrits. Avec les études de pharmacie, les études de médecine sont les seules du monde universitaire à avoir un « numerus clausus » officiel.

Les choses sont précisées d’avance et, pourtant, rien n’empêche chaque année les inscriptions de représenter dix fois le nombre de places. Il y a bien sûr les « touristes », ceux qui une fois le bac en poche ne savent pas très bien ce qu’ils vont faire et s’inscrivent là comme ils auraient pu s’inscrire ailleurs. Mais ils ne sont pas les plus nombreux.

Il y a aussi ceux qui souhaitent ardemment faire médecine avec une dimension « sacerdotale »Ils ont envie de soulager la misère du monde et de leur prochain.

Il y a ceux aussi qui ont compris que la faculté de médecine est, avec celle de pharmacie, tout sauf un établissement universitaire classique. C’est une vraie école professionnelle qui délivre un diplôme quasiment synonyme de travail assuré à la sortie.

Le problème c’est que cette première année est emplie d’enseignements qui servent non pas à former des futurs médecins mais à éliminer le trop-plein de candidats. Beaucoup de ce qui sera appris cette année là ne se retrouvera pas ou peu plus tard, certaines matières feront même l’objet d’une aversion totale tant elles auront été ingurgitées et restituées sans avoir le temps ou le loisir d’y réfléchir.

Il y a rarement une sélection qui soit intelligente, amis celle qui est utilisée pour le concours de PCEM 1 mérite souvent une place au « Guinness book « des records.
C’est un bel exercice pour « bêtes à concours » alors que la pratique de la médecine va demander ensuite une part de réflexion, de déduction, d’improvisation même. Bien sûr, il faut du « par cœur », dans l’urgence, mais il faut aussi savoir être soi, avoir du bon sens, de l’écoute et sortir du dogme et de la règle.

Neuf fois sur dix un infarctus du myocarde se présente sous une forme totalement différente de la description classique des livres et cours de médecine. Le meilleur moyen de se tromper c’est d’avoir des certitudes dans ce métier.

Il existe en France une « conférence des doyens de facultés de médecine ». Ils ont des idées, notamment sur la nécessité d’ouvrir ces études à d’autres profils que les « forts en maths ». Ils veulent permettre à des gens ayant eu un parcours plus « audacieux » de tenter leur chance.

Malheureusement ils sont peu ou pas écoutés. Le pouvoir est entre les mains de quelques décideurs parisiens, car comme chacun le sait, hors de deux ou trois établissements universitaires de la capitale, on n’apprend pas la médecine en France. Montpellier avait déjà son école de médecine que les vaches paissaient encore sur ce qui est la Sorbonne aujourd’hui, mais qu’importe. Le salut ne peut venir que de Paris !

On parle donc d’orienter ceux qui auraient une note insuffisante aux premiers partiels vers des études scientifiques !
Rassurant pour les facs de sciences ! Quand on connait la rigueur de la recherche et quand on voit ce qu’est une thèse de doctorat en sciences par rapport à ce qu’est une thèse de médecine, parfois rédigée en un mois, il y a là de quoi vexer le monde scientifique.

Aujourd’hui la médecine a changé, ce qu’on demande et ce qu’on attend des médecins également. La technologie, l’imagerie ont trop souvent supplanté l’examen manuel, la palpation, l’auscultation au stéthoscope.

Trop de technique, pas assez de temps, de moins en moins de dialogue. Alors que les élèves des Grandes écoles ou des Ecoles d’ingénieurs imposent à leurs élèves des stages ouvriers, les facultés de médecine ne demandent pas à leurs étudiants d’aller sur le terrain voir et observer comment vivent et travaillent leurs futurs patients.

On peut aujourd’hui faire toutes ses études sans jamais avoir mis les pieds dans un cabinet de médecin de famille et faire ensuite une carrière hospitalière en ne voyant que des gens en pyjamas dans des lits d’hôpitaux.

Il y a donc urgence à savoir quels médecins on veut former. Cela passera inévitablement par la prise en compte des motivations et des dossiers individuels. Mais dans le système français c’est une idée tabou car on va tout de suite crier à la « sélection ». Voilà, le gros mot est laché !

Il vaut mieux éliminer des étudiants par des examens souvent ineptes mais anonymes que de choisir un certain nombre de candidats sur des profils qui permettent de penser qu’ils feraient de bons médecins.

Aux Etats-Unis, en Europe du Nord, on pense différemment et apparemment la qualité des médecins ne s’en ressent pas. Mais celui qui osera toucher au système français n’est pas encore né !

