Lymphomes : un cancer de plus en plus fréquent mais de mieux en mieux soigné

Des sueurs nocturnes, une fièvre inexpliquée qui dure pendant des jours, voire des semaines, un ganglion qui grossit.
Autant de signes qui doivent amener à consulter son médecin.

Carle risque est de négliger l’existence d’un lymphome, une tumeur du système lymphatique.
Le système lymphatique est un réseau qui joue un rôle important dans la défense immunitaire de notre organisme.

On y trouve des vaisseaux lymphatiques, des ganglions, mais aussi des organes comme la rate, l’appendice, les amygdales, le thymus ou les plaques de Peyer dans l’intestin.

Ces structures élaborent des lymphocytes, cellules de défenses qui circulent dans la lymphe mais aussi dans les vaisseaux sanguins.

A un moment, le système lymphatique va se dérégler et il va y avoir prolifération de lymphocytes anormaux, entrainant la création de masses tumorales pouvant atteindre 12 à 15 centimètres de diamètre.

C’est le lymphome.

On connait depuis longtemps des causes infectieuses à la survenue des lymphomes. Le virus d’Epstein-Barr, responsable chez nous de la mononucléose infectieuse entraine dans certaines parties de l’Afrique l’apparition d’une tumeur des glandes salivaires, le lymphome de Burkitt.
Le virus VIH, à l’origine du sida a aussi un rôle important dans l’apparition des lymphomes. On retrouve aussi le virus de l’hépatite C ou le HTLV1, virus présent au japon et dans les caraïbes.

Certaines bactéries, dont Helicobacter pylori, impliqué dans l’ulcère de l’estomac, sont aussi incriminées.

Mais le triplement des cas de lymphomes au cours des 20 dernières années a amené les chercheurs à se pencher sur d’autres causes.
En premier lieu des causes d’exposition professionnelle, notamment aux pesticides chez les ouvriers agricoles qui manient ces produits avec un risque statistique multiplié par deux de développer ce genre de tumeur.

Mais la bonne nouvelle, c’est que pour traiter les lymphomes on dispose désormais d’une arme formidable : les anticorps monoclonaux.

Ces produits, issus de la biotechnologie, vont aller se coller aux cellules cancéreuses et aider à leur destruction.

Grace à ces produits, près de 80 % des cas chez l’enfant et plus de la moitié des cas de l’adulte répondent tellement bien au traitement qu’on peut parler de guérison.

Une guérison sans séquelles, sans compromettre la croissance chez l’enfant, ni la fertilité chez l’adulte.

Et la liste des nouveaux traitements ne cesse de s’allonger, de quoi donner aux patients les meilleures raisons de se battre.

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
Ce contenu a été publié dans Non classé, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.