Faut-il chasser Diane35 de notre pharmacopée ?

Après les pilules de 3ème et 4ème génération, voici Diane35 sur le devant de la scène. Un traitement de l’acné utilisé comme contraceptif. Abusivement.

Diane 35 n’est pas une pilule contraceptive et n’a pas l’autorisation d’être utilisée en tant que tel. Ce combiné hormonal sert à traiter les effets d’une surproduction d’androgènes, les hormones mâles, chez certaines femmes. Ce déséquilibre se manifeste sous la forme d’acné ou d’une pilosité assez disgracieuse, plus ou moins importante, pouvant aller jusqu’à l’hirsutisme.

L’un des composés de Diane 35 est l’acétate de cyprotérone, une molécule aux effets anti-androgéniques utilisée également, mais à plus orte dose, dans le traitement des cancers de la prostate et la castration chimique des délinquants sexuels.

Cette affaire illustre une fois de plus l’importance de respecter les conditions d’autorisation de mise sur le marché des médicaments. Un médecin n’est pas obligé de céder aux demandes de prescription de ses clientes ou patientes.

Il a le droit et surtout le devoir de dire ‘non’ s’il existe un risque d’effets secondairs importants.

Rappelons cependant que Diane35 aurait causé 4 décès en 27 ans et que le paracétamol tue 6 personnes par an, soit près de 30 fois plus que le médicament Diane35.

Pour ce qui est plus généralement des précautions à prendre avant de commencer une contraception je vous invite à relire cet article

 

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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36 réponses à Faut-il chasser Diane35 de notre pharmacopée ?

  1. Myriam dit :

    Bonjour,
    Je suis une femme agėe de 33 ans, depuis plusieurs annees je perds mes cheveux mais cette derniere annee la chute s’est accentuee. La dermato m’a diagnostique une alopecie androgenetique donc j’ai suivi un traitement a base de Minoxidil 5% et Aldactone 150 mg chaque soir. Après 2 mois d’application J’ai du arreter le minoxidil car il me causait beaucoup de desagrement (une chute de cheveux tres importante, demangeaisons, pelicule…) Donc maintenant (depuis 7 mois) je suis sous aldactone: la chute s’est stabilisee et baissee pendant environ 4 mois mais depuis, et jusqua aujourdhui (donc 2 mois et demi) la chutte a augmente (le crane s’est clairseme au niveau des temples vertex et sommet du crane) je ne sais pas quoi faire quel est le traitement que je devrais suivre pour ralentir la chute et recuperer un peu de mes cheveux perdus. Merci beaucoup pour vows reponses

  2. Lilou dit :

    Bonjour,

    Après avoir pris Diane 35 pendant des années, ma gynéco m’a changé de pilule pour Minidril.
    J’aimerais savoir si je risque d’avoir à nouveau de l’acné… si oui quelle est la pilule la plus appropriée pour éviter ces petits problèmes ?

  3. dussauze dit :

    Bonjour

    La cyprotérone (diane35, androcur…) est indéniablement dangereuse sur le plan des thromboses mais ne doit pas être, à mon avis, retirée de la pharmacopée.

    Cette molécule peut être très utile
    -dans certaines acnés (et peut être moins dangereuses que certains traitements anti acné)

    -et est parfois très utile chez certaines femmes en stoppant ou ralentissant une chute des cheveux irréversible ( effet anti hormonale)… certaines femmes n’ont eu que cette solution.

    A nous médecins d ‘informer des risques, à vous média de faire des rappels, et aux femmes de décider en dernier ressort de décider… décision personnelle éclairée ?

    Dr F Dussauze

  4. isaville dit :

    cher monsieur Flaysakier: prétendre que ce sont les patients qui réclament qu’on leur prescrive tel ou tel médicament très technique (on ne parle pas ici de médicaments pour dormir, par exemple, ou pour soulager une douleur) me semble relever de la malhonnêteté, ou bien êtes-vous consultant pour le Leem? La médecine française, avec ses consults privées dans les hôpitaux publics, avec ses dépassements d’honoraires (3000 euros pour être accouchée par l’obstétricien de cet hôpital de Poissy ou de St Germain en Laye sinon c’est la sage-femme, 2000 euros pour que ce cancérologue vous retire la tumeur au sein sinon c’est son assistant, et puis 600 pour l’anesthésiste!) bobologues qui vous bourrent de lexomil ou de voltarène ou de mediator, devrait s’interroger sur sa déontologie.

    • docteurjd dit :

      La médiocrité crasse de l’argument ‘consultant pour le LEEM’ n’appelle aucun autre commentaire de ma part.

    • Bonjour Isaville,
      Pour le début de votre message et des demandes de patientes qui auraient été inventées, lisez le commentaire de Dubos au dessus du vôtre.

