Grippe A(H1N1) : vacciner les enfants d’abord.




 

Les enfants d’abord ! Deux études américaines,  bâtissant des modèles vaccinaux prônent la vaccination des enfants d’âge scolaire pour freiner l’expansion de la pandémie grippale A(H1N1). Une situation examinée actuellement également chez nous.

 

Ce n’est pas franchement une révolution mais cela risque de secouer sacrément nos habitudes. Chaque année, les campagnes de vaccination contre la grippe saisonnière incitent les personnes âgées de plus de 65 ans et les porteurs de maladies chroniques à se faire vacciner contre le virus de la grippe.

 

Cette stratégie sera reconduite encore cette année, puisque les virus grippaux seront de retour vers la fin de l’automne.

 

Mais ils ne seront pas seuls, puisque depuis quelques mois un visiteur bien encombrant, le virus grippal A(H1N1) fait parler de lui.

 

La propagation du virus est telle que l’Organisation mondiale de la santé a déclaré l’état de pandémie et a demandé aux industriels de fabriquer un vaccin contre ce virus.

 

On est en plein dans la phase de production, avec, apparemment, quelques déceptions puisque la souche semble moins productive que les souches habituellement utilisées dans la fabrication des vaccins saisonniers.

 

C’est dans ce contexte que deux articles sont publiés dans deux revues scientifiques américaines, l’American journal of epidemiology (AJE) et Science.

 

Ces deux articles sont, en fait, le compte-rendu de modèles, de simulations faites à partir des données des épidémies passées.

 

Les deux équipes se sont appuyées notamment sur ce qui s’est passé lors de l’épisode grippal 1957-1958, lorsque la planète fut confrontée à un virus H2N2 à l’origine de ce qu’on appela la « grippe asiatique ».

 

Cet épisode a beaucoup de points communs avec la situation actuelle puisque le virus était hautement transmissible et attaquait préférentiellement les enfants et les adolescents.

 

Très sensible au virus, cette classe d’âge va le propager de façon intensive, puisqu’un enfant porteur du virus peut contaminer jusqu’à trois autres personnes. On imagine ainsi aisément les contaminations directes et indirectes qui en résultent.

 

Pour tenter de contenir la propagation du virus, les auteurs des deux études estiment, calculs à l’appui, qu’il n’y a qu’un moyen : vacciner les enfants et les adolescents de façon massive.

 

Une vaccination qui, idéalement, devrait être faite assez tôt pour que les sujets vaccinés aient le temps de développer des anticorps efficaces.

Dans le cadre d’une pandémie d’intensité modérée, comme c’est le cas actuellement, les deux modèles proposés arrivent à peu près à la même conclusion : en vaccinant 70 % des enfants scolarisés, on pourrait obtenir une réduction de près de 80 % des transmissions secondaires.

 

Ces modèles sont d’autant plus intéressants qu’ils surviennent dans un contexte où on ne sait pas de combien de doses de vaccin on pourra réellement disposer. On s’oriente, en effet, vers une production beaucoup plus faible que prévue, avec certainement moins de 500 millions de doses disponibles à l’échelon mondiale pour la fin de l’année.

 

La deuxième inconnue concerne l’antigénicité du vaccin. Faudra t’il une dose, comme pour le vaccin saisonnier ou deux doses pour obtenir une protection efficace ?

Les premières évaluations laissent penser qu’on s’oriente plutôt vers l’hypothèse à deux injections.

 

En clair, si on a 500 millions de doses, on ne pourra vacciner que 250 millions de personnes dans ce cas de figure.

 

Il sera donc d’autant plus important de parfaitement allouer les ressources disponibles.

 

La vaccination des enfants et des adolescents, cibles privilégiées du virus, est donc parfaitement logique et, si l’on en croit les modèles, parfaitement « rentable ».

 

La grosse question est de savoir comment certaines sociétés et opinions publiques accepteront l’idée de cette vaccination des plus jeunes.

La montée des théories conspirationnistes et les fantasmes de certains groupes opposés à toute vaccination ne vont pas faciliter la tache des décideurs politiques.

 

Des décideurs qui, depuis quelques jours, ont demandé aux divers comités techniques de lire ces deux études et de les guider pour élaborer la stratégie vaccinale face à ce nouveau virus.

 

 

 

Référence des études :

 

Nicole E. Basta et al.

Strategies for Pandemic and Seasonal Influenza Vaccination of Schoolchildren in

the United States

American Journal of Epidemiology, doi:10.1093/aje/kwp237

 

 

Jan Medlock and Alison P. Galvani

Optimizing Influenza Vaccine Distribution

www.sciencexpress.org / 20 August 2009 / 10.1126/science.1175570




A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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24 réponses à Grippe A(H1N1) : vacciner les enfants d’abord.