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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22 réponses à Etudes médicales : le massacre des bébés médecins

  1. opera latin dit :

    merci beaucoup pour votre encouragement dans mon choix !

  2. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A OPERA LATIN :

    Je ne peux que vous encourager dans votre choix. Plus cette profession se constituera d’esprits variés, plus elle y gagnera.

  3. Opera latin dit :

    Je suis un de ces bébés, « médecins » si je ne suis pas massacrée!
    Vos articles en général, celui ci en particulier, m’interpellent donc.
    En effet, il n’est pas simple je vous assure d’avoir un avis objectif sur cette fameuse L1 : entre l’avis général, les différents étudiants et les profs je ne parviens pas à connaître le vrai « non dit » objectif sur ce qui m’attend. C’est pourquoi je vous remercie vous et les lecteurs de votre blog.
    Attirée par à peu près tout et me débrouillant bien, je me suis engagée en S « pour » les svt ! Ainsi, je vais appartenir à la catégorie des bacheliers S avec mention, (qui n’affectionnent pas particulièrement les maths) ; qui veulent devenir médecins !
    Mon « parcours » m’amène à penser qu’une des causes de ce problème de la formation des médecins est notamment du aux études qui la précède : lycée général ou pas. En général, il est à ce jour impossible de combiner sciences (de la vie et de la terre, physique-chimie, maths) avec sciences humaines.

    Aussi, j’estime qu’il est important de souligner ce côté parisien que vous évoquez ; en outre, tenter médecine aujourd’hui avec de faibles revenus et sans pistons de stages… relève d’un grain de folie = diagnostic sans appel !
    En tout cas, merci encore.
    Vous avez su synthétiser le sujet et par la même occasion confirmer un de ces bébés « médecins » dans son choix de se lancer dans « médecine » l’an prochain… même si cela va surtout consister à survivre au massacre (sans vouloir massacrer personne pour autant).
    Vous avez su exprimer ce que j’ai envie de devenir, ce qu’est être médecin.
    Je sais que vous saurez me répondre : qu’ aimeriez-vous me dire à moi qui pars en « médecine » l’an prochain plus personnellement ?

  4. Nykko dit :

    Je remet mon total soutien à l’auteur de ce billet.

    De plus certains commentaires sont passés au travers de l’article..
    Vous trouvez ça normal vous que dans un pays ou il va manquer 20.000 médecins dans 10 ans on se paye le luxe de recaler des milliers d’étudiants chaque année qui pourraient faire d’excellent médecins ?

  5. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A MARION :

    merci de ce passionnant point de vue.

    En ce qui concerne la passerelle vers la fac de sciences, je pense qu’il y a une ambiguité. Faire une cac de sciences parce qu’on n’a pas pu faire médecine ce n’est pas la meilleure façon de s’interesser aux sciences, je crois.

    A moins que des passerelles inverses existent à un moment et permettent à des étudiants en biologie de revenir vers les études de médecine.

    Note pays souffre d’un désamour des sciences et choisir cette voie par défaut n’est pas un moyen de redonner ses lettres de noblesse à cette formation scientifique.

  6. Marion dit :

    Il est clair que la P1 doit être totalement repensée !
    Valérie Pecresse et Roselyne Bachelot-Narquin pensent peut-être que la mise en place de la L1 Santé va permettre de limiter un peu le gâchis humain de cette première année mais il serait plus logique qu’elle soit accompagnée de l’augmentation du NC…comment va-t’on faire dans quelques années quand les médecins du baby-boom partiront en retraite ?

    Et le problème est qu’ils ne prennent pas le temps de mettre en place cette réforme de façon sérieuse et intelligente, en pensant à tous les détails et toutes les éventualités !
    Ils sont tellement pressés que l’année prochaine les P1, en plus de connaître le bouleversement de cette année concours, ne recevront pas un encadrement sérieux.
    J’ai fait ma P1 à Lille et nous mobilisions déjà la fac de pharmacie pendant la durée des partiels ! Alors si les pharma nous rejoignent, je me demande où ils enverront les étudiants. Sans parler de la fac de médecine qui est surpeuplée pendant les cours, et il serait problématique de faire suivre des cours dans la fac de pharma qui n’est pas toute proche.