      Pour le reste, vos goûts de luxe risquent en effet de vous ruiner. Essayez de consulter à la mesure de vos revenus, votre frustration sera moindre. Vous êtes dans un pays où l’on peut être soigné quasi gratuitement par des médecins compétents. Cela ne durera pas.

    • Thiriez dit :

      Isaville : si on veut se faire prendre en charge par des cadors , il faut être capable de payer , sinon , on fait comme tout le monde , et c’est gratuit , mais plus pour très longtemps . Profitez en , enfant gatée que vous êtes

  5. Ping : Faut-il chasser Diane35 de notre pharmacopée ? #docteurjd | Projet du Pôle de Santé Pluri-Professionnel de Deauville – Début des travaux: mi-décembre 2012 livraisons: 1 trimestre 2014

  6. Dubos dit :

    Bonsoir,
    Ayant beaucoup d’acné, on m’a prescrit androcur et provames, avec de très bon résultats.
    Mais ma gynécologue m’a arrêté ce traitement il y a un an pour me prescrire Leeloo G ( deuxième génération) cependant, elle n’a aucun effet sur mon acnée qui est revenue…
    Ma gynécologue ne veut pas me prescrire de pilule de troisième générations suite aux récent « scandales » …
    Que faire ? Car cela me complexe énormement à mon âge ( 18 ans)!
    Merci.

  7. NGUYEN Q. Minh dit :

    1°- Que prescririez vous à une jeune femme sans antécédent de thrombose personnelle ou familiale et qui présente un acné notable et désirant en même temps une contraception orale ? Dire que les médecins ne respectent pas l’AMM est donc exagéré. En réalité ils ont réfléchi et optent pour Diane devant une jeune fille acnéique et profitent des effets latéraux de la molécule., même s’ils savent que la protection contraceptive est inférieure de moins d’1% par rapport au Minidril par exemple. Ou faut-il qu’ils prescrivent Diane + Microval pour respecter les AMM ?

    2°- Vous avez pointé avec justesse le risque relatif du produit: 4 décès sur 27 années d’utilisation. Le chiffre de plus de 300.000 femmes utilisatrices par an relativise mieux le « risque », en sachant que très peu de femmes n’utilisent que Diane comme contraceptif unique, beaucoup choisissant ensuite une autre molécule une fois leur problème cutané s’améliorant avec le temps. En comptant une moyenne de 5 ans d’utilisation/femme, on aboutit à un chiffre de moins de 4 accidents/1.500.000 d’utilisatrices. Bien peu sont les produits utiles de notre pharmacopée qui peuvent se prévaloir d’un tel rapport bénéfice risque. Il est évident que je ne veux nullement défendre Diane en négligeant les risques de décès, je trouve seulement que les médias
    trahissent leur devoir en n’expliquant pas les choses dans leur contexte global pour ne retenir que ce qui croustillant, mais bête et méchant.

    • docteurjd dit :

      Pour une durée courte je crois que je choisirais Diane 35, éventuellement.La vraie question c’est la pertinence du diagnostic d’acné dans les prescriptions de Diane. Combien de diagnostics exacts ? 5% de la prescription seulement faits par des dermatologues

      • NGUYEN Q. Minh dit :

        D’une part je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de diagnostics différentiels à faire devant une adolescente boutonneuse au niveau du front et des pommettes, associé à quelques lésions de grattage.
        Par ailleurs les 5% de prescription par les dermatologues me semblent logiques puisque ces ados ne vont pas voir les dermato pour leur demander la pilule, la plupart s’orientant vers leurs gynéco ou généralistes qui voient aussi l’acné et décident d’un traitement global.

        • docteurjd dit :

          Donc tout va bien et cette contraception vous semble de bonne qualité. Et les phénomènes acnéiques durent ad vitam aeternam ?

          • NGUYEN Q. Minh dit :

            On peut effectivement discuter le fait de la prescription de longue durée de Diane mais il me semble, j’avoue ne pas connaître le pourcentage exact, que largement 95% des adolescentes voient leur boutons d’acné s’améliorer avec l’âge, c’est faux ?

          • docteurjd dit :

            Pourquoi alors voir des femmes qui affichent plus de 10 ans de Diane35 ?

