Euthanasie : bref rappel de la situation en France et autour de nous

La loi française ne reconnait pas l’euthanasie, ni le suicide assisté. Seuls les trois pays du Benelux ont, en Europe légalisé l’euthanasie.
En France, le code de déontologie médicale dit que le médecin n’a pas le droit de provoquer délibérément la mort. Mais il n’a pas le droit non plus de faire preuve d’une obstination déraisonnable et de prolonger des souffrances inutilement.
Il peut mettre en œuvre un traitement continu de ces souffrances, ce qu’on appelle une sédation en utilisant des doses dont on sait qu’elles peuvent entrainer le décès.
Cette décision doit être prise de façon collégiale en tenant compte de la volonté du patient ou de la personne de confiance qui a été désignée et de la famille.

Cette position française se retrouve majoritairement dans tous les pays européens.
Seuls trois pays, Pays-Bas, Belgique et Luxembourg, ont légalisé l’euthanasie. Les deux premiers l’ont ouverte aux enfants capables de discernement et âgés de 12 ans et plus.
La souffrance psychique des dépressions profondes peut faire l’objet d’une demande d’euthanasie dans ces pays.

À propos de docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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14 réponses à Euthanasie : bref rappel de la situation en France et autour de nous

  1. Docteur DURAND pl dit :

    Vous êtes intervenu récemment a la Télé(ce WE) en ayant dit que tous les médecins ont a un moment ou un autre de manière consciente pratiqué l’euthanasie, je conteste cette affirmation, étant moi même médecin généraliste, je ne pratique pas l’euthanasie loin de la, on fait tous des soins palliatifs. Je pense qu’il faut être prudent en parlant sans déformer l’exercice des médecins qui donnent beaucoup de leur temps pour ces fin de vies.

    • docteurjd dit :

      Je suis un défenseur acharné des souns palliatifs.Mais je sais d’expérience que dans l’exercice médical on aide directement ou indirectement certains patients à ne plus souffrir et à éviter des situations dégradantes.
      Que vous ne fassiez pas celà est votre choix, parfaitement respectable.

      • Mathey dit :

        Acceptez-vous que j’utilise votre texte ci-dessous pour étoffer ma participation que je vais envoyer au comité bio-éthique qui va trancher sur la loi de fin de vie : » « Imaginez cette église pleine à craquer et un jeune homme qui rappelle la foi catholique de son grand-père, assistant à la messe chaque dimanche. Et là il le remercia car dit-il « tu t’es battu pourque l’IVG et la PMA soient possibles dans ton hôpital. Tu as mis tes convictions personnelles en retrait et tu t’es rappelé que tu travaillais dans un hôpital public où tu as défendu les lois de la République ».

        Devant moi, certaines personnes ont apparemment dégluti avec quelques difficultés.
        Mais c’était si important de le dire et de le rappeler. Cet homme avec une foi rivée au corps s’est comporté en médecin, pas en idéologue. Il a fait son devoir.
        Son prédécesseur, ennemi de la loi Veil, avait interdit à tous les médecins du service de gynécologie de travailler dans le centre d’orthogénie qui s’ouvrit, une fois la loi promulguée en 1975.

        Jacques Lansac changea les choses et quand des anti-IVG vinrent bloquer l’activité du centre, lui le catholique pratiquant alla au tribunal les attaquer.

        Dans les années 70-80, ses idées à l’opposé de celles de moult mandarins ne lui valurent pas que des amitiés. Mais il nous apprit le respect et la considération dûs aux patientes et aux femmes enceintes que nous suivions. »

        Merci de me répondre par votre blog ou elianemathey@orange.fr

    • Mathey dit :

      Surement peu de médecins tiennent vos propos. A mon généraliste à qui j’expliquais qu’il me serait plus facile de vieillir si j’avais en ma possession la petite pillule qui m’aiderait à partir en cas de maladie grave, que je pourrais prendre sans faire appel à personne, et lui ai dit : « dans le monde médical vous pratiquez l’aide à mourir quand il s’agit de vos proches », il m’a répondu : « à chacun ses privilèges, oui nous le faisons ».
      Tout est dit….

  2. Crespin dit :

    La société Française aura progressé quand elle acceptera enfin une analyse lucide de la fin de vie.
    Une des plus importante liberté individuelle est la propriété de son propre corps
    Et si je décide de mettre fin à ma vie, au nom de quels principes L’État m’en empêcherait ?
    Bien cordialement

    • docteurjd dit :

      Le suicide est un choix individuel et b’est pas interdit. La question est de savoir si cet acte doit impliquer un médecin pour un acte qui n’est pas médical.

  3. lecourt dit :

    J’ai regardé le reportage ce jour sur la demande de cette pauvre femme qui réclame que les politiques s’expriment sur le suicide assisté. Et bien pas un mot sur la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon !!!! Et pourtant nous portons ce projet et JLM en parle beaucoup…..c’est drôle ce que les journalistes sont sourds en ce qui nous concerne !!! C’est lamentable.

    • docteurjd dit :

      Nous n’avons pas fait un sujet « politique » mais un témoignage et rappelé ce qu’était la loi en france et en Europe.
      Il y a d’autres espaces pour entendre les propositions politiques.
      mais si ça vous arrange de penser que vous êtes des victimes, libe à vous

  4. Colas dit :

    Bonjour, si on parle d’euthanasie active, le terme d’euthanasie « passive » existe-t-il, et si oui, que signifie-t-il svp?

  5. GÉRARD NORILLA dit :

    Bonjour Dr J.D.

    Et la Suisse ?? Ici c est autorisé. Vous nous oubliez tout le temps les français alors que nous nous passionnons pour vos élections…
    Pour info j ai une tétraplégie incomplète suite à un avp, très incomplète car j ai mains et bras quasi normaux. Les seuls ennuis sont les spasmes et douleurs et ce malgré une pompe avec du Baclofène… A bientôt Dr J.D. Gérard Norilla

  6. bortolato dit :

    Mon père souffrait d’une fribose

    Mon père souffrait d’une fibrose pulmonaire due à l’amiante, les soignants de l’hôpital où il était hospitalisé l’ont aidé à partir sans souffrances. Je précise que c’était sa volonté : il voulait mourir. Alors pourquoi cette loi hypocrite ?

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