    Un autre problème est la présence d’un tronc commun au 1er quadrimestre. Souvent en sortant du lycée on en a marre d’étudier des choses générales et on a envie de rentrer tout de suite dans des cours plus spécialisés ! Ca va en frustrer plus d’un…

    Par contre, vous dites « C?est un bel exercice pour « bêtes à concours » alors que la pratique de la médecine va demander ensuite une part de réflexion, de déduction, d?improvisation même. » mais c’est pour ça qu’une dissertation sur les sciences humaines et sociales (représentant obligatoirement au minimum 20% de la note finale) est présente. Même si ce n’est pas la meilleure méthode, un effort a été fait.
    Et au moins, on aborde cette matière si importante dès la première année.

    De plus, je ne suis pas d’accord avec vous quand vous dites que « diriger vers les filières scientifiques ceux qui auront échoué n’est pas vraiment la meilleure façon de valoriser l’enseignement des sciences en France ».
    Il paraît évident que les étudiants ayant échoué en P1 se dirigent vers les sciences et qu’ils bénéficient, s’ils ont eu plus de 10/20, d’une équivalence en fac de biologie par exemple, vu que le programme de P1 est essentiellement scientifique.
    Et il faut savoir que le passage en 2ème année de fac de bio n’est pas accepté pour tous ceux qui ont eu plus de 10 au concours de médecine ! Leurs notes dans les matières étudiées durant la 1ère année de fac de bio doivent être satisfaisantes.

    Et au-delà de la P1 c’est toute la formation de médecine qui doit être revue.
    L’absence de sciences humaines est inquiétante et la formation pratique est mal organisée.
    En tant qu’externe, on ne nous laisse pas réaliser les gestes techniques sous prétexte qu’on ne les a jamais fait. Mais dans ce cas, comment apprendre ?
    Alors on nous fait faire de l’administratif…
    Et une fois interne, tout le monde fait appel à nous pour tout.
    A croire qu’on doit avoir la science infuse…

    Je pense quand même que les personnes présentant un état psychiatriques inquiétant sont repérées en stage. Mais peut-être certains passent quand même. Un test psychologique serait bénéfique mais je doute que ce genre de chose apparaisse un jour en France.

    En tout cas, votre article est très intéressant et je trouve qu’on ne parle pas assez de la formation de médecin en France.
    Les gens ne se rendent pas toujours compte qu’on forme des médecins de plus en spécialisés, qui s’intéressent de moins en moins au patient en lui-même et se concentrent sur le mal. C’est assez inquiétant…!

  7. Stockholm dit :

    Ah, la P1, que de souvenirs ^^ Dans la famille des concours débiles, c’est pas mal placé, même si l’ECN peut lui aussi prétendre à une jolie médaille. Les programmes de P1 ne servent pas à grand chose. D’utiles, dans ma fac, il y a eu l’anatomie, bien sûr, la physiologie, et une petite partie du programme de médecine légale et de droit médical. La biochimie, la chimie, la physique, l’optique, la biologie moléculaire, ça donne une micro-culture scientifique (qu’on aurait le temps d’apprendre avec plus de plaisir plus tard…), ça sélectionne, mais c’est tout.

    Et pour les dossiers de l’ECN, en tant que D4, j’aurais des tas de choses à dire, mais c’est encore trop frais, je m’emporterais ^^

    J’ai juste une remarque sur le fait de passer sa vie à l’hôpital, que vous abordez très justement. Pour des futurs généralistes (ou n’importe qui souhaitant s’installer plus tard en libéral, d’ailleurs), aller voir comment ça se passe en ville serait certainement plus que formateur pendant l’externat (et aussi l’internat pour les spés med, les IMG ayant le SASPASS). Mais pour ceux qui veulent faire une carrière hospitalière, c’est quand même moins grave (bien que ce ne soit pas la majorité des gens, loin de là). En ce qui me concerne, je veux m’orienter dans la chirurgie et rester à l’hôpital. Alors, faire un stage chez un MG pendant mon externat, ça ne m’a pas vraiment branchée… J’ai eu des stages hospitaliers depuis la P2 (donc pendant cinq ans), plus ou moins formateurs selon les services, et la concentration de patients qu’offre un hôpital est la meilleure solution pour former les padawans de P2-D1 (et plus tard aussi). Il y a de la prise en charge d’aigu dans les services, de chronique en consultation, du très grave des réas med jusqu’aux bobos des gardes aux Urgences… Le CHU reste la meilleure formation qu’on puisse avoir. C’est aussi l’occasion de rencontrer plusieurs praticiens d’une même spécialité qui auront des approches différentes, alors qu’une formation en libéral ne se ferait que chez un seul praticien.

