Livres de régimes : les nutritionnistes en font des tonnes.

Des livres sur les régimes par kilogrammes. La saison est aux gros bouquins pour maigrir.

C’est fou le nombre de kilogrammes, voire de tonnes, que j’ai pu perdre au cours des innombrables régimes que j’ai suivis.
sans succès, bien sur puisque je suis toujours aussi gros, disons carrément obèse.

Mais je viens de comprendre enfin que j’avais beaucoup d’excuses pour rater ainsi mes tentatives de régime.
Il n’y a pas, en effet, de moyen imparable.
J’en suis convaincu après avoir ouvert mon courrier ces dernières semaines.

J’en suis, en effet, à mon cinquième ou sixième livre de nutritionniste. Chacun a « sa »méthode, imparable evidemment.
Et chacun y va de sa recette, souvent très proche de celle du concurrent et néanmoins confrère.

Le truc c’est , ensuite, de décrocher le passage télé ou l’émission de radio.
Car ce sont l) les sésames necessaires pour grossir la notoriété et accessoirement les revenus du faiseur de miracles.

dans ce domaine, nous sommes loin des Etats-Unis, mais il y a quelques vedettes solides et des nouveaux qui pointent leur nez.

Le problème, c’est qu’on ne sait pas à qui se fier et surtout quelle attitude adopter .

Comment se fait-il qu’il existe autant de recettes et de chapelles pour un sujet aussi important ?
Est-ce donner une image bien rigoureuse d’une spécialité médicale ?

On estime, à juste titre, que le nombr de personnes en surpoids et obèses représente une vraie pruiorité de santé publique en france.

cela mériterait peut-être un consensus pluitôt qu’un match de spécialistes courant dans des écuries d’éditeurs différents.
L’autre question est aussi la nature des relations entre certains de ces spécialistes et les industriels de l’agroalimentaire ou des groupes professionnels impliqués dans la production de telle matière première ou produit transformé.

Certains ont une activité de « conseil » bien remplie et on peut se demander si leur main droite peut ignorer ce que touche leur main gauche.

Il existe, bien sur, un programme national de nutrition, mais on a un peu de mal à savoir qui le porte.

Ce serait bien intéressant pourtant de savoir quelles sont les méthodes dignes d’intérêt, celles qui ont été correctement évaluées, celles qui peuvent, en revanche, être dangereuses.

Peut-être verra-t-on un jour un groupe de nutritionnistes s’atteler très confraternellement à cette tache et nous proposer enfin une opinion de groupe.

Et, promis, s’ils le font, je recommence un régime, sérieusement cette fois.

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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5 réponses à Livres de régimes : les nutritionnistes en font des tonnes.

  1. Karin dit :

    Vous avez la perspective du médecin.
    Je suis avant tout mère et grand-mère. Mes enfants ont reçu une nourriture relativement saine parce que j’ai la chance d’être informée.
    La relation mère-enfant est le maillon où il faudrait intervenir. Très souvent, dans de multiples cultures du monde, les femmes suralimentent leurs enfants, surtout dans des temps difficiles ou en prévision de "disette".
    Le sentiment, ‘Je suis une bonne mère quand je nourris mon bébé’ est un instinct.
    Interviennent aujourd’hui le stress, la culpabilité de travailler à l’extérieur, le sentiment de ne plus remplir ce premier rôle de mère (assurer la survie des enfants). Ensuite, l’enfant reçoit le message: manger = tout va bien.

    Interdire ou pénaliser la "mal-bouffe"? Cela ne réglerait pas le problème de fond, celui du mal-être.

    Bien cordialement,

    Karin

  2. Merci beaucoup de votre message. Pouvez-vous m’indiquer à quelle adresse envoyer la BD ?
    A très bientôt,
    Bien confraternellement,

  3. JD Flaysakier dit :

    N’hésitez pas à me faire parvenir cette BD !

