Cigarette électronique : qui trop s’embrase mal éteint.

La cigarette électronique ou e-cig ne laisse pas indifférent. Et, très doucement mais sûrement, il commence à y avoir un discours dominant dont il ne faut pas trop s’écarter. Un exemple récent le prouve.

Depuis le 6 septembre dernier, la nouvelle a diffusé partout : la e-cig c’est aussi bien que les patches et autres substituts nicotiniques pour arrêter de fumer. Si l’on en croit même ‘Le Monde.fr’ c’est même mieux.

Tout cela est parti d’une étude publiée dans The Lancet et réalisée à Auckland, en Nouvelle-Zélande.

Le titre, traduit, de l’étude est : ‘Cigarettes électroniques pour cesser de fumer : un essai contrôlé randomisé’.
En clair, et pour ceux qui ne pratiquent pas le jargon des essais cliniques, cela signifie que les volontaires ont été divisés en plusieurs groupes, chacun recevant un ‘traitement’ différent, ici plutôt une méthode de sevrage, de façon à comparer les groupes. Entre eux.

Un petit regard sur les chiffres d’abord. Le nombre de personnes incluses dans l’étude a été de 657.

La répartition s’est ainsi faite :
289 ont utilisé la e-cig avec nicotine
295 ont utilisé des patches à la nicotine
73 une e-cig placebo, ne délivrant pas de nicotine.

A six mois, et à l’aide d’un système de mesure pour s’assurer de la réalité de l’abstinence, le nombre de fumeurs ayant abandonné était de 7,3 % pour les utilisateurs d’e-cig avec nicotine et de 5,8 % pour les utilisateurs de patches, le groupe placebo comportant4, 1 % d’abstinents.

Statistiquement, les chercheurs n’ont constaté aucune différence entre le groupe utilisant la e-cig avec nicotine et les utilisateurs de patches.

Ces résultats sont en phase avec une petite étude menée sur un faible nombre de sujets en Italie pendant 24 mois et qui montraient que 5 des 40 sujets du groupe avaient cessé de fumer avec la e-cig.

Donc e-cig et patches même combat, avec un peu moins d’effets secondaires pour la e-cig avec nicotine. Que pour les patches.

Deux remarques à ce stade : jusqu’à lors, personne ne considérait les patches comme une très bonne méthode pour cesser de fumer même si ces dispositifs aident certains à réduire leur consommation, voire parfois à écraser définitivement leur mégot.

Brutalement, voici donc ces patches considérés par certains comme une très bonne arme puisque la e-cig fait aussi bien, voire, après une lecture erronée de l’étude, mieux que ces substituts.

L’autre remarque concerne la durée de l’étude : six mois c’est mieux que trois mais en termes d’addiction, c’est à un an qu’on aime juger les choses.

Je rappelle pour mémoire que la varenicline (Champix) donnait des taux d’abstinence de 44 % à trois mois et de 16 à 20 % à un an.

Je ne suis pas fumeur, je n’ai jamais fumé, aucun de mes proches n’est buraliste et je suis persuadé que la e-cig est cent fois moins toxique que la cigarette. Elle n’a, en particulier, aucun effet néfaste sur la microcirculation des artères coronaires comme l’a démontré une étude présentée récemment au congrès de la European Society of Cardiology, à Amsterdam.

Elle contient, certes, des substances toxiques mais à des concentrations 9 à 450 fois moindres qu’une cigarette classique.  comme l’a montré une étude publiée dans la revue Tobbaco Control

Mais je suis étonné de cette volonté soudaine de la parer de toutes les vertus, un phénomène un peu proche de celui du baclofene pour le sevrage alcoolique.

La e-cig est, à n’en pas douter, un excellent moyen de réduire la consommation de cigarettes mais certainement pas, du moins avec le recul actuel, un moyen de sevrage efficace, du moins pour un grand nombre de fumeurs.

Les tenants de cette e-cig ont un peu tendance à se débarrasser de la prudence et de la rigueur louables qu’ils manifestent face à d’autres études scientifiques.

Or, les vendeurs de ces dispositifs n’attendent que cela et exploitent à leur manière les commentaires élogieux des études en laissant entendre que c’est sinon l’arme absolue du moins le produit qui vous fera oublier l’herbe à Nicot.

Pourquoi ne pas raison garder ? Il faut poursuivre les évaluations, mesurer le taux d’abandon du tabac, les variations de consommation, la durée de l’effet e-cig.

Tout cela en refusant d’en faire un médicament et en ne cédant pas à des vieilles lunes hygiénistes.
Ainsi, en interdire l’usage aux plus jeunes n’est pas forcément une bonne mesure. Aux Etats-Unis, le CDC, le centre de contrôle des maladies d’Atlanta vient de publier une statistique montrant qu’entre 2011 et 2012 le nombre d’utilisateurs d’e-cig chez les lycéens est passé de 4,7 à 10 %.

Voilà donc quelques lignes politiquement incorrectes, certes, mais qu’il me semble nécessaire de coucher sur l’écran afin qu’on ne se trompe pas de combat et qu’on prenne la e-cig pour ce qu’elle est, c’est-à-dire, en l’état actuel des connaissances, un moyen pour environ un quart des fumeurs de réduire leur consommation de tabac.