      • Thiriez dit :

        Les dermatologues seraient-ils les seuls à pouvoir poser le diagnostic d’acné ? Je sais que je ne suis bon qu’à faire de la paperasse pour la sécu , mais là , moi , médecin généraliste , je me sens un peu insulté

  8. Francie dit :

    Bonjour Dr,
    Ce n’était pas Diane 35, mais…
    En 2008, ma fille alors âgée de 24 ans a été hospitalisée d’urgence pour de très violents maux de tête. Après deux scanners successifs, le diagnostic est tombé : thrombo-phlébite cérébrale. Elle a été placée en soins intensifs pour y recevoir le traitement anti-coagulant adéquat et a passé une quinzaine de jours dans le service de neurologie vasculaire de l’hôpital .
    A sa sortie, elle a été placée sous Préviscan pendant un an.
    L’ensemble des examens pratiqués n’a rien révélé d’anormal. Aucun facteur de risque particulier (non-fumeuse) n’a pu être décelé. Le professeur responsable du service a rapidement pointé la prise de pilule (Ludéal G) associée pendant 48 heures à un antalgique (Zaldiar : paracétamol et tramadol).
    Cette explication a été retenue « par défaut ».
    Depuis, tout va bien. Elle est maman de deux enfants mais a été surveillée de près pendant ses grossesses (prise de Kardégic à titre préventif et série de piqûres après l’accouchement).
    La pilule oestro-progestative lui est évidemment interdite (remplacée par Cérazette par sa gynécologue).
    Qu’en pensez-vous ?

    • docteurjd dit :

      Je pense que l’équipe médicale est arrivée à cette conclusion en ayant éliminé d’autres causes . En revanche je ne vois pas le rôle joué par l’association entre l’antalgique et la pilule

    • Thiriez dit :

      Même histoire cette année avec une de mes jeunes patientes : Thrombophlébite cérébrale sous Ludeal Gé , sans facteur de risque : Tabac entre autres–>anticoagulants à vie pour elle

  9. Paracetamol dit :

    Cher Docteur,

    Il n’est pas honnête de comparer le paracétamol, pris sur ordonnance et surtout en automédication avec ce que cela comporte comme risques de surdoses, et la Diane 35.

    Le paracétamol est pris à des dizaines de millions d’exemplaires contrairement à Diane 35.

    De plus le paracétamol peut être pris volontairement à forte doses pour obtenir des résultats pour le moins fâcheux. Ces personnes sont elles incluses dans les résultats?

    Le paracétamol me semble donc être infiniment moins dangereux que cette fausse pilule, avec toutefois le fait que le paracétamol lui est très rarement pris sur de longues périodes.

    Ce qui pose problème avec la Diane 35, c’est aussi que le risque de thrombose est de 7% supérieur à celui des autres pilules d’après ce que j’ai lu.

    Pour le reste, le fait de passer d’un médicament contre l’acné à une pilule implique des bénéfices nettement plus importants.

    Quid de la responsabilité du labo qui a adopté un emballage identique à celui des pilules, bien que ce n’en soit pas une?

    Est-ce pour entretenir le doute ou par simplement par erreur?

    • docteurjd dit :

      Je pense, au contraire, que donner des exemples comme celui du paracétamol est justifié. Il faut savoir relativiser les risques et mettre les données en perspective.

    • Bonjour
      Autant les femmes qui prennent des pilules de 2 et 3ème génération sont sans doute comparable, autant celles qui prennent Diane ont un profil particulier, avec un climat hormonal androgénique.

      Rien ne permet d’affirmer avec certitude que l’excès d’accidents constaté est dû à Diane elle-même. Les femmes qui prennent ce médicament pourraient tout aussi bien présenter un risque basal beaucoup plus élevé.

      Savez vous que les femmes qui prennent la pilule font deux fois plus de cancers du col que celles qui ne la prennent pas ? Mais la pilule n’est pas en cause : les femmes qui prennent la pilule ont plus de partenaires différents et donc plus de chances d’être contaminées par un des virus du cancer du col.

      Et vous ne connaissez pas la meilleure : le gens qui prennent un médicament pour la tension artérielle font deux fois plus d’accidents vasculaires cérébraux que ceux qui n’en prennent pas. Je vous laisse deviner pourquoi.

      • docteurjd dit :

        J’approuve totalement les propos de dominique dupagne. la prturbation hormonale qui conduit à prescrire Diane35 n’est pas à négliger. On n’est pas face à des femmes en pleine santé chez lesquelles le risque cardiovasculaire est celui de la moyenne. On peut imaginer aisément et physiologiquement qu’il soit un peu plus élevé en raison du ‘climat’ hormonal

