Asthme : l’éducation thérapeutique a besoin d’un second souffle

L’asthme est une pathologie de plus en plus fréquemment rencontrée. Même si les formes très graves et les hospitalisations diminuent, la maladie reste encore insuffisamment traitée

Il y a 2 fois plus d’asthmatiques qu’il y a 20 ans. Près de 7 % de la population souffre de cette affection respiratoire, soit 4,5 millions d’entre nous.
Il n’y a pas d’explication unique à cette augmentation mais il est évident que la pollution et les causes environnementales sont certainement en cause. Directement avec tous les irritants bronchiques retrouvés dans l’air de nos villes. Ou indirectement. Par exemple: un arbre situé dans une zone très polluée va libérer beaucoup plus de pollens qu’un arbre dans une zone saine. Une sorte de reflexe pour être sur de se reproduire avant de mourir.

Dans les causes environnementales il ne faut pas oublier l’alimentation qui a beaucoup évolué : l’arrivée de fruits et légumes exotiques nous a exposés à de nouveaux allergènes, ou encore des additifs alimentaires utilisés dans des produits bon marché.
De même les expositions professionnelles à certaines substances ont majoré les risques. Les peintures aux isocyanates utilisées dans l’industrie automobile en sont un exemple. Il suffit de voir l’équipement des peintres en automobile ou des carrossiers (cabines, masques ) pour comprensdre que ces produits ne sont pas anodins
Et puis il ne faut pas oublier le rôle du tabac qui est un puissant irritant bronchique et qui va exacerber les phénomènes qui conduisent aux crises d’asthme.

Six asthmatiques sur dix sont insuffisamment traités, souvent parce qu’ils ont mal assimilé les conseils.
Une façon d’y remédier c’est de se rendre dans ce qu’on appelle des ‘écoles de l’asthme ‘ ou des ateliers du souffle. Il y en a 120 en France. Mais ce n’est sans doute pas encorre suffisant et il est très important de développer l’éducation thérapeutique des asthmatiques, en particulier des plus jeunes.
2 points importants :
Le tabac : les asthmatiques fument autant que les autres ! Ca c’est un vrai obstacle à un traitement efficace. Au passage, fumer pendant la grossesse c’est prendre le risque d’avoir plus tard un enfant asmathique.

Le sport chez les jeunes : bien éduqué sur la prise en charge de son asthme un enfant peut faire du sport. Il faut éviter de le surprotéger S’il part faire du vélo en campagne, on lui dit comment faire au cas où. Inutile pour la mère d’être sur le porte bagage avec les inhalateurs !

 

 

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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5 réponses à Asthme : l’éducation thérapeutique a besoin d’un second souffle

  1. Benjiko dit :

    Bonjour,
    Depuis 4 mois je prends un médicament le neurontin et pendant cette période le médecin a augmenté les doses en passant de 300 à 600 par étapes (chaque mois augmentation de 100)
    Depuis la dernière augmentation, j’ai des problèmes pour respirer et je me sens essouflée.
    Je suis asthmatique depuis que je suis adulte. Je n’ai jamais fait de crise d’asthme enfant.
    Pensez-vous que cette sensation peut être une forme de crise d’asthme dû au traitement
    En vous remerciant d’avance

    • docteurjd dit :

      Comme il est bien précisé sur la page du blog je ne donne aucun conseil médical et je ne recommande aucun médicament.

      Ce blog est un site d’information uniquement. Mais rien ne vous interdit d’en parler avec votre médecin traitant ou le spécialiste qui vous suit ! Ces praticiens connaissent votre dossier et vous répondront utilement et plus efficacement que moi qui ne sait rien de vous.

      J’espère que vous voudrez bien me comprendre et je vous remercie de l’intérêt et de la fidélité que vous portez à ce blog.

      Jean-Daniel Flaysakier

  2. dupuy dit :

    J’ai 70 ans. Pour ma part, j’ai fait de l’asthme dans l’adolescence après avoir souffert d’excema dans dans ma jeunesse. cet asthme se manifestait
    au contact de poussières de céréales. Il disparaissait sitôt éloigné des zones à poussières.
    je me suis marié et mon épouse était elle même, parfois handicapée par des crises d’asthme.
    ni l’un ni l’autre ne pratiquions de sport.
    nous avons eu cinq enfants dont deux ont souffert de cette pathologie. l’un d’eux assez sévèrement.
    Les deux ont été traités dans un premier temps par désensibilisation.
    Au regard du peu de résultats envers le plus atteint, il a été décidé de l’envoyer en cure dans le sud de la France.
    La bas, j’ai vite compris, en voyant de jeunes patients traités depuis de longs mois, qu’il pouvait y avoir un risque d’accoutumance en raison du climat favorable et un risque ne plus pouvoir faire le chemin inverse.
    C’est c »e qui m’a convaincu de soustraire notre enfant(au grand dam du responsable de l’établissement) et de choisir de consulter pour nos enfants à l’hopital des enfants malades à Paris.
    Le médecin qui les a pris en charge à décidé des traitements de désensibilisation aux dosages beaucoup plus forts et d’ inviter nos enfants à pratique un sport.
    les résultats, d’emblée, se sont montrés plus efficaces, la santé des enfants(y compris le plus atteint) s’est améliorée.
    Les deux ont pratiqué le foot, à un niveau modeste, mais déjà correct. et aujourd’hui ces grands enfants, se portent très bien, et dirigent une PME. Ils ont maintenant 36 et 37 ans.

  3. vaillant helene dit :

    Bonjour Docteur,
    Je me présente, j’ai 35 ans, et je suis une allergique vraie à tous les fruits (surtout ceux de la famille des rosacées) depuis 5 ou 6 ans.
    Ma question est :
    Comment combler les carences que les fruits apportent au quotidien à l’organisme hors les cures de gélules (AZINC Optimal) que je fais par moment?
    Merci de votre réponse.
    Cordialement

    • docteurjd dit :

      Pardonnez-moi mais, par principe et comme je ne connais pas votre dossier médical, je ne peux vous donner de conseil.
      Rapprochez vous du médecin qui vous suit habituellement, ce sera plus sage et plus efficace ! Je m’en voudrais de vous dire des bêtises !

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