Diabète, cancer, infarctus, AVC : un quatuor de facteurs bénéfiques








Des habitudes de vie saines protègent des maladies chroniques les plus fréquentes, diabète, cancer, infarctus et accident vasculaire cérébral. Cela paraît évident, mais ça l’est encore plus quand une étude épidémiologique vient le démontrer.

 

 

De l’exercice au moins trois heures et demie par semaine, un régime alimentaire riche en fruits et légumes et réduit en viande, il n’en faut pas plus pour que des Allemands dans la force de l’âge se protègent des fléaux modernes que sont les maladies chroniques, telles le diabète ou les accidents cardiovasculaires et le cancer.

 

C’est ce qui ressort d’une étude publiée aujourd’hui dans la revue américaine  Archives of Internal Medicine. Cette étude réalisée à Potsdam est une déclinaison d’une vaste étude nutritionnelle européenne, EPIC.

 

EPIC est l acronyme anglais pour European Prospective Investigation into Cancer and nutrition (enquête prospective européenne sur nutrition et cancer). Comme toutes les grandes études, elle est souvent détaillée en « appartements ».

 

A Potsdam, les chercheurs ont enrôlé 23153 participants, 14188 femmes entre 35 et 65 ans et 8965 hommes âgés de 40 à 65 ans. Ces participants ont été suivis entre 7,8 ans en moyenne, la moitié d’entre eux étant même suivie 8,2 ans.

 

Quatre facteurs de style de vie étaient pris en compte :

-         Le statut fumeur ou non fumeur

-        L’indice de masse corporelle (IMC : poids en kg divisé par la taille en mètre au carré)

-        L’activité physique

-        L’alimentation

 

Chaque facteur était affecté d’une valeur 1 si considéré comme sain et 0 si considéré comme néfaste.

 

Ne jamais avoir fumé ou faire au moins trois heures et demi d’exercice hebdomadaire étaient ainsi côtés 1. De même consommer des fruits et légumes en quantité, du pain complet, peu de viande faisait marquer un bon point. Pour l’IMC, une valeur inférieure à 30 était considérée comme bonne.

Seuls 4 % des participants avaient un zéro pointé dans les 4 facteurs, et les très bons élèves, avec un point dans chaque catégorie étaient 9 %.

 

Au terme de l’étude, 2006 participants (1081 hommes et 925 femmes) ont présenté une des maladies chroniques étudiées, certains pouvant avoir deux, voire trois pathologies.

 

Le diabète, avec 871 nouveaux cas a représenté 43,4 % des pathologies incidentes. Viennent ensuite les cancers avec 868 cas et 43,2% du total. L’infarctus du myocarde, avec 214 cas et 10,7 % du total, et les accidents vasculaires cérébraux, 195 cas, soit 9,7 % ferment la marche.

 

Et les résultats montrent que les bons élèves, avec un comportement idéal pour les 4 facteurs  ont été récompensés de leur mode de vie sain puisque par rapport à ceux qui affichaient un zéro, la réduction du risque de voir apparaître une maladie chronique était plutôt spectaculaire.

 

Globalement la réduction du risque entre les deux extrêmes est de 78 %.

Pour le diabète elle atteint 93 % !

Elle est de 81 % pour l’infarctus, 50 % pour les AVC et 36 % pour les cancers.

 

 

En dehors de ces valeurs extrêmes, l’étude montre que la réduction des risques apparaît dès qu’un des quatre facteurs est présent.

 

Cela signifie qu’une vie d’ascèse n’est peut-être pas totalement obligatoire, d’autant qu’à vivre  en essayant de remplir les quatre critères doit parfois être un peu pesant.

 

On est sans doute moins malade, mais qu’est ce qu’on doit s’ennuyer parfois !

 

 

Référence de l’étude :

 

Earl S. Ford et al.

Healthy Living Is the Best Revenge: Findings From the European Prospective Investigation Into Cancer and Nutrition–Potsdam Study

Arch Intern Med. 2009; 169(15):1355-1362

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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2 réponses à Diabète, cancer, infarctus, AVC : un quatuor de facteurs bénéfiques

  1. JD Flaysakier dit :

    REPONSE A ANONYME :

    Dans une étude épidemiologique il est difficile de quantifier le stress.

  2. Anonyme dit :

    bon article, dommage que le facteur hormonal,le sexe et le stress ne soient pas mis en avant aussi. merci

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