  1. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A LA MAMAN DU BEBE DE 9 MOIS :

    Tout cela est bien compliqué. Le risque de l’enfant de contracter la maladie n’est pas nul. D’un autre côté, il se « vaccinera » naturellement.

    Votre grossesse complique un ^peu la situation, mais vous n’allez quand même pas vivre recluse .

    Je crois qu’il faut voir comment évolue la situation épidémique et en reparler avec votre médecin

  2. Anonyme dit :

    question un peu personnelle suite à votre intervention aujourd’hui 14/09 au 13H.
    j’ai un enfant de 8 mois qui doit commencer la garderie début octobre. Mon médecin me recommande de ne pas le mettre à la garderie, et de le faire vacciner dès que le vaccin est disponible. Concernant la garderie, est-ce trop précautionneux ? d’autre part, je viens de savoir que j’étais enceinte donc au tout début de ma grossesse, dans ce cas quelles mesures sont à prendre ? et surtout est-ce une raison supplémentaire pour appliquer la recommandation du médecin pour la garderie du 1er ?
    merci d’avance,

  3. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A  AGNES :

    Pour la première question, je suis incapable de vous répondre. peut-être y a t’il un effet-dose. C’est à dire que l’exposition à une quantité massive de particules virales engendre la lésion. On a vu cela avec un virus H7 en Hollande, virus de poulet qui avait provoqué la mort d’un vétérinaire dans un élevage.

    mais je n’en sais rien et c’est juste une hypothèse.

    Pour le Tamiflu, c’est un médicament, pas une panacée, ni une création divine. Il a une action conditionnée au délai entre l’infection et la prise. Il ne peut en aucun cas être considéré comme une prévention à 100%.

     

    Dernière réponse : le virus n’a pas muté depuis son apparition au Mexique.

  4. Agnes dit :

    Bonjour,

    Trois questions pour votre blog ?

    Pourquoi et comment certains patients sains peuvent-ils développer une pneumopathie alors que d’autres personnes ne sont pas touchées..
    Et est-ce que la prise de tamiflu rapide peut éviter à 100 % une pneumopathie virale.
    Est-ce que ces pneumopathies sur personnes saines ne sont pas le signe que le virus mute ?
    Merci de votre réponse et bonne soirée.

  5. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A LAURA :

     

    je ne connais pas le dossier médical des patients et je ne peux donc vous en dire plus. mais quand une pneumopathie entraine une détresse respiratoire aiguë, le problème n’est plus l’efficacité ou non du tamiflu. C’est une question de réanimation.

     

    Pour la nature des pneumopathies, elles sont parfois virales pures mais il peut y avoir des co-infections.

     

    dans le cas du virus actuel, les infections virales pures sont possibles et parfois mortelles.

  6. laura dit :

    Merci de votre réponse mais j’ai hélas encore des interrogations et seul votre blog me semble pour le moment capable de m’éclairer.
    En ce qui concerne les décès de patients qui n’étaient porteurs d’aucune pathologie : je me pose des questions. Certes le virus atteint les poumons mais : ces personnes ont-elles ou non pris de l’oseltamivir (tamiflu) ?
    Si oui : pourquoi cela n’a t-il pas marché. Est-ce que c’est parce que le médicament a été administré trop tard ou est-ce parce qu’il n’a pas d’efficacité.
    Et si il n’est pas efficace est-ce parce qu’il ne l’est pas contre le virus H1N1 ou est-ce parce que les pneumopathies étaient bactériennes.
    Donc je reviens à mes questions : d’abord de quel type sont les pneumopathies ? Virales, bactériennes.
    Et dans le cas parmi tous les cas de figures où le médicament a été administré trop tard, ne faut-il pas dans ce cas le prendre préventivement dès les premiers symptomes d’atteinte pulmonaire. Donc en avoir chez soi en prévention d’une crise où les services hospitaliers seraient sursaturés.
    Dans un autre cas de figure où le tamiflu n’aurait aucune efficacité, que faire ? Et je me répète : de quelle type de pneumopathie sont décédes ces pauvres personnes/ Merci de votre réponse. Et je vous félicite et vous suis reconnaissante de prendre, en tant que personnage public, en compte les inquiétudes de vos concitoyens.

  7. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A LAURA :

    Comme toutes les substances destinées à combattre les bactéries et les virus, l’oseltamivir ou Tamiflu n’est pas une arme absolue. Le virus est susceptible de développer des résistances contre cette molécule.

