Allergies : pour les pollens pas grand chose de nouveau mais pour les allergies alimentaires ça bouge.

Le temps des allergies est de retour. Pollens d’arbres puis de graminées arrivent. Des pollens qui peuvent aussi provoquer des allergies croisées avec certains aliments.

Le nord et le nord-est de la France vont tres prochainement être envahis par les pollens de bouleau. Cet arbre fort généreux en grains de pollen est responsable de très nombreuses allergies, de nez qui coulent d’yeux rouges et, parfois, de crises d’asthme.

Les vents d’est font voyager ces pollens sur des dizaines de kilomètres et même en l’absence de ces essences à proximité on peut développer des allergies.
Plus au sud, ce sont surtout le cyprès et l’olivier qui sont en cause. La saison d pollinisation des cyprès arrive à son terme, mais oliviers et chênes prennent le relais.

Il est bien difficile de se protéger face aux pollens d’arbres qui, nous l’avons dit, voyagent beaucoup. On ne va donc pas proposer aux allergiques de déménager à des centaines de kilomètres de chez eux trois ou quatre fois par an !
Mais il y a des petites mesures qui peuvent aider, comme, par exemple, éviter de faire sécher le linge en extérieur pendant les pics polliniques, ne pas sortir les cheveux mouillés pour ne pas piéger des grains de pollen et se laver les cheveux le soir.
Et il faut bien évidemment mettre au point avec son médecin de famille une stratégie de traitement en amont et pendant les pics de pollinose. Il y a des médicaments antihistaminiques et parfois des corticostéroïdes à usage local qui peuvent être utilisés ainsi que des collyres.
Pour le long terme, il y a bien sûr les immunothérapies spécifiques, ce qu’on appelle les désensibilisations.
Les résultats sont variables car on n’a pas encore assez d’antigènes suffisamment spécifiques pour obtenir des résultats satisfaisants à tout coup.
Petite information pour celles et ceux que les piqures effraient : ces désensibilisations se font de plus en plus à partir de produits données en sublingual.

Allergies croisées

Ce qu’on sait moins c’est que les allergies aux pollens d’arbres ou de plantes peuvent donner des allergies croisées aux aliments.
L’une des plus étudiées est l’allergie croisée bouleau-pomme-noisette. On peut aussi rencontrer des allergies croisées armoise ou ambroisie avec le céleri.

Dans le domaine des allergies alimentaires les choses bougent actuellement et certaines préconisations visant les enfants sont en train de peut-être connaitre des changements.
Ainsi on conseille de ne pas introduire d’aliments contenant de l’arachide, du blanc d’œuf ou du lait de vache chez des enfants en bas àge.
Or, des études menées en Angleterre, en Australie et en Israel ont montré que l’introduction de protéines provenant de ces aliments données à des enfants avant l’âge de 6 mois entrainait une baisse non négligeable de réactions allergiques quand on testait ces enfants vers 3 ou 5 ans.
Comme le dit un chercheur britannique, il semble donc possible et sans doute utile d’introduire ces protéines d’arachide et de blanc d’œuf « avant que le cheval ne quitte l’écurie », c’est-à-dire avant que l’organisme développe ses systèmes immunitaires et qu’apparaissent les intolérances.
Ces résultats sont néanmoins préliminaires et méritent d’être confirmés.

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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