  10. Demota dit :

    Je prends Diane35, non pas comme contraceptif, non pas pour l’acné mais pour un tout autre problème: mes problèmes hormonaux. J’ai des ovaires polykystiques et je suis atteinte d’hirsutisme. Diane35 me fait très peur. De plus, je la prends depuis 2 mois seulement donc je suis encore dans la période « à risque » mais en même temps, je ne veux pas l’arrêter, car l’hirsutisme est moralement handicapant. Diane35 m’aide à combattre ces poils qui me poussent là où ils ne sont pas censés pousser et m’aide à ma sentir bien dans ma peau. Mais maintenant, et depuis le début de la polémique sur les pilules troisième et quatrième génération, j’ai peur, car j’ai toujours su que Diane35 était, de par sa composition, dans cette catégorie, même si elle ne l’était pas officiellement. On dit aux femmes d’arrêter de prendre leur pilule et certaines le font, mais que faire lorsque, comme moi, on les prend pour soigner une pathologie ? Je me console en me disant que, au moins, Diane35 m’a été prescrite par mon endocrinologue, après des tests sanguins et après avoir été interrogée sur mes antécédents familiaux. Mais j’ai peur, je guette le moindre signe de douleur inhabituelle. Les ministres, les média et tout le reste ouvrent la polémique et laissent ensuite les femmes sans réponses avec des peurs plein la tête.

    • docteurjd dit :

      Je pense que le médecin qui vous a prescrit ce médicament l’a fait en toute connaissance de cause. Il a jugé utile de vous donner Diane35 et je ne vois pas ce qui permet de contester sa prescription. parlez-en avec lui si vous avez des craintes.

  11. Fanny dit :

    Bonjour,
    Au sujet de Diane 35, il est aussi méconnu qu’elle est prescrite dans les cas d’alopécie androgénétique féminine (chute de cheveux dûe à une surproduction d’hormones androgènes, hormones « mâles »).

    Je la prends depuis 5 mois, elle m’a été prescrite pour 6 mois par un dermatologue du Centre Sabouraud, Hôpital Saint-Louis, Paris 10. Ce centre est LE centre spécialisé dans les problèmes de cheveux et peau, en France.

    Associée à un autre médicament (Minoxidil 2% ou 5%, spray à pulvériser sur la zone dégarnie), Diane 35 constitue le traitement de base pour les patientes atteintes d’alopécie androgénétique.

    J’avoue ne pas trop savoir quoi faire prochainement car les pilules de 2ème génération (composées de l’hormone « Lévonorgestrel », sauf erreur de ma part) n’ont pas un effet bénéfique sur les cheveux (effet « neutre » ou effet « négatif » selon la classification du centre Clauderer (http://www.centre-clauderer.com/contraceptifs-et-cheveux/liste-contraceptifs.htm). Attention, ne sont concernées ici que les patientes atteintes de chutes de cheveux diagnostiquées et notamment les alopécies androgénétiques !!!

    Quelques pilules de 3ème génération (ex : Monéva) ont un effet « positif » sur les cheveux (toujours selon la classification Clauderer), mais elles sont aujourd’hui montrées du doigt comme nous le savons.

    De même, les pilules de 4ème génération et autres pilules (Diane 35, Jasmine, etc.) sont bénéfiques pour les cheveux mais dangereuses sur d’autres aspects (embollies, thromboses, etc.) Ces dangers sont les mêmes que ceux attribués aux pilules de 3ème génération, sauf qu’ici, le risque d’embollie est plus élevé, comme expliqué ces derniers jours dans les médias.

    Après 4 mois et demi de prise de Diane 35, j’ai trouvé que ma respiration était difficile (après une côte, ou mon footing). Du coup, je termine ma 5ème plaquette et arrête.

    Ma question est donc la suivante (mais je doute que l’on puisse m’aider puisque à l’heure actuelle rien de neuf existe) : je cherche une pilule de 2ème génération à effet positif sur les cheveux. Bon courage !

    Je pense prendre Monéva (de 3ème génération certes ! ), moins forte que Diane 35 et à effet positif sur les cheveux.

    Ce n’est vraiment pas drôle tous les jours d’être une femme…

    • docteurjd dit :

      C’est un médicament destiné à corriger l’excès de synthèse d’hormones mâles, les androgènes, par certaines femmes. CDe que vous décrivez s’inscrit pleinement dans ce cadre.

  12. Denise dit :

    Ce jour, au journal de France 2, vous comparez Diane35 au paracétamol, en arguant que le paracétamol représente 6 morts par an, contre 4 morts pour le Diane35 sur plus de 25 ans.

    Je ne comprends pas. On ne peut pas vraiment dire que les quantités de paracétamol vendues et utilisées soient les mêmes que celles de Diane35. Rapportées à l’année et à la personne, je doute fortement que le rapport reste en défaveur du paracétamol, si l’on peut vraiment les comparer, encore une fois.
    Rajoutons à cela que l’un, contrairement à l’autre est accessible sans prescription médicale, ce qui rajoute, là encore, une grande facilité à l’obtention, et donc au mésusage.

    • docteurjd dit :

      Il ne s’agit pas de comparer mais de montrer que la mortalité liée à certains médicaments existe avec d’autres sans générer les mêmes crises sanitaires

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