Trop vieux pour être soignés ?

C’est une chose d’une impudeur terrible que je suis en train de faire, mais après tout, les blogs sont un peu faits pour cela. Je vais vous raconter ma vie depuis ces dernières vingt-quatre heures.

Pour les médecins, la maladie et la soffrance restent longtempsgtemps des notions théoriques même s’ils font preuve de compassion et d’empathie pour leurs patients.
Puis un jour, ils découvrent la maladie ou la douleur pour eux-mêmes et ils essaient de gérer au mieux leur état de malade » spécial »

Mais l’expérience la plus difficile et qui permet de mieux comprendre ce que peuvent vivre ceux qu’on soigne, c’est quand un de vos proches est atteint à son tour et qu’il est âgé.
Là, le médecin commence à mesurer combien une certaine dimension comptable et administrative de la médecine est en train de gangréner le système.

Le 9 octobre c’était l’anniversaire de ma mère, une femme tonique et autonome de 85 ans. Vers 23 heures, alors qu’elle avait décidé d’aller se coucher, elle a sombré pendant une minute environ dans une sorte de torpeur. Ce que j’ai pris pendant une seconde pour un ronflement comme elle en a quand elle s’endort devant la télé était en fait tout autre chose comme me l’a vite montré sa bouche déformée et son impossibilité de parler.

Elle pouvait juste me serrer dans ses bras, muette, le regard humide. Elle savait que quelque chose de grave était arrivé.. Elle venait de faire un accident vasculaire cérébral, une « attaque » comme on dit plus couramment.

Pour l’instant, elle n’a pas d’hémiplégie, elle est consciente mais souffre d’aphasie, c’est-à-dire qu’elle ne parle quasiment pas, souffre d’un « manque du mot », ne pouvant pas désigner un objet par son nom, ni même dire comment je me prénomme.

Il faudra encore huit jours pour connaître étendue des dégâts et savoir si une rééducation est envisageable.
Et c’est là que je veux en venir, vous demandant votre indulgence pour ce long préambule.
Il y a non loin de son lieu de résidence un centre spécialisé dans la rééducation des accidents neurologiques, avec des médecins et des équipes excellentes.
Certains d’entre eux furent mes condisciples et j’ai appelé l’un d’entre eux pour lui demander ce qu’on pourrait faire éventuellement pour ma mère.
Cet homme, passionné par son métier et qui a notamment développé une rééducation par la pratique de l’éducation pour certains handicapés, m’a conseillé, bien sûr, mais il m’a dit aussi son malaise et sa lassitude.
On lui demande, en effet, de mettre une limite d’âge arbitraire au dessus de laquelle on lui demande de refuser de prendre en charge les patients pour des hospitalisations même courtes.
Arbitraire, car cette limite ne tient nullement compte de l’état physique des patients, ni de leur intellect et de leur degré d’autonomie.
Non, quelque part, un administrateur a décidé qu’il y a un âge limite à la rentabilité et qu’une fois cette limite franchie, cela n’a plus d’intérêt pour la collectivité de donner à des personnes les moyens de récupérer tout ou partie de leurs moyens et de leur dignité.

Et ce n’est pas la première fois qu’on me cite de tels exemples. J’ai même rencontré un chirurgien exerçant dans une station balnéaire qui ne daigne plus prodiguer certains soins aux gens ayant dépassé cinquante ans. Tant pis si leur fracture est moins bien traitée, puisqu’ils ont dépassé la limite !

Il est évident que concerné directement par ces situations, je réagis d’autant plus violemment.
Mais, de façon plus générale, j’ai déjà pu constater combien les inégalités se creusent et deviennent intolérables quand elles touchent les plus âgés et les plus fragiles d’entre nous. Il y a de longues années, un très grand médecin, octogénaire, avait eu une attaque cérébrale.
Je l’avais revu quelques mois plus tard et il fallait l’œil exercé du médecin pour noter quelques rares séquelles. Il m’avait expliqué qu’il avait bénéficié d’une magnifique prise en charge par des kinésithérapeutes, des ergonomes et des orthophonistes.
Mais pour un tel exemple, combien de personnes ont eu une réelle perte de chances de recouvrer une vie à peu près normale parce qu’on n’a pas pu leur proposer une telle prise en charge. Pas assez de lits de suite dans des centres équipés, pas assez de paramédicaux formés à cette prise en charge.
On arrive à ce paradoxe d’une population qui vieillit et qui fait s’esbaudir notre société heureuse de voir tant de centenaires et, dans le même temps, dans le calme aseptisé de certains bureaux, des personnes très intelligentes définissent des critères de vie et de mort sociale basés sur la simple date de naissance d’un individu.

