FIV : une nouvelle technique pour obtenir plus de grossesses .

La fécondation in vitro (FIV) est une méthode de procréation assistée qui, malgré ses millions de naissances, connaît u taux d’échecs encore important. Mais une nouvelle technique d’examen de l’œuf fécondé va sans doute permettre d’améliorer fortement les résultats.

 
Des jumelles en Allemagne en juin, un garçon en Italie en septembre, deux ‘premières mondiales’ dans un domaine, la procréation médicale assistée, qui vient, avec le prix Nobel accordé à Edwards cette année,  de connaître la consécration pour la technique de fécondation in vitro ou FIV.
 
Cette technique, bien rôdée, certes, pose encore des problèmes car implanter l’œuf fécondé chez la femme ne veut pas dire automatiquement que la grossesse ira jusqu’à son terme. Bien souvent, en quelques jours, tout se termine. Un échec souvent très mal vécu par des couples souvent aux alentours de la quarantaine et pour lesquels le compte à rebours avance inexorablement.
 
Une des raisons principales de ces échecs est une élimination spontanée d’ovocytes porteurs d’anomalies chromosomiques incompatibles avec la vie, notamment des chromosomes présents à un seul exemplaire au lieu d’être par paire.
 
La Société européenne d’étude de la reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE) a décidé de lancer, voici quelques mois, une étude pilote pour tenter d’améliorer les résultats de la FIV.
 
Le but était de tirer partie des nouveaux outils de la biologie moléculaires, ce qu’on appelle des microarrays, pour, à partir d’une cellule, vérifier l’intégrité de l’équipement génétique des ovocytes fécondés avant implantation dans l’utérus maternel. La méthode s’appelle CGH, c’est à dire une analyse complète du génome par hybridation.
 
Contrairement au diagnostic préimplantatoire (DPI) où il faut attendre que l’embryon se développe au stade de morula, c’est-à-dire à partir du 3ème jour pour avoir au moins 8 cellules et en prélever une ou deux, la technique employée ici a été plus simple et plus rapide.
 
Elle a utilisé une particularité morphologique de l’ovocyte après fertilisation par le spermatozoïde, l’apparition de ce qu’on nomme le globule polaire.  
 
En prélevant ce globule polaire, appelé de toutes façons à disparaître, les chercheurs ont pu en une dizaine d’heures, avoir une cartographie complète des chromosomes de l’œuf fécondé, savoir si cet œuf possédait bien 23 paires intactes de chromosomes avant l’implantation.
 
Précision importante : cela n’a rien à voir avec un quelconque diagnostic génique. On ne recherche pas la présence d’un gène muté comme, par exemple, dans la mucoviscidose ou certaines maladies sanguines graves.
 
On vérifie les chromosomes, pas les trente mille gènes qu’ils portent.
 
La priorité pour les chercheurs sera d’utiliser ce test chez des femmes de plus de 37 ans ayant déjà connu des échecs après FIV.
 
Dans un deuxième temps, les indications pourront sans aucun doute s’élargir.
 
 
Référence de l’étude de faisabilité  présentée en juin 2010 au congrès de l’ESHRE :
 
Joep Geraedts et al.
What next for preimplantation genetic screening? A polar body approach!
Human Reproduction, Vol.25, No.3 pp. 575–577, 2010
Advanced Access publication on December 23, 2009 doi:10.1093/humrep/dep446
 
Accessible  librement  

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
Ce contenu a été publié dans Non classé, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.