  4. Préoccupé par les problèmes de l’alimentation et de la santé, j’ai écrit une BD destinée aux enfants et à leurs parents "Je mange bien, je suis bien", ainsi qu’un site internet entièrement gratuit jemangebienjesuisbien.fr , site certifié HON. Je suis Médecin diplômé de Diététique Médicale et j’exerce en milieu hospitalier et en cabinet privé depuis de nombreuses années. Vous pouvez prendre connaisssance des informations que j’ai transmises sur mon site. Si vous le désirez, je peux vous adresser un exemplaire de la BD pour enfants. J’aimerais connaître votre avis sur mon travail que j’espère le plus efficace possible et éventuellement obtenir votre soutien.
    Bien confraternellement,
    Docteur Jean-Dominique MOSNIER

  5. PLus largement, cela pose le problème des relations médecins-medias:Quel est le problème me diront certains ? J’en vois plusieurs.
    Le premier vient que les experts sont souvent auto-proclamés. Leurs diplômes n’autorisent souvent pas, au titre de la loi à exercer des pratiques non reconnues par le Conseil de l’Ordre. Et pourtant, les plaques fleurissent avec de fausses mentions (ou des mentions fumeuses), les livres et la publicité qui en découlent s’étalent dans tous les magazines ou plateaux TV. La déontologie ? Bafouée quotidiennement. La formation médicale ? Non reconnue puisque seuls certains créneaux (filons) non reconnus par la Faculté et la science apportent gloire, notoriété et donc argent…Ah l’argent…parlons en sous l’angle d’une interrogation: l’exercice libéral est-il compatible avec l’exercice médiatique ? Les exemples sont nombreux et les médecins médiatiques sont à la mode. Pour peu qu’il soit « bon client » comme disent les journalistes et le Dr Media sera l’expert dans son domaine. Mais l’expert médiatique est-il l’expert tout court ? En d’autres termes, l’expert auto-qualifié par les médias est-il le plus légitime et indépendant pour traiter les sujets qu’il aborde ? On peut se poser la question à plusieurs titres même si l’objet de cet article n’est aucunement de jeter le discrédit sur mes confrères. La compétence et les propos de tout médecin dûment diplômé et inscrit au Conseil de l’Ordre ne peuvent être mis en cause.
    Le Code de Déontologie médicale régit les rapports des professionnels médicaux entre eux, avec leurs patients et avec la société en général. L’article 19 (article R.4127-19 du code de la santé publique) est relativement clair sur la parole du médecin en dehors de la consultation médicale qui ne doit pas être assimilée à de la publicité sous quelle que forme que ce soit.

    Le second problème qui en découle est alors celui de la publicité déguisée et donc de l’objectivité de « l’expert » qui aurait un intéréssement direct à ses passages télévisuels. Et c’est précisément le cas avec le praticien libéral ; on sait très bien que l’estampille « vu à la télé » est le meilleur moyen de remplir un carnet de consultation. Dès lors, tout passage médiatique pourrait être requalifié en publicité pour le médecin libéral. Le Conseil de l’Ordre a d’ailleurs très fortement encadré cette pratique pour les chirurgiens plasticiens…..et les autres alors ? Laisser perdurer la situation pour les autres spécialités serait totalement inadmissible sur un plan d’égalité. A terme, ces bons filons détournent au passage des dizaines de praticiens de leur métier « de base », indispensable à la société : celui de médecin, généraliste en particulier !(Cf. la récente enquête du Conseil de L’Ordre : seuls 62% des médecins généralistes exercent la médecine générale, les autres exerçant en complément ou totalement une autre pratique).

    Alors les médias doivent-ils banir tout médecin de leurs plateaux ou émissions ? Bien sur que non : la société s’est médicalisée, l’éclairage scientifique est dévenu indispensable dans beaucoup de domaines. L’exercice doit cependant être encadré pour éviter des dérives mercantiles et anti-déontologiques. Une veille médiatique doit être organisée pour repérer et qantifier le phénomène, à l’instar du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel en charge par exemple de la répartition des temps de paroles des partis politiques. Les passages télévisuels, comme le sont les participations rémunérées à des Congrès ou des travaux en lien avec l’Industrie pharmaceutique, devraient être déclarés aux CDOM avec droit de refus pour ce dernier ; les « conflits d’intérêts » doivent être connus et les publicité déguisées sanctionnées. Le contenu des interventions nécessitent un contrôle de conformité. La Haute Autorité de Santé se lance, à raison, dans une démarche de labellisation des sites internet Santé ; le même label doit pouvoir s’appliquer à tous les supports médias et aux propos tenus.
    A une époque où les médias sont incontournables et représentent un enjeu de pouvoir majeur, nos instances déontologiques, et en particulier le CNOM, ont un rôle à jouer et doivent adapter leurs outils pour éviter une dérive vers une médecine de consommation et de communication médiatique, au détriment d’une information de qualité à laquelle ont naturellement droit les citoyens. Le citoyen ne doit pas être dupé par l’étiquette « Docteur » ; cette étiquette doit être, pour eux et pour toute la profession, gage de qualité et d’indépendance. L’impact combiné du discours médical et des médias de masse est trop important pour être considéré comme un jeu !

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