Une société qui ne respecte pas ses anciens ne se respecte pas elle-même.
La canicule de 2003 l’a bien montré qui a fait que des gens sont morts seuls comme des chiens alors qu’ils avaient une famille qui avait mieux à faire qu’à s’occuper d’eux.

La responsable infirmière des urgences d’un hôpital parisien qui avait accueilli beaucoup de mourants à cette période me disait que ce qu’il l’avait frappé c’est que dans le quartier de l’hôpital, particulièrement cosmopolite, elle n’avait pas eu un seul décès dans la communauté maghrébine ou asiatique. « Parce que », me disait-elle, « dans ces communautés, jamais on ne laisse un ancien seul ».
En ces temps où l’immigration sert de patate chaude entre la droite et la gauche, cet exemple nous rappelle simplement que le respect des anciens n’a jamais tué personne, bien au contraire.

Ma mère s’appelle Hélène et j’ai très envie qu’elle guérisse !

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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21 réponses à Trop vieux pour être soignés ?

  1. CM dit :

    Tellement de choses à dire sur ce sujet…
    il y a 8 ans, j’arrive aux urgences d’une clinique, j’ai une paralysie faciale sévère, mais pas de médecin spécialisé disponible ; c’est le pont du jour de l’an. L’infirmière porte des infos concernant mon passage mais me conseille d’aller voir à l’hopital (!!!) où je me rends et où on s’occupe de moi très rapidement pour vérifier que je ne fais pas un avc. J’entre en chambre et le traitement me sera donné 3 jours plus tard, quelques heures avant de rentrer chez moi.
    J’ai fait un courrier à l’administration de la clinique : je ne suis jamais passée chez eux !

    Dernièrement, ma maman 76 ans est entrée aux urgences de ce même hopital. Elle venait de perdre la vue d’un oeil, avait un mal fou à parler (l’urgentiste a demandé si elle avait bu, je suppose qu’il y a des personnes qui le font…), dans son état, elle a attendu une heure avant qu’on s’occupe d’elle et pendant ce temps, une autre dame était allongée dans le couloir. Un scanner a été pratiqué et rien n’était décelé concernant un éventuel AVC. Une IRM sera pratiquée, mais il faudra attendre plusieurs jours parce qu’on ne peut, parait il, faire cet examen après un scanner. Maman est entrée un après midi à 15h et est décédée le matin suivant à 8h15, sans qu’on nous dise de quoi !

    Dire aussi que lorsque ma soeur est repartie le soir après les examens, la dame allongée attendait toujours aux urgences..quelques heures s’étaient passées.

    J’ai quelquefois la réflexion suivante : on augmente le temps de travail parce qu’il faut payer les retraites sauf qu’on s’aperçoit que les soins médicaux vont de mal en pis ; moins de médecins, moins de spécialistes (j’ai vu des rendez vous de spécialistes pris un an à l’avance), en final plus de décès…qu’essaient on de faire ? un pécule ?

    Une autre reflexion ; on nous informe d’avancées médicales extraordinaires qui vont prolonger la vie de toutes personnes, mais en contre partie, on réduit les remboursements de médicaments qui hier étaient au top et aujourd’hui sont jugés sans effet… A quoi servent ces recherches et qui en bénéficiera ?

    Je vous prie de m’excuser, peut être que mon commentaire est un peu long, mais votre histoire m’a rappelé des mauvais souvenirs, mais nous sommes beaucoup finalement.

  2. cmoilou dit :

    bonjour,

    je viens de lire votre commentaire et cela me ramène au mois de novembre 2008, mon père est hospitalisé pour une bronchite, tout va bien puis 3 jours après rien ne va plus…changement d’hôpital et changement de discours. En effet, durant son hospitalisation (il mourra le 10 janvier) les médecins nous ont dit à maintes reprises, qu’il était âgé (80 ans) qu’il avait bien vécu (ils en savaient quoi eux de la vie de mon père !!!) et qu’il valait mieux qu’il s’en aille : en un mot qu’il meurt. Certes il était malade (problème cardiaque) mais il avait un coeur malgré tout solide, il avait la volonté de vivre…… Il avait surmoné tant de problèmes. Un médecin nous à même dit qu’elle pouvait nous aidait…. nous on voulait seulement qu’elle le soigne vraiment, nous sommes tous certains que notre père à été sacrifié sur l’autel de la rentabilité. Lorsque j’ai demandé son dossier médical nous avons reçu qu’une simple photocopie d’une lettre addressée au médecin, (et il faudra pusieurs mois pour l’obtenir) mais il n’y a rien des examens qu’il a soit disant passés lors de son hospitalisation….
    Nous savons qu’il est mort d’une pneumopathie nosocomiale…..çà c’est les docteurs qui l’ont écrit….mais il est surtout mort faute de soins et oserais-je le dire : on l’a sûrement aidé…. Il s’appelait Vincent et j’aurais voulu qu’il vive encore

  3. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A VIGNEAU :

    Il existe une Association française pour la prevention du suicide.