Et comme aurait pu le dire le sage dyslexique :’ qui trop s’embrase mal éteint’.

Référence des études
Christopher Bullen et al.
Electronic cigarettes for smoking cessation: a randomised controlled trial
www.thelancet.com Published online September 8, 2013 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736 (13)61842-5

Peter Hajek
Electronic cigarettes for smoking cessation
www.thelancet.com Published online September 8, 2013 http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(13)61534-2

Riccardo Polosa et al.
Effectiveness and tolerability of electronic cigarette in real-life: a 24-monthprospective observational study
Intern Emerg Med DOI 10.1007/s11739-013-0977-z

 

K Farsalinos et al.
Immediate effects of electronic cigarette use on coronary circulation and blood carboxyhemoglobin levels: comparison with cigarette smoking
Abstract 102 http://bit.ly/15RY8j3
E-cigarette use more than doubles among U.S. middle and high school students from 2011-2012
CDC Newsroom Thursday 5 September, 2013 http://www.cdc.gov/media/releases/2013/p0905-ecigarette-use.html

Maciej Lukasz Goniewicz et al.

Levels of selected carcinogens and toxicants in vapour from electronic cigarettes

Tob Control Published Online First: 6 March,2013 doi:10.1136/tobaccocontrol- 2012-050859

 

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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37 réponses à Cigarette électronique : qui trop s’embrase mal éteint.

  1. ElopeSphère dit :

    Si L’INPES (Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé) déconseille l’utilisation de la cigarette électronique elle reconnaît paradoxalement que son utilisation est bien moins nocive que la cigarette traditionnelle.
    La cigarette electronique est une réelle chance

  2. ronald dit :

    Oui la cigarette électronique fait beaucoup parler d’elle, c’est un sujet qui est sur toutes les lèvres.
    Etant fumeur je commence à avoir envie de passer la cap de la ecig, je suis curieux de nature alors je me renseigne avant, je m’informe, j’ai aussi un article ou 100 médecins sont en faveur de la ecig : h. Le fait que des professionnels encouragent cette méthode cela me conforte et m’incite à l’adopter.

  3. frenchsmoke dit :

    La cigarette électronique, depuis ces quelques mois était le centre d’intérêt des médias. Des gros titres dans tous les journaux et communiqués sur internet.
    Cependant la vente des kits e-cigarette aux mineurs devrait être interdite car elle incite les jeunes à fumer y compris ceux qui ne l’ont fait.

  4. Ping : Un oeil sur le web | Cigarette électronique : qui trop s’embrase mal éteint.

  5. Latombe dit :

    Bonjour , ce que j’ai à vous dire est hors-sujet par rapport à votre article et donc j’espère que conformément à ce qui est écrit il ne sera pas publié . En effet , j’éprouve de la sympathie pour vous car j’ai le sentiment que vous pratiquez votre métier avec rigueur et conscience même si je ne suis pas toujours d’accord avec le contenu car je suis une pharmacienne originale qui a approfondi ses savoirs sur l’autoguérison et non la consommation de médicaments (je n’exerce pas mais je prodigue mes conseils librement , sans contrepartie si ce n’est celle de me donner de nouvelles ). Cependant , comme vous l’évoquez parfois avec humour , je pense votre surpoids vous dessert un peu . Aussi , j’ai une lecture à vous conseiller : il s’agit du livre du Dr Sandra Cabot (australienne) « régénérez votre foie » éditions Jouvence . Vous verrez comme ça marche bien , c’est formidable ; je mets juste un bémol concernant l’utilisation régulière et fréquente du soja non fermenté car le doute d’innocuité plane à son sujet .
    Je vous souhaite bonne lecture et bonne réussite !
    très cordialement ,
    Christiane Latombe

  6. Pascal CHARBONNEL dit :

    On craint l’augmentation de consommation de e-cigarettes chez les jeunes.
    En terme de Santé Publique, ça n’aurait un impact QUE s’ils passaient ensuite à la vraie cigarette, ce qui est loin d’être démontré. La nicotine est un psychostimulant, l’un des moins dangereux qui existe.
    Cela relativise le risque.
    Reste que je suis épaté du nombre de patients (quasiment tous ceux avec qui j’en parle, et j’en parle !!) qui craignent les dangers de la cigarette électronique, au delà de tout bon sens.

  7. Vapot'heure dit :

    Bonjour JD et vous internaute.

    Merci pour vos messages, que vous soyez anti, pro ou méfiant!!!! Ce n’est qu’en en parlant et en étant plus nombreux a débattre que de véritables études verront le jour!

    D’aucun penseront que ce n’est qu’un phénomène de mode, de société sans véritable intérêt.