    C’est pour cela que son usage, comme celui du zanamivir (Relenza) doivent obéir à des règles strictes.

    On ne doit pas galvauder ces médicaments et ne pas, sauf cas très exceptionnels, les donner à titre préventif.

  8. JD.Flaysakier dit :

    REPONSE A BIOGRINE :

     

    En l’état actuel, personne ne peut vous répondre de façon définitive.Le virus est hautement contagieux et diffuse très rapidement, surtout chez les enfants.

    Pour ce qui et de la mortalité, on ne connait que les chiffres des pays qui ont des systèmes de surveillance opérationnels. On se situe dans le même ordre d’idée que la grippe saisonnière  avec, cependant, une particularité : des décès chez des sujets plutôt jeunes et qui n’avaient pas de facteurs de risque connus.

  9. La grippe H1N1 est elle vraiment plus dangeureuse que la grippe saisonnière ???

  10. Laura dit :

    Encore un ps : étant donné la gravité des atteintes pulmonaires, ne faudrait-il pas alors donner systématiquement du Tamiflu ou relanza dès les premiers symptômes de toux au lieu d’attendre quelques jours ou bien donner de fortes doses d’antibiotiques idem dès les premiers symptômes. Est-ce qu’on ne peut pas se dire que tout se joue dès les tout tout premiers signes ? Et qu’après quelque soit le traitement administré il est trop tard ? Et d’autre part, on parle de pneumopathies mais y’a t-il différentes pneumopathie (virales ? bactériennes ?) ou est-ce toujours le même type de pneumopathie qui tue. Ne faudrait-il pas avoir des réserves de tamiflu ou d’antibio et se les administrer soi-même en citoyens éclairés ? Merci encore de votre réponse

  11. laura dit :

    Merci de votre réponse. En effet, il me semblait qu’il y avait un flou artistique dans les médias concernant les personnes décédées et tout ce qui tourne autour des atteintes pulmonaires. Vous avez raison, preuve en est : ce matin, j’ai pu lire sur les infos internet que deux personnes ne présentant aucune pathologie préalable étaient décédées en Nouvelle Calédonie…. Et puis toujours sans céder au « on ne nous dit pas tout », il semble inquiétant de voir la différence entre les gigantesques mesures prises et les messages parfois rassurants, parfois inquiétants émanant du gouvernement. Bien à vous.

  12. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A LAURA :

    Je ne veux pas vous imposer la lecture extensive des articles de ceblog mais à plusieurs reprises j’ai cité des articles publiées dans des grandes revues internationales. Ces articles montrent que l’une des « marques de fabrique » du virus est d’être à l’origine d’atteintes pulmonaires graves chez des personnes qui étaient, jusque là, en bonne santé et sans facteur de risque connu. Sans co-infection par une bactérie non plus.

    Visiblement cette information, bien connue du monde médical, a du mal à passer dans le monde des médias.

    Concernat toujours ce virus, il a été parfaitement « décodé ». Ses huits fragments géniques ont été identifiés et leur nature publiée dans les revues scientifiques.

    C’est à parti de ces souches connues que le vaccin a été élaboré. La fabrication du vaccin se fait comme pour tout vaccin antigrippal, avec les mêmes cultures et les mêmes modes de fabrication. Les tests sur des volontaires sains ont lieu à travers le monde. Rien ne sera mis sur le marché en cas de doute.

    C’est la première fois que nos sociétés peuvent  voir venir une menace de santé publique plutôt que de se réveiller au mileu de la catastrophe. On a découvert le sida, la vache folle ou l’ampleur de la canicule une fois les dégats présents.

    On peut, pour la première fois étudier des moyens de protection, des stratégies de prévention. Si personne ne fait rien et qu’on se réveille au milieu d’une catastrophe une fois encore, que dira-t’on ?

  13. Laura dit :

    PS : que voulez-vous dire par réels risques mortels puisque les décès ne semblent que concerner une population présentant une lourde pathologie ?
    PPS : pourquoi n’avons-nous pas plus d’explications que cela quant aux pathologies des personnes hélas décédées ? Exemple en Nouvelle Calédonie sous le prétexte du secret médical, il est seulement dit que la petite fille (une pensée pour elle) présentait une santé fragile. Ce qui veut tout et rien dire.
    C’est ce flou qui semble inquiétant. Que penser des mesures prises par le gouvernement ? Cours des élèves donnés par le biais des radios, des câbles. Pourquoi tant de précaution pour un immense budget si ce n’est qu’une grippette ? Ou bien simples mesures de précaution ? Et d’anticipation ? Je ne suis pas adepte des théories paranoïaques du complot mais que peuvent faire les simples citoyens ?