    La Mutualité sociale agricole travaille aussi beaucoup sur ce thème.

  4. vigneau dit :

    Avons -nous des chiffres sur le suicide des seniors. Il parait qu’ils sont nombreux et particulièrement violents ? Y-a-t-il une association ou un organisme concerné par ce problème ?

  5. JD Flaysakier dit :

    REPONse : Et les choses ne vont pas s’arranger, je crois. Le déficit des hôpitaux atteint des sommes abyssales. Rien que pour ls 26 CHU on en est à 400 millions d’euros. Pas assez de personnel et surtout une non prise de conscience du vieillissement de la population et un manque de respect envers nos anciens. Les groupes fnanciers se jettent dans la bataille pour monter des établissements pour personnes agées car ils y voient beaucoup d’argent à gagner. Il faudrait une vraie prise de conscience en urgence pour que les choses bougent et pour éviter une « marchandisation  » de la maladie et de la dépendance.

  6. Super dit :

    Je suis tout à fait d’accord avec vous. On traite les personnes âgées avec une désinvolture et un manque de respect révoltants. Je l’ai particulièrement ressenti lorsque mon oncle (75 ans) a été envoyé en "maison de repos" après une fracture de la jambe : 6 lits dans une chambre empestant l’urine, 3 morts en un mois en face de lui, même pas un drap ou un paravent pour préserver un semblant de dignité… Un véritable mouroir du 19me siècle… Les hôpitaux se débarrassent des mourants, car leur classement tient bien sûr compte des décès survenus dans leurs murs. Nous serons un jour nous aussi ces personnes âgées.

  7. Dr Lotz dit :

    Oui et non…
    Les malades sont de plus en plus vieux, de plus en plus lourd, et restent donc de plus en plus longtemps à l’hôpital. Mais les médecins sont peut vieux aussi, et n’ont pas pris encore la mesure du vieillissement de la population. Mais les choses avancent. Il y a peu, un collègue proche de la retraite m’a dit, quand on discutait de l’intérêt ou non de passer une patiente de 80 ans en réanimation "On a aujourd’hui les mêmes discussions sur les patients de 80 ou 90 ans quant aux soins que l’on doit leur proposer qu’il y a 20 ans. Sauf qu’il y a 20 ans, on se posait ces questions pour les patients de 70 ans…"

  8. 3eme age dit :

    Par la magie de la petite lucarne, vous etiez presque là "de la famille"… votre revolte et votre douleur me touchent…

    Mais voyez vous, en lisant votre billet, je me suis rendue compte d’une chose etrange.
    Autant je suis revoltée par ces criteres POUR MES PROCHES (et je viens d’y etre tristement confrontée), autant, pour moi meme, je l’envisage et l’admets avec serenité.
    Si j’etais née 100 ans avant, je n’aurais jamais survecu aussi longtemps, j’aurais quitté la scene, d’une peritonite, ou je serais morte en couche… j’ai donc deja beneficié d’un merveilleux et si long sursis…

  9. JD.Flaysakier dit :

    Chère Liza, Merci de votre commentaire et de vos mots gentils. Pour mon retour sur Télématin, je n’auraisrien contre. Un jour, qui sait ?

  10. Liza dit :

    Votre article est édifiant ! Merci de l’avoir écrit. Moi aussi je suis scandalisée par ces décisions arbitraires. On se croirait dans un film de science-fiction ! Oui, il faut le dire haut et fort, nous avons besoin de faire réagir les instances compétentes pour éviter "de foncer droit dans le mur" comme vous dites bien.
    Moi aussi, je regrette le temps où vous étiez sur télématin. Je vous souhaite d’y revenir…
    Je souhaite également un bon rétablissement à votre maman Hélène !
    Bien cordialement
    Liza

  11. JD Flaysakier dit :

    Pour les Antilles, tu as raison, Gilles. Quand ces départements sont touchés par la dengue ou d’autres épidémies, personne ne s’en soucie vraiment en métropole. Pour le chlordecone c’est vrai qu’il y a matière à s’interroger sur les silences et les compromissions. Ce n’est pas ton travail que je mets en cause car j’apprécie depuis des années ton honnéteté et ton souci d’exactitude. Ce qui me dérange c’est la façon dont les médias « fabriquent » un expert . Et dans notre monde manichéen, ne pas être d’accord avec lui c’est être, bien sûr, pour les pesticides.

