Ambroisie : à vos mouchoirs, la saison des allergies démarre.

C’est la pleine saison des allergies au pollen d’ambroisie, une plante envahissante qui se cantonnait à la région lyonnaise mais qu’on retrouve un peu partout maintenant.

L’ambroisie est arrivée des Etats-Unis en Europe à une période que certains situent vers 1863 et d’autres aux alentours de la présence des troupes américaines sur notre sol vers la fin de la Première Guerre Mondiale.

Cette deuxième semaine d’août devrait voir se manifester de façon aigue les premiers effets de l’allergie aux pollens d’ambroisie

Cantonnée dans la région lyonnaise, elle a parfaitement su s’adapter et disséminer dans plusieurs régions de France. Elle pousse remarquablement bien en effet dans les zones de friche et elle émet des quantités phénoménales de pollens qui vont être emportés par le vent.

Elle va aussi pouvoir étendre ses méfaits grâce aux travaux de remblai, comme le creusement de sillons autoroutiers ou ferroviaires.
La seule vraie façon de s’en débarrasser c’est de procéder à des arrachages en ces périodes où les plantes se préparent à libérer leur pollen.

On peut donc limiter les effets néfastes de l’ambroisie en prenant les devants. Mais ce n’est pas le seul végétal responsable d’allergies sur lequel on puisse agir.

L’exemple de certains arbres est très intéressant à étudier.
C’est le cas du cyprès et du bouleau.

Le cyprès était, jusqu’il y a quarante ans environ, un arbre qu’on trouvait plutôt dans des lieux comme les cimetières.
Cet arbre a certains avantages, notamment celui d’être un excellent coupe-vent.
On a donc vu dans certaines régions, en particulier le Languedoc-Roussillon, apparaitre des haies de cyprès aussi bien en agriculture que dans des lotissements.

Le cyprès pollinise énormément, près de 50kg de pollen par hectare. Quand on sait que la taille d’un grain de pollen est de quelques millièmes de millimètres, on imagine la quantité qu’il faut pour obtenir 50 kg !

Le bouleau très présent dans l’Est parisien a les mêmes propriétés et les mêmes inconvénients en termes d’allergies liées à d’importantes pollinisations.

On retrouve aussi ces problèmes avec l’aulne, le platane et le chêne.
Et également avec l’olivier.

Il n’existe pas vraiment d’allergie à l’olive, mais il existe bel et bien des allergies aux pollens d’olivier.
Dans les régions productrices oléicoles, le pollen de  l’olivier arrive parmi les toutes premières causes de rhinite.

Les modifications climatiques font qu’on retrouve de plus en plus d’oliviers sous des latitudes autrefois inimaginables.
Et il existe une allergie croisée entre olivier et frêne.
Il n’est donc pas surprenant de voir certaines personnes habitant bien au nord des zones de production d’huile d’olive manifester des allergies au pollen de cet arbre méditerranéen.

Enfin il faut savoir que la pollution favorise les allergies au pollen. Des études menées au japon notamment ont montré que les arbres situés à proximité de grandes voies de circulation avaient tendance à émettre d’énormes quantités de pollens quand ils « sentaient » que la pollution menaçait leur survie.

Une façon de vouloir être sûr de se reproduire avant de disparaitre !
CONSULTER : le poster sur les arbres allergisants sur le site du RNSA

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
Ce contenu a été publié dans VARIA, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

3 réponses à Ambroisie : à vos mouchoirs, la saison des allergies démarre.

  1. anais compagne dit :

    suite à votre intervention TV….
    les lotissements qui se construisent dans le midi de la France ne plantent pas de cyprès autour…………… ! comme cité par vous à la TV
    les lotissements sont construits suite au POS dans des terres initialement agricoles…..
    elles même bordées initialement par des cyprès en protection, vent etc…
    On doit laisser un certain nombre d’arbres quand on construit et les arbres sont définis par des fonctionnaires de l’état.
    Cela peut servir pour la correction des arbres à épargner.
    Cordialement

  2. DABONVILLE Alain dit :

    Bonjour docteur,
    je vous ai vu à la rélévision ce midi et je viens de regarder votre article, très intéressant
    Une seule chose manque dans votre article comme à la télé c’est un photo gros plan de la fleur fleurie et non fleurie, sinon je je vois pas comment détruire une fleur qu’on ne connait et qui ressemble à d’autres fleurs.
    Mais malgré tout je continurai à vous suivre
    Bien cordialement

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.