Hypertension artérielle : on ne traite pas seulement qu’avec des médicaments

L’hypertension artérielle, l’HTA, reste une pathologie encore insuffisamment dépistée et traitée. Mais pour autant, il ne faut pas en faire uniquement une affaire de médicaments et penser à la qualité de vie des personnes qui en souffrent.

Avoir du mal à trouver une place de stationnement, courir pour ne pas être en retard, arrivé le souffle court et se faire prendre la tension dans la foulée par un appareil en libre-service dans la pharmacie ! C’est la meilleure façon de se retrouver avec des chiffres anormaux et qui ne veulent pourtant rien dire !

Mesurer la tension se fait de préférence en position allongée, après quelques minutes de repos, avec un brassard de taille suffisante et aux deux bras la première fois. Mesure qu’on va répéter quelques minutes plus tard.
Si le médecin constate une anomalie, il ne va pas se précipiter sur son ordonnancier et vous mettre une liste de médicaments à prendre d’urgence. Il vous proposera de vous revoir dans un délai court pour mesurer à nouveau la pression artérielle.

C’est au bout de trois mesures anormales, généralement, que la mise en œuvre thérapeutique a lieu.

Hormis les divers bilans sanguins, on demande aux personnes hypertendues de modifier autant que faire se peut leur mode de vie.

Cela veut dire augmenter l’activité physique, modifier l’alimentation en réduisant notamment les apports en sel. Attention il faut vérifier si les chiffres sur les emballages des aliments sont donnés en sodium ou en sel, ce qui n’est pas pareil. Il faut multiplier la teneur en sodium par 2,5 pour avoir la valeur en sel. Exemple 0,4 gramme de sodium c’est 1 gramme de sel.

Et il faut evidemment éviter l’alcool et le tabac.

Chez certaines personnes dont l’HTA est modérée, les modifications apportées peuvent suffire à abaisser les chiffres tensionnels et permettre de se passer de médicaments.

Dans les autres cas, il faut associer aux modifications de comportement des médicaments.
Il faut savoir que le traitement médicamenteux va être un traitement au long cours, pour toute la vie en général. C’est une façon essentielle de protéger les hypertendus du risque d’AVC, d’infarctus du myocarde, d’une insuffisance cardiaque ou de lésions des reins.
L’arsenal thérapeutique est large et il doit être bien choisi. Certains de ces médicaments, hautement efficaces ont aussi des effets secondaires qui peuvent gâcher la qualité de vie.

Ainsi les bétabloquants peuvent entrainer des troubles de l’érection parfois sévères. Un patient qui se voit ainsi privé de vie sexuelle risque de ne pas suivre son traitement et privilégier les plaisirs de la vie.

Il faut donc ne pas hésiter à en parler avec son médecin et voir s’il existe d’autres molécules aussi efficaces et dépourvues de cet inconvénient.
Abandonner le traitement pourrait avoir des conséquences sévères.

À propos de docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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