    Mais bon, quoi qu’il en soit, les études de médecine, de la P1 à la D4, ont grand besoin d’être refondues. Il y a trop de déchet humain en P1, les promos d’externes sont trop nombreuses pour les capacités d’accueil des services, l’ECN sélectionne sur des mots-clefs et ne reflète pas la pratique future… Il y a du travail à faire à tous les niveaux !

  8. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A DJENABA :

     

    Je vais vous écrire directement.

    mais si parmi les visiteurs de ce blog il y a des personnes qui veulent aider Djenaba, qu’elles envoient leurs propositions à mon adresse e(mail et je les lui ferai suivre.

    jean-daniel.flaysakier@france2.fr

     

     

  9. Anonyme dit :

    bonjour je mappelle djénaba. Je suis agée de 15ans et plus tard j’aimerais devenir medcin. mais avant tout je tener à vous dire que votre article sur la medcine ma vraiment ouvert les yeux. mais de méme j’aimerais vous raqonter mon histoire, lhistoire d’une jeune fille agée de 15ans dans une classe de 3éme segpa originaire du sénégal. Mais qui malheuresement durant tout mon curssuce scolaire a eu plus de chose négatifs que de choses postives …
    Pas asser mûre, mal fréquentation, répond au professeures etc…
    Mais qui avait tout autant je chose positive le niveau de classe .
    Mais heuresement que un jour je me suis dit mais djénaba que fait tu? pourkoi suisje comme cela, pourquoi? et vous saver quoi j’ai changer je ne suis plus la fameuse petite racaillle si je peux encore me permétre dutiliser se terme. Et ce jour là date dit ya 1ans,quand j’étais en 4éme pas assz mature .
    Durant 3ans plutôt, certain professeures ont tantaient de me faire comprendre qu il fallait juste que je change de comportement pour pouvoir me metre dans une classe générale et ainsi pouvoir poursuivre le métier que je souhaite depuis tellement faire la medcine. Mais comme je vous lavez dit j’ai bien finie par changer avec contrairement des félicitations a chaque apréciations et 15.5 de moy générale. Alors au jour d’aujourd’hui toujr dans le curssuce S.E.G.P.A (section d’enseignement générale et adapter) en sachant que sortent de la je n’ais le droit davoir accés a la fillière général.
    alors dite moi ai-je encore le droit de garder espoires en sachent que les profs d’aujourdhui n’ont qu’un point fort c’est :de démotivéun éléve , lui dire que la medcin il faut aurevoir arréter de réver t que les seule medcins reste des surdoués il faut étre un « jéni » en mathe ,et que c trés dure de devenir medcin au point qu’il puissent se permétre de dire tous cecie a une gamine de 15ans. La je te pale de moi mais il de faut pas oublié que des centaines d’enfants de mon age ou + sont et reste victimes de celà.
    Il y a une semaine apeine je suis partie voir la conséyère d’orientation elle ma fortement conseilléde passer une comission disant que mes parents ne voulaient plus que je reste dans cette type de 3éme.mais comment ??? mes parents refuse de croire que je devieindrais medcin plus tard ma mére dit que je doi passer un concour de aide-soignant mes pensez vous que n’aige pas mieux a faire que de netoiyer les arrière de perssonnes agées? épuie ou et le raport avec la medcine?
    saché que plus tard je tient à devenir medcin pour pouvoir travaller dans lumanitaire vous savez de nos jour en afrique il y a tellement de more de victimes a cause des guaires civile, victimes de famine et de maladies et de manque de de soins médicale qu’il ne vaut mieu ne pas afronter les chiffres. Je n’ais pas le pouvoir de rendre des perssonnes pauvre -riche mes aider soignerune ou des perssonne c’est des victimes en moins.
    Je tiens a ce que vous puissiez me répondre, et à ma motivation ci le et le cas.

    Merci d’avoir pris le temps d’avoir lus ma petite histoire dans l’attente d’une réponse.
    Djenaba.

  10. Papa d'eleve en P1 dit :

    Bonjour

    J’ai pris plaisir à lire votre article car je pense que l’on en parle pas assez. Ce mode de sélection est d’une part cruel et d’autre part tellement subjectif. Je regarde ma fille apprendre, apprendre et toujours apprendre pour un résultat tellement hypothétique. C’etait son choix. C’est une passionnée depuis plusieurs années par ce qui touche à la médecine. Malgré tout elle sortira peut etre au bout de 2 ans avec un echec. Certaines de ses amies ont deja echoue. De tres bonnes eleves qui se retrouvent en fac de psycho par hasard en attendant de trouver une autre voie. Certaines partent en Belgique faire des études d’infirmières ou de sage-femme accessible plus aisément. Une dernière remarque : Je suis pour l’ouverture sur l’Europe mais du recrutement de medecins. Mais pourquoi bloquer les numerus clausus lorsque l’on manque tant de médecin en France et dans les campagnes ?
     