    Pour ma part, je suis et je reste convaincu que le risque zéro de la vapote n’existe pas, la cigarette « conventionnelle » est un danger et un fléau de notre société, je n’ai jamais aimé son goût, mais fumer devient un besoin tant les 4000 « saloperies » que nous inhalons font du bien au cerveau (et beaucoup de mal à notre portefeuille et à notre santé) mais je me demande si le mal que nous pourrions à l’avenir y trouver n’est pas tout de même moins dangereux que les milliers de pesticides, d’aromates et de conservateurs « soit disant naturels » de nous ingérons à longueurs d’années dans notre alimentation.

    Je suis contre la vente exclusive en pharmacie, mais pour un encadrement par la loi des ventes dans les boutiques qui naissent aujourd’hui comme des petits pains, j’aimerai que des stages de formations sur l’e-gig soit obligatoire pour quiconque souhaiterai ouvrir des boutiques, j’ai une vendeuse qui a pris 35 minutes pour m’expliquer quel produit était le plus adapté à mon mode de consommation, pour gagner au final que 34€ ( je ne connais pas le prix d’achat pour eux de ces produits mais leurs marges ne doivent pas être très conséquente)

    Mais voilà, elle ne vend pas une baguette mais un produit dangereux comme le e-liquid dosé à 18mg de nicotine, elle a pris le temps de me conseiller, de me faire « goûter » les différents gouts tabac afin que mon nouveau plaisir soit total.

    J’ai testé les e-gig N…S a cartouche jetable vendue chez le buraliste et sur internet il y a trois mois et suis revenu au « bon tabac fumé » car le Hit procuré n’était pas au rendez vous et très sous-dosé en nicotine pour un fumeur de mon type ( 30 par jours) puis il y a deux semaines je suis allé dans une boutique spécialisé et je suis passé à la vapote rechargeable par e-liquide avec un kit de base pas plus cher que 5 paquets de rouge et blanc. et je suis passé à 10 cigarettes par jours les trois premiers jours à 2 par jours aujourd’hui( après le déjeuner et le diner) sans ressentir le manque!!!

    La marque au paquet rouge et blanc entre dans la brèche car il voit ses revenus diminués, je ne suis pas sur qu’il nous fera des produits sans mettre d’additifs addictifs 😉

    A l’instar de l’étude Nutrinet dont je suis membre depuis le lancement, j’aimerai une étude de consomm’acteurs NICO’NET afin de suivre les vapoteurs sur cinq ans et voir le taux de réussite de ce produit présenter comme alternative au tabac.

    Voilà, j’espère ne pas vous avoir fatigué avec mon commentaire, mais avec très peu de recul aujourd’hui je pense que c’est une bonne alternative, comme tout produits il doit être vendu chez un spécialiste à l’écoute et formé, et non pas n’importe où (entre le buraliste qui n’a pas le temps d’expliquer ou qui n’y connait rien et internet qui dit que c’est la solution miracle et vous vends des produits venus de je ne sais où).

  8. Vianaline dit :

    Bonjour Docteur JD et lecteurs

    Tous ces messages pour le moins…..éclairés,scientifiques et bien tournés,ne parlent pas « d’argent » Ors il me semble tout de même que en effet,nous les vapoteurs (3 mois pour moi)avons bien sûr pensé à notre santé d’abord et inévitablement à notre porte monnaie!Ne nous voilons pas la face.L’économie réalisée en n’achetant que du i-liquide étant tout de même de 90 % par rapport au tabac,la motivation s’en trouve d’autant augmentée non? Je pense que de ce constat notre cher état Français va VITE réfléchir à: Comment taxer cette i-cig? Alors études ou pas,gardons les pieds sur terre et ne soyons pas dupes de ce qui va tomber « du ciel » bientôt……………
    Vianaline la pragmatique

    • vapot'heure dit :

      Oui c’est vrai que le calcul est vite fait pour un vapoteur, et oui une taxation risque de voir le jour, on nous dira qu’il faut mettre de l’argent de coté en cas de scandale sanitaire…néanmoins l’état et l’assurance maladie devrait être gagnant du vapotage tant les économie liés aux maladies dues au tabac devrait être substantielle.

  9. fabien dit :

    bonjour

    et si la ecig était en effet pas plus efficace que les patchs comme moyen de sevrage mais l’était comme moyen de substitution.
    le différence entre les deux étant la durée du traitement : je ne sais pas quand (ni si) j’arrêterai de vapoter, mais j’ai arrêté de fumer … et c’est déjà pas mal
    ça n’a rien de scientifique, mais c’est mon ressenti de vapoteur ex fumeur ayant plusieurs tentatives d’arrêts à son actif (avec des patchs).
    Fabien

    • Vapot'heure dit :

      Je suis tout à fait d’accord avec vous, on arrête de fumer sans perdre le plaisir du Hit et ressentir le manque de nicotine et ça c’est déjà un grand pas

  10. II3runo dit :

    Bonjour Doc…

    Je viens de vous voir sur France 2 à l’instant… Et je voulais réagir, donc merci à vous pour ce blog ouvert à tous…