  12. Gilles Marinet dit :

    Le blog est très informatif. Concernant le pesticide aux antilles, je pense que nous avons pu jusqu’a present tenir le cap dans les sujets parus à l’antenne en insistant sur le rôle déterminant des enquêtes en cours. On ne peut en revanche que contater la distance médiatique qui sépare les antilles et la métropole puisqu’il a fallu le vrai faux scoop d’un journal Parisien pour "réveler" une affaire depuis longtemps connue et débattue sur place.
    Par ailleurs, la "confession" du médecin confronté à la maladie de sa mère est touchante et juste,malheureusement dans ce qu’elle dénonce.
    Tous mes voeux de rétablissement.

  13. JD Flaysakier dit :

    Merci de votre message. Je pense qu’il est urgent de se préoccuper du fonctionnement des hôpitaux car on va droit sans le mur. J’avoue qque je savais que la situation était difficile, je n’imaginais pas qu’elle soit encore pire. Je pense que plutôt que de publier des hits-parades certains journaux devraient faire le classement du nombre d’infirmières et d’aides-soignates par patient !

  14. lenautenien dit :

    Triste c’est vrai, je dirais même insuportable. et pas vraiment récent.

    Il y a une trentaine d’année, ma mère a fait une rechute d’accident cérébral, transportée à l’hôpital Tenon à qhelques minutes de son domicile, nons seulement elle a été refoulér, mais aux urgences; personne ne l’a examinée. l’ambulancier a suggéré de la tansporter à l’intercommunal de Montreuil. où un interne a accepté de lui faire une piqure pour soulager la douleur, mais prise en charge refusée.
    Enfin elle a été transportée à la pitié sapètrière. où elle est arrivée trop tard. c’était un venfdresi soir veille de Pâques, résultat amputation de la jambe valide.
    elle a mis 3 ans à se laisser mourir de désespoir lorsqu’elle a compris qu’elle ne remarcherait jamais.
    J’ai bien protesté auprès de Mme Veille le ministre de l’époque, il parait qu’une enquète a été faite mais que l’on n’a pas trouvé trace de son passage à Tenon.
    Depuis devinez quels sont mes sentiments vis à vis de l’hôpital public.

    Je souhaite que votre maman voit son problème se règler au mieux et vous souhaite bon courage dans cette épreuve.

    elle

  15. JD Flaysakier dit :

    Merci de otre témoignage. Cette dimension glaciale et administrative basée sur une date de naissance est un pur scandale et une horreur. Comme le sont les manques de ersonnels. Dans un CHU,Un service de 27 malades en neurologie, avec 70 % d’aphasiques « bénéficié de 2 orthophonistes, chacune une demi-journée ! Nous, médias, passons beaucoup de temps à montrer les grandes avancées technologiques, nous devrions plutôt montrer la misère de ces établissements.

  16. Anonyme dit :

    Bonsoir,

    je viens de vivre une experience similaire. Ma Grand-Mere de 87 ans etait en pleine forme. Elle a recement eu un accident de voiture tres grave et nous avons bien cru que nous n’allions pas la revoir. A force de volonte, de visites continues de la famille et grace a une equipe soignante formidable, notre grand-mere peu finalement quitter les soins intensifs. Le medecin avec qui nous avons etabli une relation privilegiee nous a bien informe sur ce qui aller ce passer apres le sejour en soins intensifs. "Vous allez devoir vous battre avec l’administration pour eviter que votre grand-mere soit envoyee dans un service ou elle ne sera pas bien prise en charge. Le mieux pour elle serait qu’elle rejoigne le service du Dr X mais ils ont des consignes de ne pas prendre en charge les patients au dela d’un certain age…". Nous nous sommes battus et avons aussi la chance de connaitre les bonnes personnes et notre grand mere a pu a ete finalement prise en charge dans le bon service…

  17. JD Flaysakier dit :

    Merci Marie, J’ai quitté Télématin en 1991 avec beaucoup de regrets. J’aimais beaucoup faire cette rubriqu quime permettait de faire de l’information au plus près des gens. Mais c’était dur de concilier le matin et les JT de 13h et 20 heures. Et puis je regrettais vraiment l’époque de Roger Zabel, la plus drole et la plus folle pour moi. Qui sait, si Télématin change, peut-être reviendrai-je ?

  18. Marie dit :

    Ce commentaire ne concerne aucun article juste pour dire que je vous regrette sur Télématin ; je je ne supporte pas Fanny -Cohen qui n’est pas assez " médicale "

  19. JD Flaysakier dit :

    Merci !

  20. Jean-Alain dit :

    Triste mais vrai. Cela me fait de la peine.

    Embrasse ma marraine pour moi.

    J-A

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