  11. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A CAMELIA :

    L’avantage conféré par la mention n’est pas une de mes constatations mais le résultat d’études faites sur les étudiants reçus. C’est un bel exemple de ce que sera votre pratique future : comment appliquer individuellement des résuktats obtenus sur un groupe, comme lors d’essais cliniques.

    faire un tronc commun comme il est prévu servira surtout à multiplier les frustrations et les aigreurs. et diriger vers les filières scientifiques ceux qui auront échoué n’est pas vraiment la meilleure façon de valoriser l’enseignement des sciences en France.

    Mais personne n’a envie de mettre à plat cette année de PC1 et tout se décide au sein d’un petit groupe très parisien, surtout issu de la même faculté.

  12. Camelia dit :

    Etant étudiante en P1 en plein révision pour ces fameux partiels pour pouvoir passer cette selection je me permets de répondre…
    Quelqu’un a dit « les principales facultés de médecine (Lille, Paris, Lyon, Saint-Etienne, Montpellier, pour ne citer qu’elles ) ont un taux de réussite entre 13 et 17% (et non moins de 10 ! ) », oui mais le taux de réussite vu le nombre d’étudiant reste très faible, de plus le numérus clausus est fixé donc si il y a plus de réussite dans une fac c’est qu’un pourcentage plus restraint d’étudiant sera pris dans une autre …
    De plus avoir obtenu son bac avec mention n’apporte pas autant d’avantage que vous le dites, en effet j’ai eu mon bac avec mention très bien et cela ne m’est d’aucune utilité, apprendre par coeur des pages et des pages n’est pas demandé pour le bac, à vrai dire je n’apprenais aucun cours par coeur car on demande plus de la relfexion que de la récitation.
    Le problème de cette réforme de la P1 c’est qu’elle ne prend nullement en compte les étudiants, les amphis sont trop chargés ? Oui il faut se lever tôt pour avoir une place dans l’amphi, et alors ? Qu’est ce que inclure les pharmacies dans le cursus va améliorer, cela va surtout encore plus dégrader nos conditions d’études qui sont déja assez médiocre comme ca …
     

  13. JD FLAYSAKIER dit :

    REPONSE : Il s’agissait d’une remarque ironique visant trois UER parisiennes censées représenter le nec plus ultra de l’enseignement médical. Pas un classement donc !

  14. Anonyme dit :

    Bonjour,
    Votre article est très intéressant, j’aimerais savoir quels sont ces établissements dont vous parlez:
    "hors de deux ou trois établissements universitaires de la capitale, on n’apprend pas la médecine en France".
    Cela m’intéresse beaucoup de les connaitre en tant qu’étudiant de p1 .
    Merci.

  15. JD Flaysakier dit :

    REPONSE: Je ne crois pas que le salut viendra de paris. Je redoute, au contraire, que seul un cénacle parisien ait son mot à dire. Concernant les remarques sur le présentateur du JT de 20 heures, je crois que le plus efficace est que vouss lui en fassiez part directement. Son adresse e-mail est :david.pujadas@france2.fr

  16. cricri dit :

    Merci, d’avoir résumé à ma place ce que je pense depuis trente ans. Ex infirmière et psychologue depuis, mariée à un médecin, je confirme les lacunes en sciences humaines existant chez les médecins. Des attitudes "scientistes" y sont sans doute pour beaucoup. Puisque le "salut" viendrai de Paris, je crois que vous y êtes souvent non? ( à bon entendeur…) Et dites à Mr Pujadas svp de faire moins d’amalgames, l’information y gagnerait en qualité. ( confondre des psychologues avec des psychothérapeutes (sujet du JT de ce soir sur la manipulation mentale), remplacer des rayons Bêta par des rayons X ( au sujet des problèmes à Epinal et Toulouse) etc..