    1 – Effectivement, pour ma part je suis passé à la cigarette électronique pour des raisons purement économiques… Puis, au bout de 4 mois d’utilisation, je me suis demandé quelle serai ma réaction si je diminuais ma quantité de Nicotine… Je suis passé à 16mg pendant 2 mois, et maintenant je me félicite de tenir le 11mg depuis 2 semaines…
    2 – Effectivement, attention à son utilisation… Il est bien décrit sur les flacons que les e-liquides sont dangereux s’il est ingurgité ! Un minimum de précaution est à prévoir… Mais ayant été chez plusieurs revendeurs, tous, vous expliques très très bien, le minimum de précautions à prendre… D’ailleurs, je rappel que les flacons sont à ouverture sécurisés, et que la plupart des e-cigarettes sont avec une fonction de blocage…
    3 – Maintenant je me pose une question… Dès lors que je serai rendu à Zéro Mg de Nicotine dans mon e-liquide… Il sera toujours délivré dans les pharmacies ???
    Merci II3runo

  11. Mammatt dit :

    Cher Docteur,

    Avant toute chose, je souhaiterais vous dire combien j’ai toujours apprécié vos interventions aux différents JT de F2, et il en est de même pour votre compte Twitter que je suis… votre « esprit » et votre humour sont toujours des plus agréables…

    Dans cet article sur l’e-cigarette, vous évoquez le Baclofène… Pourriez-vous me donner plus précisément votre position sur ce traitement ?
    Je suis personnellement confronté depuis de nombreuses années à un problème avec l’alcool… J’ai essayé, le Révia, l’Aotall, l’Espéral… parfois les 3 combinés, et je dois bien reconnaître que les résultats n’ont jamais été vraiment au rendez-vous… La rechute est toujours intervenue… Depuis bientôt 6 mois, je suis sous Baclofène, et je dois dire par contre que son efficacité est indiscutable (en tout cas en ce qui me concerne)… Je ressens vraiment une « indifférence » à l’alcool… et chose absolument impensable il y a encore peu, je suis capable de boire 1 ou 2 verres de vin à l’occasion sans que mon cerveau me commande d’en boire plus… C’est ce fameux « stop » qui m’a toujours fait défaut et que j’ai enfin trouvé grâce à ce traitement…

    Merci donc de me donner votre avis…

    Très cordialement !

    Mammatt

    • docteurjd dit :

      Je n’ai aucune expérience de la prescription de ce produit et je ne saurai donc vous être utile. désolé mais je pense que vous devez pouvoir trouver auprès de votre médecin des réponses plus perspicaces que les miennes !

      • Mammatt dit :

        Ah mais vous méprennez chez Docteur, je ne me pose pas de question au sujet du Baclofène… Comme je l’ai écrit danns mon premier message, les résultats sont là et parlent d’eux-mêmes !

        C’est juste que comme vous évoquiez le Baclofène dans votre billet sur l’e-cigarette, je me demandais simplement quelle était votre position sur le sujet !

  12. BrokenArrow dit :

    Bonjour
    Je voudrais simplement dire qu’il n’y a rien à reprocher à la méthodologie de l’étude du Lancet.
    En revanche, elle ne prouve rien d’autre que l’e-cig utilisée, de la marque « Elusion », la plus utilisée dans la région dAsie Australe, est au moins – mais à peine – plus efficace qu’un patch nicotinique.
    Les résultats statistiques obtenus ne sont certainement pas à remettre en cause. Ce qui est à remettre en cause, c’est la généralisation à l’ensemble des pratiques de la vape, généralement associées au vocable « e-cigarette ».

  13. Vincent dit :

    Bonjour,

    Merci de cette analyse et de vos commentaires, je suis un fumeur « en remission » grace à l’ecig, j’ia bien entendu essayé de me documenter de manière exhaustive avant de franchir le pas et en l’etat actuel des connaissances il en ressort bien que l’ecig semble quasiment innofensive.

    J’ai ecrasé ma derniere cigarette il y a de ca 3 mois maintenant et bein entendu je ne m’en porte que mieux.

    Je pense que les annés qui viennent ne manqueront pas de voir publier differentes etudes sur l’ecig et espere de tout coeur que son innocuité sera vérée a long terme.

    Fumeur d’environ 2 paquets de cigarettes par jour, j’en suis arrivé a la conclusion suivante : le choix entre la cigarette et l’ecig ne pouvait pencher qu’en la faveur de cette derniere.

    J’ai voulu tester de fumer une cigarette il y a peu, juste pour voir en fait et qu’elle ne fut pas ma surprise en me rendant tres vite compte que c’etait mauvais, au gout j’entends (son action sur la santé n’appelle bien entndu pas le debat) et je l’ai ecrasée degouté au bout de 3 difficiles bouffées.

    La question que je me pose depuis : comment ai-je pu supporter ce mauvais gout et cette mauvaise odeur si aisement pendant plus de 25 ans…

    Bref vous l’aurez compris, je suis un vapoteur converti et heureux de l’etre en esperant que ce ne soit pas trop tard pour ma santé…

    Merci à vous et à vos confreres de donner une vision « eclairée » et pondérée sur l’ecig !

    Cordialement

    Vincent

  14. tsange dit :

    L’erreur est de considérer la e-cigarette comme une méthode de sevrage. Elle ne l’est pas, elle est une alternative au tabac fumé.

