Les femmes qui ont eu un cancer dans leur jeunesse mettent au monde des bébés normaux.

C’est une bonne nouvelle pour les jeunes femmes qui ont eu à souffrir d’en cancer dans leur enfance ou leur jeunesse.  Les enfants qu’elles mettent au monde après guérison sont des bébés normaux.
 
La peur de la double peine. Beaucoup de jeunes femmes ayant eu un cancer dans leur jeunesse se demandent s’il est bien légitime pour elles de concevoir. Peur des effets des traitements, peur de donner naissance à un enfant malformé.
 
Une étude américaine publiée dans la revue Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine vient apporter un certain réconfort à ces jeunes femmes.
 
Les chercheurs ont étudié les naissances du premier enfant de 1898 femmes qui avaient eu un cancer avant l’âge de 20 ans, entre 1973 et 2000. Les cancers de l’appareil génital représentaient 1006 cas, dont 96 % de cancers du col de l’utérus.
 
Les autres tumeurs étaient des lymphomes, des tumeurs de la thyroïde, des leucémies, des cancers du système nerveux central et des tumeurs cutanées, mélanome principalement.
Ces femmes ont été comparées à 14278 contrôles, c’est-à-dire des femmes exemptes de cancer mais ayant les mêmes caractéristiques physiques et démographiques qu’elles.
 
La comparaison des deux groupes a montré que pour les femmes ayant eu un cancer dans l’adolescence, le risque de mettre eau monde un enfant avant terme était un peu plus élevé que dans le reste de la population.
Le risque relatif était de 1,54 avec des intervalles de confiance de 1,30-1,83.
Cela veut dire, en clair, un peu plus de 50 ù de grossesses avant terme, mais seules 14 % de ces naissances survenaient avant la 37ème semaine, et plus des deux tiers entre 37 et 41 semaines.
 
De la même façon, les enfants des femmes ayant eu un cancer avaient un poids de naissance un peu plus faible.
Le risque d’avoir un enfant pesant moins de 2500 grammes était accru de 30 %, mais la plupart des naissances se situaient entre 2500 et 3999 grammes.
Donc pas trop de petits bébés, et presque pas de gros bébés.
 
Mais le plus rassurant est l’absence d’une élévation du risque d’anomalies ou de malformations, pas d’excès de mortalité ou de modification du rapport filles/garçons, ce qu’on appelle le sex ratio.
 
Deux derniers chiffres intéressants : près de 15 % des femmes atteintes de cancer dans l’enfance ont pu concevoir un bébé, chiffre qui monte à 43 % pour celles atteintes d’un cancer du col de l’utérus.
En moyenne, la grossesse est survenue 7 ans après la fin des traitements.
 
Au total une étude qui devrait mettre du baume au cœur de celles qui ont eu, dans leur jeunesse, à se battre contre le cancer et pour lesquelles l’espoir de donner la vie n’est pas du domaine de l’impossible, loin de là !
 
 
Référence de l’étude :
 
Beth A. Mueller et al.
Pregnancy Outcomes in Female Childhood and Adolescent Cancer Survivors
A  Linked Cancer-Birth Registry Analysis
Arch Pediatr Adolesc Med. 2009;163(10):879-886
 
 
 
 

 

 
 

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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