  17. Gai savoir dit :

    La sélection ne me choque pas. Le concours de P1 a au moins le mérite d’évaluer une capacité de travail, qualité me paraissant indispensable (il faut apprendre beaucoup et vite). Un module "culture générale", à fort coefficient a été instauré afin de recruter des profils plus littéraires. Inutile! au lycée, en fin de seconde les meilleurs élèves en français, histoire géo… le sont également en math physique et se dirigent vers les filières S! Lors du concours de P1, j’ai eu à résoudre des problèmes de chimie, physique, à disserter sur des sujets de culture générale. Il me semble que cela nécessite des qualités de réflexion , déduction et improvisation. Je serai plus critique avec la suite des études, où les sciences humaines sont quasi absentes. A quand des conférences avec des philosophes, des autorités religieuses…On est déjà hélas trop vite dans une autre logique de concours: celui de l’Internat!!!

  18. F.B. dit :

    Il est bien dommage que vous ne preniez pas davantage de renseignements avant d’écrire.
    Oui, il y a des problèmes en PCEM 1 mais :
    – les principales facultés de médecine (Lille, Paris, Lyon, Saint-Etienne, Montpellier, pour ne citer qu’elles ) ont un taux de réussite entre 13 et 17% (et non moins de 10 ! )
    – connaissez-vous beaucoup de section où les redoublants n’aient pas un énorme avantage ?
    – connaissez-vous beaucoup de section où il sit question d’analyser l’état psychiatrique de l’étudiant ? Or certains se destinent à l’enseignement, profession où l’équilibre mentale est tout aussi nécessaire. Imaginez une fac où vous imposeriez des contrôles psy : ne serait-ce pas une atteinte à la liberté que de vouloir mettre en place ce type de contrôle ? Dans un monde eugéniste ou dictatorial, c’est effectivement de cette façon que les « fous » sont rejetés ; ce n’est heureusement pas le cas (pas encore?) dans ce qui cesserait définitivement de ressembler à une démocratie si de telles idées étaient appliquées !
    – les étudiants qui réussissent font un stage dès la fin de la première année et avant la deuxième ;
    – certaines épreuves visent justement à mesurer l’aptitude de l’étudiant à la réflexion (ex : dissertation de sciences humaines et sociales) etc.
    -aujourd’hui, des médecins et des enseignants s’attachent à former différemment les futurs médecins, quid de ces changements dans votre propos ?
    Vous semblez, à votre propos, faire partie de ceux qui attendent tout du système tout en vous plaignant de ne pas participer aux décisions. Et si vous agissiez au lieu que de relayer de fausses rumeurs sur ce qui est réalisé dans nos Facultés ?

     

  19. JD Flaysakier dit :

    REPONSE: C’est évident qu’on ne doit pas devoir choisir une telle profession sans avoir un peu mûri ! J’en reviens aux USA . la formation initiale des médecins se fait en quatre ans. Ils en apprennent au moins autant que nous en sept ! Mais ils ont eu trois ans au préalable pour se former à diverses disciplines, même hors des « sciences dures ». Commnt peut-on encore tolérer cette sélection avaugle? Parce que , comme vous le dites, nous sommes en rance et imaginer ajouter un entretien au processus d’admission sera considéré comme une selection, donc un « crime »! je vous signale que la faculté de médecine de Tours a mis en place un tel entretien lors de l’inscription des étudiants. cet entretien n’a, bien sûr, aucune conséquence sur la possibilité d’un étudiant de s’inscrire même si on lui dit qu’il se fourvoie sans doute. mais , au moins,l’initiative existe !

  20. Anonyme dit :

    Bon article qui résume bien les problèmes soulevé par P1. Je crois qu’il faut laisser murir les étudiants avant de les sélectionner. Nous forçons les bacheliers, à choisir, trop tôt. Il faudrait un tronc commun avec les scientifiques pendant trois ans puis mettre le concours d’entrée en école de médecine, avec interview pour discuter avec les impétrants. Proposez ceci aux étudiants et vous aurez la révolution dans les amphis…
    dommage mais c’est la france…

  21. JD Flaysakier dit :

    REPONSE: Peut-être est-ce le fait que nous fûmes étudiants dans la même faculté, Tours, qui nous pousse sur certains points à avoir des ides identiques !

  22. jocelyncharles dit :

    Bonjour
    je me doutais qu´il fallait parler, une fois, de cette premiere année de médecine. Le début de votre article rappelle un ecrivain médecin ,martin winckler ,qui avait écrit sur le meme theme dans le monde je crois.
    Ca a fait grincé beaucoup de dents.
    En tout cas, il était interessant de connaitre votre opinion sur le sujet .
    J´attends vos prochains articles avec impatience.

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