    J’ai beaucoup apprécié votre billet plein de bon sens et je suis entièrement d’accord avec vous. Dans une démarche de sevrage complet, la e-cigarette utilisée comme on utiliserait un médicament n’est pas très efficace. L’étude montre ce qui se passerait si on forçait la e-cigarette dans la catégorie «médicament», avec un modèle de e-cigarette unique, sans choix des e-liquides et dans le but de tout arrêter au bout de 3 mois. Les taux d’arrêt des utilisateurs seraient presque aussi faibles qu’avec les patchs, le seul avantage serait d’attirer beaucoup plus d’utilisateurs que pour les patchs parce que la méthode est plus agréable.

    Là où l’intérêt de la e-cigarette apparaît dans toute son ampleur, c’est quand remet le problème du tabagisme dans son contexte de santé L’objectif initial des efforts anti-tabac était de combattre les méfaits du tabac. Mais au cours de cette croisade anti-tabac, c’est devenu un combat acharné contre tout ce qui rappelle de près ou de loin un quelconque aspect du tabagisme et ne laissant valoir aucune alternative à l’arrêt total («quit or die»). Mais il n’y a raisonnablement aucune raison de vouloir combattre à tout prix la consommation récréative de nicotine, le geste ou le plaisir d’inhaler.

    La e-cigarette utilisée comme alternative au tabac fumé (par des gens qui étaient achetaient jusque-là le plaisir de fumer au prix de risques considérables), avec sa grande variété de modèles et de saveurs qui la rendent plus agréable que la cigarette pour beaucoup de fumeurs, est une concurrence redoutable pour la cigarette à combustion: on garde tout ce qu’on aimait ou recherchait dans le tabac, on gagne en qualité de vie et on diminue énormément les risques. Tout l’avantage est là.

    —–

    Je fumais 60 cigarettes par jour quand j’ai découvert la e-cigarette. J’adorais fumer et je n’avais pas la moindre intention d’arrêter. C’était il y a à peu près 5 ans et demi. Au début, je ne vapotais que dans certaines situations ne permettant pas de sortir fumer. Mais peu à peu – à mesure que je devenais plus adroite dans l’utilisation de ces e-cigarettes (qui n’étaient pas encore aussi faciles d’emploi que les modèles actuels), découvrais la variété des saveurs et remarquais combien, par comparaison, la fumée de tabac me pompait l’air – la e-cigarette a progressivement remplacé le tabac sans que je le fasse exprès.
    Aujourd’hui, je ne sais plus fumer, mais je continue à vapoter. Moins qu’au début, avec un degré d’addiction beaucoup plus faible (plutôt comparable à l’addiction au café qu’à l’addiction au tabac), mais j’aime ça, j’aime toujours la nicotine et je n’ai pas envie de sevrage. En toute honnêté: je pourrais arrêter et je ne veux pas (je ne disais pas ça quand je fumais, je savais que je ne tenais pas deux heures de suite sans fumer). Il m’arrive d’oublier de vapoter une demi-journée ou d’avoir la paresse d’emporter mon matériel de vapotage, il est donc possible que je finisse par ne plus vapoter du tout dans cinq ans de plus, et d’être alors sevrée même du point de vue des mouvements anti-tabac, mais ce n’est pas un objectif visé. Ce qui m’intéresse, comme beaucoup d’autres vapoteurs, c’est de vivre comme ça me plaît sans prendre plus de risques que nécessaire.

    • vapot'heure dit :

      Bonjour, j’aime beaucoup votre commentaire, au début j’avais peur du manque de recul et d’étude menée pour me débarrasser de la cigarette; j’ai sauté le pas et oui mon objectif est de baisser progressivement mon taux de nicotine pour arriver au zéro mg, mais je ne sais pas si j’arrêterai de vapoter tant le plaisir de la vapeur dans les poumons et le gout bien plus agréable des arômes que celui des cigarettes me font pour l’instant plaisir, en deux semaines je trouve que je sens mieux les odeurs (peux etre est-ce dans ma tête)

  15. Julien dit :

    Cet article est une vraie bouffée d’oxygène dans le paysage de la littérature plus ou moins fumeuse qui se lit chaque jour au sujet de la cigarette électronique, et au sein de laquelle tout le monde cherche, de manière plus ou moins dissimulée, de prêcher pour sa paroisse.

    La réalité de la chose aujourd’hui, en fonction des éléments fiables en notre possession est telle que vous la décrivez, et je vous remercie pour ces chiffres et ces interprétations raisonnables et objectives.

