Cellules-souches et insuffisance cardiaque : on avance . Cardiologie AHA 2007

Des cellules souches qui réparent le cœur, des recherches pour débarrasser nos artères des plaques qui les obstruent, voici deux informations pour clore le compte-rendu du congrès de cardiologie américain qui s’est achevé mercredi 7 novembre à Orlando.

Ce sont un peu les « Arlésiennes » de la médecine. Les cellules-souches, ces cellules d’origine embryonnaire ou adulte sur lesquels tout le monde mise pour réparer organes et tissus défaillants.
En cardiologie, cela fait plusieurs années qu’on nous annonce qu’on va enfin pouvoir réparer les dégâts causés par un infarctus grâce à ces cellules magiques.

Malheureusement pour l’instant et tels sœur Anne, les spécialistes ne voyaient pratiquement rien venir.
Mais une étude présentée à Orlando ouvre sans doute de très intéressantes perspectives. L’équipe de Nabil Dib, cardiologue de San Diego, a utilisé des cellules qui se trouvent dans le principal muscle de notre cuisse, le quadriceps. Ces cellules, les myoblastes, servent à régénérer les muscles lésés.

C’est une équipe française sous la conduite du Pr Philippe Menasché qui, la première, avait décidé d’utiliser ces cellules du muscle pour réparer un autre muscle, le cœur.
Mais ce muscle est très spécialisé car il doit à la fois servir de pompe et distribuer un influx électrique.
Le Dr Dib a utilisé ces myoblastes après qu’un laboratoire les a fait pousser dans un milieu très spécial, comportant notamment des hormones humaines.

Puis ces cellules ont été injectées à des patients qui avaient eu dans le passé une attaque cardiaque et dont le cœur était devenu avec le temps totalement défaillant. Une insuffisance cardiaque marquée par une grande fatigue et un essoufflement très invalidant.
Dib n’a pas opéré ces patients, il a utilisé un cathéter, c’est-à-dire une sonde montée par une artère de la cuisse et il a déposé les cellules- souches dans les tissus du cœur abimés.
Un an après, ces cellules de muscle sont quasiment devenues des cellules cardiaques, les malades ont une qualité de vie améliorée et, surtout, le cœur a diminué de taille.

Cela montre qu’il se passe quelque chose de bénéfique pour les patients, mais il faudra encore attendre quelques années et un deuxième essai pour savoir si on tient là une méthode efficace et « simple » de soigner des insuffisants cardiaques.

A propos docteurjd

j.Daniel Flaysakier est médecin de formation et journaliste professionnel dans le secteur de la santé sur une chaine nationale de télévision. Ce blog est personnel et ce qui y est écrit ne reflète que les opinions de JD Flaysakier
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