  14. laura dit :

    Désolée mais message précédent envoyé incomplet.
    Lisant tout et son contraire sur la vaccination : quelle décision prendre? Le vaccin serait peu performant et le virus pas encore assez « décodé ». Je ne suis absolument pas scientifique mais je ne vois pas du tout comment peut se « construire » un vaccin efficace étant donné le peu de temps depuis l’apparition de la grippe dite porcine auparavant. Expliquez-moi en peu de mots mais de manière scientifique (simplifiée) comment ce vaccin peut êre efficace et présenter une réelle inocuité pour la population. Merci d’avance.

  15. laura dit :

    Lisant tout et son contraire sur la vaccination : quelle décision prendre? Le vJe ne suis absolument pas scientifique mais je ne vois pas du tout comment peut se "construire" un vaccin efficace étant donné le peu de temps depuis l’apparition de la grippe dite porcine auparavant. Expliquez-moi en peu de mots sur quelle souche se basent les scientifiques,

  16. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A GRILLON :

    Le cancer existe depuis la nuit des temps et n’a pas eu besoin de la vaccination pour se développer.

    Vacciner à tout crin contre tout n’est pas une bonne idée. mais face à des vraies menaces et à des risques mortels, je ne me poserais pas de questions trop longtemps.

    je vous signale que l’incidence des cancers primitifs du foie a baissé de façon considérable dans les pays asiatiques dès qu’on a pu mettre en route la vaccination contre l’hépatite B.

  17. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A ANONYME :

    le vaccin est fabriqué exactement comme le vaccin saisonnier.

    Il sera évalué avant d’être administré. mais il ne sera pas obligatoire. C’est donc a chacun de prendre sa décision en mesurant les risques.

  18. Anonyme dit :

    bonjour Mr FLAYSAKIER,
    le vaccin me fait un peu peur, n’est il pas un « précipité » croyez vous que nous ayons assez de recul pour juger de ses effets
    secondaires? je n’ai pas l’intention de me faire vacciner, j’ai 63 ans et n’ai même jamais eu la grippe « ordinaire », mais j’ai deux petits enfants, avec maladie respiratoire et un système immu. un peu faible, je suis inquiète pour eux,

  19. Anonyme dit :

    IL est clair que s’il n’y a pas beaucoup de doses on se doit de vacciner les enfants en priorité car ils sont en début de vie … Oh diable le schéma de vaccination traditionnel!!!Là il n’y a pas de questions à se poser. C’est comme à la guerre il y aura des morts au passage mais si on peut en éviter à cette tranche d’âge tant mieux. Je m’en fous de pas me faire vacciner. Ce vaccin pourra profiter à un enfant ( peut être un de mes petits-enfants). Eh oui tous les vieux ne sont pas égoïstes. Nous on a déjà bien vécu notre vie alors que diable place aux jeunes maintenant.

  20. Grillon dit :

    Cancer et vaccination : une bonne ou mauvaise idée étant donné que les traitements abaissent l’immunité ?
    Merci pour votre site

  21. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A ANONYME :

     

    D’abord et surtout à celles et ceux qui ne mourront pas ou n’auront pas de graves complications.

    Pour le reste, je vous propose de faire une recherche sur Google ou autre moteur de recherche et vous trouverez des centaines de sites où on villipende les vaccins, l’industrie pharmaceutique, le complot etc.

  22. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A ZORDOU :

    Aucun pays de l’UE n’a arrété de stratégie vaccinale pour l’instant. ce que dit votre pédiatre correspond au schéma qui prévalait jusqu’à présent.

    Il est fort possible que ce schéma soit remis en cause, notamment au vu de ces deux études.

    Il est évident que les pays se concerteront car le virus ne connait pas les frontières et une stratégie mal conduite dans un pays poserait problème aux autres.

  23. zordou dit :

    Bonjour, je vous remercie pour votre site qui est pour moi une source d’information importante parce qu’ici en Belgique c’est le flou total! Je me suis informée auprès du pédiatre de ma fille qui a 7 ans, si elle pourra bénéficier du vaccin lorsqu’il sera disponible, la réponse fut négative, il faut avoir une maladie chronique, cardiaque, etc… Je souhaite faire vacciner mon enfant, mais je n’ai pas le choix… Si la France décidera de faire vacciner les enfants et ados, pensez-vous qu’il y aura une décision au niveau européen? Si vous pouvez m’informer sur la position de la Belgique vis-à-vis des 2 études américaines ou sur des décisions européennes, je vous en remercie. Bien à vous, Zordou.

  24. Anonyme dit :

    A qui va profiter la production du vaccin Grippe A(H1N1) ?

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