  16. Marcel dit :

    Cher Jean-Daniel,
    Je sais que dans le milieu, on use plutôt du tutoiement et du patronyme, mais la crainte que mon propos puisse être paré, à la lecture, d’une nuance acide me fait préférer une formule intermédiaire, finalement plus neutre.
    J’avoue partager le point de vue de Dupagne, de Molimard, de Le Houezec, d’Etter, de Farsalinos, etc…. Je partage aussi l’avis d’un nombre croissant de ces petits acteurs anonymes de la clinique du quotidien. Et il se trouve que je partage votre point de vue, également. Sur un point. Il y a effectivement un aspect important qui rapproche le « phénomène » Baclofène de celui de la cigarette électronique: ce sont les usagers eux-mêmes qui en font la promotion, qui assurent l’information, font évoluer les dispositifs vers plus d’efficacité, d’intérêt et de sécurité. Ce sont eux qui finissent également par faire gamberger les professionnels dont certains s’interrogent, structurent leurs interrogations, construisent des études et produisent des résultats qui confirment l’enthousiasme éclairé des usagers (souvent) ou l’infirment (je cherche et maintiens, comme de nombreux autres, une veille soutenue dans les bases habituelles). D’autres le font moins.
    Je vous concède que les réactions des dits usagers sont parfois maladroites, sthéniques, un peu vertes en somme. Vous conviendrez néanmoins que la perspective d’échapper à une mort prématurée à demi certaine écarte certains des voies de l’humour, et du charme suranné du discours dont on le drape parfois. Mais je vous rassure, Proust lui-même s’est beaucoup interrogé sur le temps perdu, notamment..

    • docteurjd dit :

      Je suis tout à fait partisan de la e-cig. J’ai dit dans le 20h que c’était ‘un moindre mal’. Mais je demande qu’on ne confonde pas le discours des utilisateurs et les etudes d’un côté et le discours des marchands de l’autre.

  17. Mensah dit :

    Bonjour
    Je ne vais pas renchérir derrière D.Dupagne, mais j’ajouterai ceci : puisque vous semblez vous intéresser au « phénomène » de la cigarette électronique et y trouver un possible intérêt sanitaire, il y a surement des moyens plus productifs pour aider à son développement que mettre dans le même panier les études scientifiques et l’interprétation que les vendeurs peuvent en faire.
    Les petits billets assassins et les nœuds papillons c’est rigolo, mais votre statut de médecin et l’ouverture que vous avez chez les médias permettraient une meilleure éducation des personnes qui se contentent des gros titres du 20h pour se faire une opinion.
    Je pense que nous sommes tous favorables à un meilleur encadrement des fabricants et revendeurs, et à faire des tests pour déterminer quels produits sont viables et lesquels sont dangereux, sans pour autant enterrer l’e-cig dans les pharmacies ou la refourguer aux cigarettiers qui seraient bien capables d’y coller discrètement de l’ammoniaque pour la rendre plus addictive.
    La comparaison avec les patchs, c’est bien gentil mais on s’en cogne un peu. Certes ça aura permis de redorer un peu le blason de la cigarette électronique auprès des médias à la vue courte, mais le véritable enjeu serait plus de l’imposer comme un produit de consommation courante, une alternative saine au tabac, épaulée par un corps médical dont vous faites partie et des ingénieurs à l’écoute de ce même corps médical.
    Bref je m’égare un peu, mais en résumé, c’est à vous qui en avez les moyens d’éduquer les gens sur les bienfaits de cette cigarette électronique, plus qu’a vous amuser de ses balbutiements difficiles.
    Bien à vous.

    • docteurjd dit :

      Je pense que l’agressivité dont vous faites preuve doit sans doute tenir au fait que vous avez recemment réduit votre consommation de tabac.
      Puis-je vous conseiller de lire soigneusement ce qui est écrit plutôt que de dire n’importe quoi.
      Quant à vos critiques de la méthodologie des études scientifiques elles traduisent sans doute une grande expérience et une grande compétence dans le domaine.

  18. manu06 dit :

    Bonjour Docteur JD

    concernant les boutiques de Ecig qui poussent aussi vite qu’a leur époque les vidéoclub ,il faut relativiser,et faire confiance aux utilisateurs,beaucoup de boutiques ont des discours raisonnables et sérieux,d’autres font du commerce, « fumer sans danger » est ce que j’ai pu lire sur l’une des devantures, pourtant vapoteur depuis plusieurs mois je n’adhère pas a cette publicité non réfléchie.
    mais encore une fois,utilisateur saura faire la différence et les boutiques sérieuses perdureront les autres fermeront. enfin, si elles ne ferment pas toutes d’ici la avec une loi dangereuse venue des hautes instances Européennes.
    merci au Docteur Dupagne pour son message si réconfortant en ces temps incertains.
    Manu.

  19. Bonjour JD

    Merci pour cette synthèse posée. J’ai néanmoins quelques points de désaccord.

    Depuis 6 mois, le discours dominant est celui des experts, des organismes sanitaires et autres ligues, et des politiques. Ce discours est orienté dans un seul sens : l’effet de la cigarette électronique est inconnu, il faut attendre, et se méfier d’un effet d’entraînement vers le vrai tabac.

    Pourtant, personne n’a vu un jeune débuter le tabac fumé grâce à la e-cig, qui n’y serait pas venu sans cette initiation électronique.

    Pourtant, avec près de 10 ans de recul et des millions d’utilisateurs, l’effet de la e-cig est bien mieux connu que celui de n’importe quel nouveau médicament commercialisé, rarement étudié chez plus de quelques dizaines de milliers de patients pendant quelques années.

    Certes, cette consommation « sauvage » n’a pas été étudiée dans les règles de l’art et notamment, les études randomisées à long terme sont rares.
    Mais comme je le disais à Pascale Clark en 2011 lorsqu’elle m’interrogeait sur le destin des agences sanitaires après l’affaire Mediator : ces agences sont moribondes, une page se tourne, la Médecine 2.0 prend le relais.

    La e-cig est en train de balayer les substituts nicotiniques, (pourtant appuyés par de puissants groupes industriels), en s’appuyant sur une communauté de vapoteurs impressionnante par sa détermination, ses connaissances scientifiques et son étendue.

    Le forum e-cigarette par exemple reçoit plus d’un million de visiteurs par mois. Je peux affirmer qu’il est libre de toute arrière-pensée commerciale et n’est soutenu par aucun lobby. Personne ne pourra empêcher les vapoteurs d’échapper au tabac par le procédé qu’ils ont choisi. La bataille des politiques est perdue d’avance, comme celle sur le téléchargement illégal.

    Mais je reviens au discours dominant, qui incitait donc à un principe de précaution prolongé. Deux médecins sont venus le rompre récemment. Ils sont tous les deux d’anciens adversaires de la e-cig. Le premier est Robert Molimard, tabacologue qui n’a plus de liens d’intérêts industriels depuis 10 ans. Il a publié cette excellente synthèse en mai 2013 sur le site du Formindep. Le deuxième c’est moi, ici, avec un relais dans l’émission scientifique de France-Inter. Le soutien de figures comme Antoine Flahault et Jean-Yves Nau a été aussi déterminant.

    Cette rupture du discours dominant, appuyée par les vapoteurs comme dans une mêlée de rugby, a fait bouger les lignes. Il faut dire que je commençais à être irrité d’entendre systématiquement la même litanie de la bouche de mes patients fumeurs que je poussais vers la e-cig « Mais docteur, j’ai entendu dire que c’était dangereux ». Le pompon est quand la Ligue contre le cancer a déconseillé son usage aux fumeurs et demandé son retrait du marché.

    C’est alors que 60 Millions a sorti de son chapeau une étude au protocole secret, non chiffrée, au titre racoleur, repris partout depuis, laissant entendre que la e-cig pourrait être cancérigène comme la cigarette fumée. Je n’adhère pas à la théorie du complot, même si je trouve que c’est une faute de goût de publier un tel dossier quand on est dirigé par un conseil d’administration nommé par Bercy, qui perçoit les taxes sur le tabac. Mais j’ai été très choqué par cette publication opportuniste.

    Oui, je suis d’accord, la e-cig n’est pas une panacée universelle. Mais je reste ferme sur deux aspects :

    – Sa toxicité si elle existe, ce dont je doute, est inférieure à celle d’une poêlée de courgettes à l’huile d’olive, très inférieure à celle d’une viande grillée, et infiniment inférieure à celle d’une cigarette fumée.

    – Si elle ne permet qu’à ne serait-ce que 10% des fumeurs d’arrêter de fumer, ce sont 600 morts en moins tous les ans. Cela mériterait une attention plus que bienveillante de nos autorités sanitaires.

    • docteurjd dit :

      Cher Dominique,
      je suis comme toi convaincu que tout ce qui aide à réduire la consommation de tabac et parfois à la faire cesser est important.
      C’est pour cette raison que j’ai fait une intervention dans le JT20H de France 2 pour expliquer que l’étude de 60 Millions avait peu d’intérêt et que la e-cig était un moindre mal.
      Ma réticence tient au fait que les vendeurs de ces produits accaparent le discours scientifique en l’enjolivant et en ne respectant aucune nuance. Ils veulent transformer cette aide en panacée avec un discours parfois ‘herbalife like’, c’est à dire un argumentaire récité pas loin des discours de gourous dans les sectes.

      mais je reste fondamentalement convincu de l’utilité de ce produit.
      Merci d’avoir ainsi enrichi de ton commentaire ce billet

  20. Ping : Un oeil sur le web | Cigarette électronique : qui trop s’embrase mal éteint.

  21. Sylvain dit :

    Désolé mais je ne partage pas tout à fait vos propos.

    Vous réagissez suite aux toutes récentes études de la semaine dernière qui ont effectivement augmenté la cote de la ecigarette.

    La première montre une absence d’impact de la ecigarette sur certains paramètres dont l’altération par le tabac fumé accroît les risques d’accidents cardiovasculaires. L’autre démontre que la cigarette électronique serait au moins aussi efficace que les patchs pour arrêter de fumer et plus pour réduire la consommation de tabac.

    Je vous rappelle qu’une semaine avant la ecigarette était diabolisée suite à un article de 60 millions de consommateurs qui n’a vraisemblablement, vu la réaction de tous les experts, pas grand chose de scientifique : lire leur avis sur l’étude. Cet article a été repris dans tous les médias, y compris aux guignols de l’info !

    Si on compte les points médias, il n’y a pas photo, l’alarmisme, le sensationnel se vend mieux et on a beaucoup plus parlé de l’article de 60 millions de consommateurs que de l’étude hautement plus sérieuse du Docteur Farsalinos.

    Concernant l’aide au sevrage, il est exact que les chiffres ne sont pas glorieux, mais si vous regardez en détail le protocole, vous verrez qu’un seul modèle était utilisé, en plus aujourd’hui dépassé, avec un seul goût de liquide. C’était également le cas de l’étude de Polosa et quand on voit les sondages sur les forums qui donnent un taux, certes biaisé de 75% : lire ici pour l’étude de Polosa et quelques réflexions, on se doute que la vérité est ailleurs, avec un taux bien supérieur aux 7% de l’étude.

    Mais la cigarette électronique n’est clairement pas un dispositif que l’on peut qualifier aujourd’hui inoffensif et c’est bien ce que se tue à dire le Docteur Farsalinos.

    • docteurjd dit :

      Nous avoons traité l’article de 60 Millions dans le JT de 20h de France 2 et j’ai parlé de l’étude américano-polonaise qui contredisait totalement ce travail.

  22. Drochic dit :

    Billet intéressant, mais vous oubliez de mentioner le principal reproche que l’on peut faire à cette étude :

    Les cigarettes électroniques utilisées sont toutes les mêmes, avec la même saveur un taux de nicotine équivalent.

    Ceci n’est pas du tout représentatif de la consommation : des dizaines de saveurs différentes, des dizaines de modèles différents (vapeur chaude, tiède, froide, humide,…).

    Nombre d’utilisateurs arrêtent le tabac parce qu’ils parviennent à trouver ce qui leur correspond et vapotent donc avec plaisir tout en pouvant diminuer, s’ils le souhaitent, le taux de nicotine.

    Je suis certain que les résultats auraient été différent si la réalité du marché et des modes de consommation avaient été pris en compte dans cette étude.

    • docteurjd dit :

      Varier les ‘plaisirs’ aurait introduit un biais. Là on a un materiel homogène donc plus logique dans le cadre d’un essai. Ce n’est pas un banc d’essai

      • Drochic dit :

        Oui, vous avez raison, mais pour le coup on compare là, dans une même étude 2 produits qui ne sont pas comparables.

        L’un offre 3 choix à l’utilisateur : 21, 14 ou 7 mg

        L’autre des centaines de combinaisons différentes.

        De plus, beaucoup de fumeurs sont incapables de vapoter du 16mg/ml, le « hit » est trop prononcé pour eux. Vous allez me dire que les effets secondaires d’un patch dosé à 21 mg (ceux utilisés pour l’étude il me semble) peuvent être assez conséquents eux aussi.

        Je pinaille mais je vous rejoins sur plusieurs points, particulièrement celui-ci : il faut raison garder et poursuivre les évaluations. La vapote, notamment en France n’en est qu’à ses débuts et nous devons garder la tête froide en attendant d’autres études menées à grande échelle et sur des durées significatives.

        Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit

      • Killgore dit :

        Au contraire ! C’est ne pas varier les plaisirs qui introduit un biais ! L’étude ne correspondant absolument pas à la réalité « du terrain ». Elle crée une situation totalement artificielle n’apportant aucun renseignement fiable concernant l’objet étudié.

        Il faudra bien, à un moment ou l’autre, que les acteurs du secteur se rendent compte que les essais cliniques randomisés ne sont pas nécessairement la meilleure méthode pour étudier de manière pertinente tout ce qui touche à la santé.

        Une étude examinant un comportement rendu non « naturel » par son protocole n’a absolument rien de scientifique !

    • Hibon dit :

      Je me permets d’intervenir de manière un peu latérale-transversale, en tant que 90 P.A. environ à 58 ans, DNID contrôlé par hygiéno-diététisme (gym quotidienne et « régime » IG), bilan cardio-vasculaire très bon néanmoins, mais… emphysème au scanner peu parlant cliniquement, mais… je suis médecin et je sais donc ce que ça veut dire, d’où « arrêt » du tabac dès résultat du scann il y a 3 semaines.
      Je crois qu’au centre, toutes méthodes confondues, c’est la motivation qui compte.
      J’ai eu une lune de miel durant deux jours avec les e-cig nicotinées. Et puis… galère que je résumerai en disant qu’on reste dans la « névrose » du tabac sans en avoir le vrai plaisir, c’est vite agaçant.
      Je suis passé au patch 21 mg un peu sous dosé donc. Partie placebo sans doute (un ange gardien qu’on se surprend à caresser parfois 🙂 ), mais pas que, je pense. Je vapote aussi, une ou deux bouffées et je sens vite la surdose, et puis … 3 à 5 cig plaisir.
      Je me donne du temps, je sais que je ne peux pas revenir en arrière.

      Pour les jeunes, il me semble idiot qu’ils vapotent de la nicotine d’emblée, par contre chicha et e-cig sans nicotine, différentes senteurs, me semblent être une (ré) invention de leur génération qu’on devrait leur laisser explorer, sinon…

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